Non, la nicotine n’est pas cancérigène

David Hanin reçoit le Dr W. Lowenstein et le Dr P. Presles

Lutter contre des croyances bien ancrées chez les individus n’est pas chose facile.

En parallèle des reportages télévisuels qui ne contredisent que rarement cette croyance, nous avons la chance de trouver la plateforme YouTube, sur laquelle nous pouvons mettre les choses au clair :

La nicotine n’est qu’une dépendance
(comme le chocolat ou le café),
le tabac est une addiction et donc une drogue.

En savoir plus sur la nicotine dans les addictions est important, car n’oublions pas que 90 % des fumeurs ont besoin d’elle pour parvenir à arrêter de fumer.

Pour l’épisode 6 de « La Vape, et vous ? », David Hanin reçoit le Dr William Lowenstein, spécialiste en Médecine interne et addictologue, ainsi que le Dr Philippe Presles, médecin psychothérapeute sur le sujet de la nicotine.

Quel est mon profil de fumeur ?

Ce n’est qu’après plusieurs années de consommation d’une substance dangereuse que l’on se pose en général la question de savoir pourquoi on a commencé, et comment on en est arrivé à continuer d’absorber un produit qui tue, tout en étant conscient du mal qu’il peut nous faire…

Le pire dans tout ça, c’est d’arriver à culpabiliser d’avoir été malade, car oui l’addiction est bien une maladie.

Tout le monde ne devient pas « accro » du jour au lendemain, au premier contact avec une drogue ou avec un comportement : l’addiction est un processus plus ou moins rapide, au cours duquel les individus augmentent progressivement la fréquence et la quantité de leur consommation. 

Le tabac étant une drogue, c’est un engrenage sournois dont le fumeur est victime sans s’en rendre compte…

LA CONSOMMATION DIFFÈRE D’UN FUMEUR À L’AUTRE

Les usages des substances dits récréatifs

Il s’agit des consommations ponctuelles, éventuellement festives et à des doses restreintes : un verre de vin pendant le repas, une cigarette pendant une pause café, un joint occasionnel…

Les usages des substances dits excessifs

Ce sont les consommations fréquentes d’une quantité non négligeable d’alcool ou de drogues (le tabac en fait partie).

Ces usages entraînent des modifications au niveau du système cérébral qui, envahi par ces substances, devra retrouver un équilibre pour fonctionner normalement. Lors de l’arrêt de consommation, une sensation désagréable appelée communément « le manque » se fait alors sentir de façon plus ou moins forte selon la substance ingérée.

Pour retrouver son état normal, l’individu devra renouveler sa consommation. Ces comportements ont une incidence sur la santé physique et mentale de la personne : atteintes au foie, aux poumons, anxiété, dépression, risque suicidaire… 

Les usages pathologiques des substances

Ils se caractérisent quant à eux par l’incapacité de l’individu à résister à son envie de consommation, bien qu’il soit averti des conséquences néfastes qu’elle aura sur lui et son environnement personnel et professionnel.

Les personnes accros sont plus vulnérables aux « messages » de bien-être transmis par la substance à leur cerveau. Ils ne contrôlent plus leur comportement face au produit ou à l’activité à laquelle ils sont accros, la partie de leur cerveau gérant le libre-arbitre étant affectée.

Rôle du cerveau dans l’addiction

Grâce aux progrès des neurosciences, on connaît de mieux en mieux les mécanismes neuro-biologiques de l’addiction.

Ceux-ci sont étroitement liés au « système de récompense » un circuit du cerveau responsable des sensations de plaisir ressenties après certaines actions.

Présent dans le cerveau reptilien de l’homme, comme dans celui de nombreux animaux, c’est grâce à lui que nous répétons volontiers les comportements indispensables à notre survie et à celle de notre espèce : manger, boire, avoir des rapports sexuels, procréer…

Dans les troubles addictifs, ce mécanisme fondamental du vivant est perturbé, tout d’abord par la prise d’une substance (alcool, tabac, substances illicites…) qui démultiplie la sensation de plaisir, ensuite par un dysfonctionnement du cerveau, qui ne régule plus correctement son système de récompense.

Lorsque ces deux dimensions sont réunies, on aboutit à la maladie addictive. 

Comment cela se passe t’il ?

Les substances psycho-actives perturbent la transmission entre les neurones des «informations » responsables de nos perceptions, sensations, émotions, humeurs.

L’information, qui circule entre les neurones par l’intermédiaire des neurotransmetteurs (substances sécrétées par le neurone), est comme brouillée, les perceptions changent, les sensations sont aiguisées ou atténuées.

Les neurotransmetteurs ont un rôle de régulation sur le circuit de l’information entre neurones : certains la stimulent, l’accélèrent, ou l’atténuent ou la freine.

Circuit d’information entre deux neurones

Prenons exemple de la dopamine : le neuromédiateur (ici, la dopamine) secrété par le premier neurone, traverse l’espace de communication situé entre les deux neurones (synapse) et rejoint le deuxième neurone où il se fixe sur des récepteurs.

À chaque neuromédiateur correspond un récepteur spécifique,
capable de le reconnaître et de le réceptionner

Notre cerveau secrète près d’une centaine de neurotransmetteurs tels que la dopamine, la sérotonine, les opioïdes, les cannabinoïdes, l’endorphine, l’acétylcholine

Mais alors comment faut-il faire pour soigner une addiction ?

Cela ne se fait pas en un jour.

Il faut entamer ce que l’on appelle communément un « sevrage » qui va passer par une re-programmation totale du cerveau.

Prendre la « décision d’arrêter de fumer » est différent de prendre la « décision de devenir ex-fumeur ».

La première reste superficielle et temporaire (modification du monde extérieur, de l’environnement, des comportements), alors que la seconde est un changement profond et durable (modification du monde intérieur, des valeurs, de l’identité, des croyances).

Ces 2 niveaux de changement sont en général toujours en conflit et empêche le fumeur d’avancer dans sa démarche d’arrêter.

LA NICOTINE

L’addiction au tabac surgit quand on est dépendant à la nicotine.

Le cerveau a besoin de sa dose de nicotine.
C’est ce que l’on appelle la dépendance physique.

Alors pour soigner cette dépendance physique, il est grandement recommandé :


1/ de prévoir en premier lieu, de consommer des doses importantes de nicotine (correspondant au passé tabagique du fumeur et permettre à son cerveau de s’habituer à recevoir la nicotine de manière différente que par la cigarette). Cette consommation peut se faire soit par des substituts nicotiniques, soit par la cigarette électronique.

2/ de diminuer ensuite petit à petit sa dose de nicotine.

La nicotine doit être votre amie, une alliée de taille dans votre arrêt du tabac.

La nicotine est une plante naturelle, non cancérigène (scientifiquement prouvé). Quand on fume, c’est la combustion qui tue, et qui est responsable des maladies liées au tabac.

Ci-dessous, mon histoire avec la nicotine que je fréquente depuis ma naissance…

L’IMPORTANCE DE L’ENTOURAGE

En plus de cette dépendance physique qu’il faut gérer, il faut également bien savoir s’entourer.

Si le fumeur qui essaie d’arrêter de fumer ne reçoit que des messages de découragement, cela ne peut qu’être voué à l’échec.

GÉRER SES PEURS

Oui le fumeur a peur d’arrêter de fumer, surtout s’il a essayé plusieurs fois sans jamais y parvenir. Cette peur est légitime mais ne doit pas pour autant être un frein à la tentative d’arrêt du tabac.

Jacques Le Houezec vous explique pourquoi ci-dessous :

ANALYSER SON PROFIL DE FUMEUR EN AMONT DE L’ARRÊT

La cigarette « plaisir et détente »

La cigarette Plaisir est une des plus difficile à oublier, c’est celle dont on se souvient avec nostalgie longtemps après avoir arrêté, jusqu’à en rêver la nuit ! C’est la cigarette du petit café, du retour à la maison après une journée de travail, la cigarette-récompense, la cigarette-détente… C’est aussi la cigarette conviviale, celle qui fait du bien lors d’une soirée en amis, avec un apéritif.

Certains fumeurs légers (moins de cinq cigarette par jour) font partie de cette catégorie. Ils peuvent passer plusieurs jours sans fumer et n’y pensent même pas. Ils peuvent fumer beaucoup de cigarettes lors d’une soirée, puis s’en passer pendant plusieurs semaines. Sans doute protégés génétiquement contre l’addiction à la nicotine (5 à 10 % des individus), ces fumeurs Plaisir ont la chance d’en rester là.

Malheureusement quand on commence à fumer, il est impossible de savoir si on fait partie de ces quelques chanceux. Le schéma classique, bien au contraire, c’est l’installation de l’addiction. Les cigarettes Plaisir cèdent la place aux cigarettes Habitude, aux cigarettes Besoin… Tout le paquet finit par y passer et en fin de compte, il ne reste plus que deux ou trois cigarettes par jour qui correspondent à un vrai plaisir, au petit bonheur de fumer.

Conseils pratiques :

La cigarette Plaisir et Détente est à l’origine de la plupart des échecs de sevrage.

On a beau être décidé à arrêter pour se dépolluer de ces dizaines de cigarettes qui intoxiquent et enchaînent, le désir de cette cigarette-là peut balayer toute volonté en un instant.

Pour l’espoir fallacieux de renouer avec cette sensation-là, on en reprend une, à l’occasion d’une soirée, pour accompagner un conjoint fumeur… en se disant que promis-juré, on se limitera à ces deux ou trois cigarettes-là chaque jour, pas plus.

Cela ne marche jamais. Quand on a été fumeur, on le redevient.

Très vite, on repasse à dix, au paquet… et ce ne sont pas des cigarettes Plaisir : l’addiction est revenue.

Ne désespérez pas pourtant, décrypter ce mécanisme, c’est déjà se donner les moyens de le combattre.

En pensant par exemple au plaisir du goût, de l’odorat… et de la bonne mine retrouvés. Il faut aussi être attentif à introduire du plaisir dans votre vie : le sport ou le chant (grâce à votre nouveau souffle), la musique…  ou des plaisirs plus coûteux (voyage, spectacles) enfin accessibles grâce aux économies réalisées sur l’arrêt du tabac.

Enfin, le simple fait de savoir que le souvenir des cigarettes Plaisir menace votre sevrage vous permettra de mobiliser votre volonté sur ces cigarettes à risques.

C’est pour cette raison que les chances de réussite augmentent à chaque tentative de sevrage : instruits par l’expérience, les “ex-futurs-ex“ stoppeurs repèrent mieux ce piège.

La cigarette « besoin »

C’est clairement la cigarette de la dépendance physique à la nicotine.

Celle qui fait ressentir l’état de manque quand elle baisse dans le sang. À ce stade, le fumeur n’arrive pas à s’empêcher de fumer chez ses amis non-fumeurs au risque de se fâcher avec eux, et craque parfois  jusqu’à allumer une cigarette en présence des enfants.

On le retrouve avec sa perfusion, en train de fumer devant l’entrée de l’hôpital…
C’est le type de fumeur qui est le plus proche du profil classique de drogué.

Conseils pratiques :

Patch, gomme, votre médecin vous guidera, mais le substitut nicotinique st indispensable.

Comme l’héroïnomane, le fumeur Besoin a… besoin d’un produit de substitution. La détermination des doses et des moments où elles doivent être délivrées à l’organisme relève de la tabacologie.

A noter, chez ces gros fumeurs, comme ceux de la catégorie Cigarette Habitude (ci-dessous), les sevrages ratés sont souvent dus à une prescription insuffisante de nicotine de substitution.

La cigarette « habitude »

La cigarette Habitude est un cran au-dessus de la cigarette Besoin qu’elle accompagne immanquablement. 

Le fumeur est devenu à peine conscient de son geste. Il est du genre à allumer sa nouvelle cigarette avec le mégot de la précédente.

Sa cigarette est devenue une prolongation du bras, de la bouche du fumeur. Une part entière de son identité. C’est le mégot de Lucky Luke, sur le bord des lèvres.

A noter, tous les fumeurs, quel que soit leur profil, égrènent quelques cigarettes Habitude dans leur journée : celle que l’on allume machinalement en attrapant le téléphone.

Conseils pratiques :

Chacun a intérêt à repérer ces cigarettes Habitude dans son quotidien.

Le simple fait d’en prendre conscience et de s’apercevoir qu’elles relèvent du geste mécanique, les rend moins indispensables, plus faciles à éviter.

Pour les gros fumeurs le substitut nicotinique est indispensable. La détermination des doses et des moments où elles doivent être délivrées à l’organisme doit se faire par un tabacologue.

A noter, chez ces gros fumeurs, comme ceux de la catégorie Cigarette Habitude, les sevrages ratés sont souvent dus à une prescription insuffisante de nicotine de substitution.

Un patch de 21 grammes ne comble pas le manque de quelqu’un qui fume trente ou quarante cigarettes par jour et absorbe ainsi 80 mg de nicotine. La sensation de manque sera là, intense. Ces gros fumeurs ont besoin d’appliquer plusieurs patchs, sous contrôle médical ou d’associer plusieurs substituts, voire même d’utiliser une cigarette électronique.

Il serait judicieux également d’ajouter aux substituts une thérapie cognitive et comportementale pour reconstruire une image de soi qui n’intègre plus la cigarette et casser les réflexes conditionnés.

La cigarette « stimulation »

La cigarette Stimulation, c’est celle que vous allumez au moment de plonger dans le travail, quand il faut lutter contre le vertige de la “page blanche“, rédiger un rapport, trouver une solution à un problème…

C’est aussi la cigarette “anti-fatigue“, celle dont vous appréciez l’effet excitant le matin au réveil ou à l’heure du coup de barre en début d’après-midi.

Vous recherchez le côté dopant de la nicotine dont les propriétés psycho-stimulantes sont parfaitement démontrées.

Elle attise la mémoire à court terme ; elle stimule l’attention et la vigilance. Au niveau physique, elle améliore les capacités sensorielles (vision et audition) et motrices (réflexes, habileté psychomotrice..).

Vous êtes de ces fumeurs qui utilisent la cigarette pour se sentir au mieux de leurs capacités, dans la plénitude de leurs moyens.

Conseils pratiques :

En début de sevrage, vous risquez de vous sentir moins performant au travail et de peiner à fournir les mêmes efforts intellectuels que d’habitude. Ce phénomène est directement lié à la baisse du taux de nicotine dans le sang. Il est très vif les premiers jours, mais il finit par devenir ponctuel jusqu’à disparaître complètement.

Première remarque, pour ceux qui carburent à la stimulation par la nicotine, mieux vaut ne pas s’arrêter juste avant des examens ou en pleine “charrette“ au travail.

Autant reporter votre projet d’une semaine au deux pour vous donner de vraies chances. Et pourquoi ne pas profiter par exemple du mois sans tabac ?

Parallèlement, menez une vie très saine (sommeil, alimentation) qui vous donnera du tonus et de l’énergie.

Vous atténuerez ainsi l’impression de méforme que provoque la suppression de la cigarette chez vous. C’est le moment ou jamais, pour ceux qui en ont envie, de se mettre au sport et de s’offrir des shoots naturels d’endorphines.

CONCLUSION

Quelque soit votre profil, le fait de prendre la décision d’arrêter est déjà un grand pas.

Ne restez pas seul, pensez à prendre conseil auprès de fumeurs qui ont déjà réussi à arrêter et qui pourront être les meilleurs conseillers, en plus de votre médecin ou tabacologue, puisqu’ils auront vécu les mêmes difficultés que vous.

Pour cela internet est votre allié.

Inscrivez-vous sur les fora, sur les groupes de soutien, parlez-en autour de vous à des personnes bien intentionnés à votre égard.

Témoignage de Jacques Le Houezec

J’ai arrêté de fumer il y a 37 ans aujourd’hui.

Autant vous dire que contrairement à ce que je recommande maintenant, j’ai arrêté sans aide (hormis des cachous 😜), puisqu’il n’en existait pas à l’époque.
Cela m’a tout de même pris 5 essais avant d’y arriver.

Cette même année j’ai commencé ma thèse de sciences sur la nicotine, et 4 ans plus tard j’étais tabacologue (enseignant la pharmacologie de la nicotine aux futurs tabacologues, ce que j’ai fait pendant plus de 30 ans).

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Par où commencer si je veux vapoter ?

Si vous êtes ici, c’est que la vape vous interroge, vous attire, ou vous passionne, qui sait ?

☀️ — Peut-être allez-vous l’essayer pour arrêter de fumer, car vous en avez eu des retours positifs de la part de vos proches, mais vous manquez de motivation ?

☀️ — Peut-être avez-vous trop prêté attention à l’emballage médiatique négatif autour de cet outil de réduction des risques tabagiques, et vous ne savez plus quoi penser ?

☀️ — Peut-être aussi que vous ne vous sentez pas capable de recommencer un arrêt du tabac par peur d’un nouvel échec ? L’envie de fumer est plus fort que votre volonté...

Alors voilà, vous hésitez encore… voire vous avez peur de vous lancer.

Rassurez-vous c’est tout à fait normal, et vous n’êtes pas le premier à traverser toutes ces étapes désagréables de questionnements incessants. 🤗

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Le Dr Anne Borgne (interview) – Vapexpo Nantes mars 2019

Si vous vous posez des questions sur la vape, je vous recommande d’écouter cette vidéo de l’interview du Dr Anne Borgne par Oneshot Media lors du Vapexpo 2019 à Nantes.

La cigarette électronique est-elle dangereuse ?

C’est la question que « France Info » a posée au docteur et tabacologue Marion Adler, pour tout comprendre sur le vapotage.

Le vapotage peut-il tuer ?

Après toutes les nouvelles alarmistes sur la vape, cette interview du Dr Adler fait du bien à entendre.

Interventions et débats en français (Sommet de la vape 2019)

Les vidéos des interventions et débats du Sommet de la vape 2019 en français (original ou doublé selon les intervenants). La 3ème édition du Sommet de la vape s’est tenue le 14 octobre 2019 à Paris, organisée par l’association Sovape.

Près d’une vingtaine d’experts – scientifiques, chercheurs en santé publique, professionnels de santé, professionnels du secteur du vapotage, et usagers -, sont intervenus sur les enjeux du vapotage pour favoriser la réduction des risques face au tabagisme.

Y a t’il un moment propice pour stopper la vape ?

Y a t’il un moment propice pour arrêter la vape ?

Cette question intervient très souvent chez les nouveaux vapoteurs, qui viennent à peine de débuter leur sevrage.

Or, il est prouvé par de nombreuses études scientifiques, que vapoter est 95% moins dangereux que fumer.

Mais bien sûr vous entendez, lisez ou regarder le contraire dans les nombreux médias à votre disposition, campagne de désinformation bien orchestrée par nos chers lobbies.

Il est un fait que certains vapoteurs vont ressentir une amélioration de leur capacité respiratoire, alors que d’autres affirmeront le contraire.

Pour être asthmatique chronique depuis ma naissance, les bienfaits de la vape sur ma santé ont été longs à apparaître.

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Comment faire si j’ai eu une mauvaise 1ère impression avec la vape ?

Lorsqu’un fumeur souhaite passer à la cigarette électronique, c’est dans 99% des cas, parce qu’il veut se sevrer du tabac.

Seulement voilà, toutes les boutiques ne sont pas de bon conseil, et il n’est pas rare de constater que certains fumeurs sont déçus de la vape.

J’aurais qu’un seul conseil à donner : refaire une tentative 🙂  en demandant conseil autour de vous ou sur les réseaux sociaux, pour savoir quelle est le meilleur revendeur proche de chez vous.

Le groupe facebook de Ludivape est là pour vous aider et vous renseigner, mais aussi les groupes facebook Je Ne Fume Plus et Vape Info Service.

La vape fonctionne et elle est considérée actuellement comme le dispositif le plus efficace en matière de sevrage tabagique.

Il n’y a aucune raison pour que cela ne marche pas sur vous.

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Kit SX Mini Mi Class – Le Pod mini de chez Yihi

Yihi n’avait pas encore sorti de pod, voilà chose faite, et la simplicité qui le caractérise fait que ce tutoriel sera très bref. 😆

Le SX Mini Mi class par Yihi a un design soigné et des finitions parfaites.

C’est un pod version haut de gamme, léger, compact et inférieur à 40 euros sur le marché, tarif inhabituel pour la marque.

Ergonomique, le remplissage en e-liquide se fait facilement en dévissant votre top cap, en enlevant la capsule/joint à l’aide de la petite clé fournie.

Ce pod est totalement automatisé et ne demande aucun réglage fastidieux pour satisfaire pleinement les vapoteurs débutants.

Le chipset SX290 offre une interface simple avec de nombreuses protections (court-circuit, surchauffe etc.).

Sa cartouche de 1.8 ml fonctionne avec une résistance céramique MTL de 1.0 ohm utilisable entre 7 et 12 W pour une vape en inhalation indirecte au plus proche des saveurs de votre e-liquide.

Le rendu est quasi identique à celui d’une cigarette classique, c’est à dire que le tirage est très serré (aucune possibilité de réglage d’airflow).

La batterie intégrée de 400 mAh offre une bonne durée de vape, étant donné la puissance modérée nécéssaire à son fonctionnement.

Je conseillerais néanmoins aux gros fumeurs de se munir d’un deuxième set-up de manière à palier au manque.

Idéal avec des e-liquides fluides (égal ou supérieur à 50% PG), la SX Mini Mi Class s’adapte parfaitement aux e-liquides contenant des sels de nicotine.

Allumage et extinction

3 appuis successifs sur le bouton fire.

Ecran OLED

Sont indiqués de gauche à droite :

  • le niveau de batterie
  • la voltage utilisé
  • le nombre de pufs

Réglage de la luminosité de l’écran OLED

5 appuis sur le bouton fire, choisir en appuyant de nouveau sur le bouton fire et attendre pour valider, que l’écran s’éteigne (aucun appui nécessaire).

Niveau d’éclairage : 5 niveaux

Positionnement de la cartouche

Attention à l’encoche à respecter.

Le remplissage

Dévisser tout d’abord le top cap par le drip tip, prendre la petite clé fournie et soulever le joint pour accéder au remplissage.

Le chargement via le port USB

Caractéristiques du kit

– Plage de puissance : 7-13W

– Autonomie : Batterie 400mAh

– Contenance cartouche Mi Class : 1.8ml

– Résistance : 1ohm – fixe

– Remplissage : top-fill

– Airflow : inexistant et donc non réglable

– Ecran : OLED simplifié

– Dimensions du pod : 20.6 x 20.2 x 85.5mm

– Poids : 140g

 

 

Les effets positifs de la nicotine

Article de Jacques Le Houezec (2014)

 

La nicotine est le principal alcaloïde que l’on trouve dans le tabac, mais on peut la trouver à des concentrations plus faibles dans les plantes de la même famille, les pommes de terre, les tomates ou les aubergines.

Les humains ont toujours été curieux de trouver des plantes pouvant avoir des effets agréables ou médicinaux. Le tabac a été utilisé en Amérique du Sud depuis l’époque précolombienne jusqu’à nos jours à des fins magico-religieuses, médicinales et récréatives.

Le tabagisme rituel dans le chamanisme est probablement aussi vieux que le début de l’horticulture, il y a environ 8 000 ans. Les Indiens d’Amérique ont reconnu le tabac (nicotine) en tant qu’insecticide puissant pour la protection des semences et en tant que vermifuge humain.

 

Les chamans utilisaient de grandes quantités de nicotine pour provoquer une intoxication aiguë à la nicotine, ce qui entraînait des états catatoniques représentant la mort symbolique. Comme les chamanes ont développé une tolérance élevée aux effets de la nicotine et que la nicotine est rapidement éliminée du corps (avec une demi-vie de deux heures), ils sont revenus «miraculeusement» à la vie après quelques heures (1).

Il semble que les chamans aient exploité le fait que de fortes doses de nicotine peuvent être ingérées sans entraîner de décès (jusqu’à 1500 mg dans un récent rapport de cas de suicide), contrairement aux hypothèses souvent rapportées dans de nombreuses publications, selon lesquelles 30 à 60 mg de nicotine sont dose létale chez l’adulte (2).

Au fil des siècles, l’usage du tabac est devenu courant dans la plupart des régions du monde. La capacité de la nicotine à réguler l’humeur et à améliorer le fonctionnement cognitif, et à renforcer fortement la dépendance au tabac, est probablement la motivation pour son utilisation généralisée.

Le tabagisme est le moyen le plus efficace d’administrer de la nicotine au cerveau (où la plupart des effets se produisent), en particulier parce que les fumeurs peuvent modifier leur consommation de nicotine bouffée par bouffée (appelée titration automatique de la nicotine). Les fumeurs peuvent contrôler leur consommation de nicotine pour obtenir un effet souhaité, tel qu’une stimulation (à faible dose) ou une sédation (à plus forte dose).

La nicotine est alors un médicament très approprié par lequel vous pouvez obtenir l’effet dont vous avez besoin au moment où vous en avez besoin,

Les récepteurs nicotiniques qui se lient à la nicotine et produisent ses effets sont omniprésents (ils sont présents dans presque toutes les parties du corps) et il existe plusieurs formes de récepteurs nicotiniques, chacun ayant une localisation et une fonction spécifiques. Les recherches sur la diversité des récepteurs cholinergiques centraux nicotiniques illustrent la complexité des effets de la nicotine sur différents neurotransmetteurs du cerveau (3).

En conséquence, il a été démontré que la nicotine avait des effets positifs sur certaines conditions médicales.

Les effets de la nicotine sur la maladie d’Alzheimer sont controversés, mais il a été démontré que les patients atteints de la maladie d’Alzheimer présentaient une réduction importante des récepteurs nicotiniques dans le néocortex et l’hippocampe par rapport aux personnes en bonne santé.

Les effets positifs de la nicotine sur la fonction cognitive suggèrent que les récepteurs nicotiniques pourraient contribuer au fonctionnement cognitif normal et que les patients atteints de la maladie d’Alzheimer pourraient bénéficier d’un traitement à la nicotine.

De même, des études épidémiologiques ont clairement démontré que le tabagisme protège de la maladie de Parkinson, avec un rapport de cotes d’environ 0,5 pour les fumeurs par rapport aux non-fumeurs. Cela est dû aux effets de la nicotine sur les neurones dopaminergiques (la maladie de Parkinson est causée par la perte croissante de ces neurones), à la fois en stimulant la fonction motrice et en protégeant les neurones de la mort.

Plusieurs études n’ont pas montré d’effet thérapeutique de la nicotine sur la maladie de Parkinson, mais ces études ont utilisé de faibles doses de nicotine, en particulier parce que les patients atteints de la maladie de Parkinson sont souvent des non-fumeurs.

Cependant, dans une étude pilote portant sur 6 patients (tous les non-fumeurs), de fortes doses de nicotine délivrées par patchs (jusqu’à 105 mg / jour) sur une période de 17 semaines ont montré une nette amélioration de leur fonction motrice tandis que leur traitement dopaminergique (L-Dopa) A été réduit.

Les effets indésirables les plus fréquents étaient les nausées et les vomissements (chez 4 patients sur 6), mais ils étaient bien contrôlés avec des médicaments antiémétiques. Malheureusement, aucune société pharmaceutique n’a été intéressée par le financement d’un essai contrôlé par placebo pour confirmer cet effet positif (4).

Le syndrome de Gilles de la Tourette est une maladie génétique résultant d’une anomalie des ganglions de la base, typiquement traitée avec des antagonistes dopaminergiques, tels que le médicament antipsychotique halopéridol. Des études chez l’animal ont suggéré que l’utilisation de nicotine pourrait avoir des effets bénéfiques chez les patients atteints de Tourette.

Encore une fois, quelques petites études non contrôlées ont montré qu’un court traitement à la nicotine améliorait les signes cliniques des patients de Tourette, mais aucun intérêt de l’industrie pharmaceutique à explorer cet effet positif de la nicotine n’a été observé (5).

Chez les patients psychiatriques, la consommation de nicotine peut être considérée comme une auto-médication. C’est le cas dans la dépression et la schizophrénie. Il existe de nombreuses preuves que tabagisme et dépression sont liés. Comme dans toutes les affections psychiatriques, la prévalence du tabagisme est plus élevée chez les patients déprimés que dans la population générale.

Dans la dépression, cela n’est peut-être pas uniquement dû aux effets de la nicotine, car il a été démontré que la fumée du tabac contient des substances ayant des effets antidépresseurs (monoamine oxydases ou MAO), mais là aussi de petites études ont indiqué un effet positif possible du traitement à la nicotine ( 6) La schizophrénie est également une maladie où la prévalence du tabagisme est très élevée (> 80%).

Les effets psychostimulants de la nicotine pourraient aider les patients atteints de schizophrénie à compenser leurs déficits cognitifs, en particulier les processus attentionnels, qui se sont avérés normalisés lorsque les patients schizophrènes fument (7). Les patients atteints de schizophrénie peuvent également utiliser la nicotine pour faire face à leurs troubles de l’humeur, comme l’anhédonie, ou plus généralement pour améliorer leurs symptômes négatifs (apathie, manque de motivation), ou pour atténuer les effets secondaires de neuroleptiques (effets antiparkinsoniens) connus pour induire des symptômes extrapyramidaux (agitation ou acathisie).

Un effet positif des timbres de nicotine sur ces symptômes a été démontré chez des non-fumeurs traités avec des neuroleptiques pour des troubles psychotiques (8). ou d’atténuer les effets secondaires des neuroleptiques (effets anti-parkinsoniens) connus pour induire des symptômes extrapyramidaux (agitation ou acathisie).

Un effet positif des timbres de nicotine sur ces symptômes a été démontré chez des non-fumeurs traités avec des neuroleptiques pour des troubles psychotiques (8). ou d’atténuer les effets secondaires des neuroleptiques (effets anti-parkinsoniens) connus pour induire des symptômes extrapyramidaux (agitation ou acathisie). Un effet positif des timbres de nicotine sur ces symptômes a été démontré chez des non-fumeurs traités avec des neuroleptiques pour des troubles psychotiques (8).

Tous ces aspects positifs de la consommation de nicotine ont été examinés il y a 15 ans (9), mais peu de progrès ont été réalisés pour explorer plus avant ces effets bénéfiques potentiels de la nicotine.

Le regain d’intérêt pour la science de la nicotine, lié au développement récent des cigarettes électroniques, pourrait inspirer de nouvelles études sur les effets positifs de la nicotine, notamment son rôle potentiel dans la prévention et le traitement des maladies.

 

Références:

  1. Le Houezec J, Benowitz NL. Psychopharmacologie fondamentale et clinique de la nicotine. Clin Chest Med. 1991; 12: 681-699.
  2. Mayer B. Combien de nicotine tue un humain? Retracer la dose létale généralement acceptée à des expériences personnelles douteuses au XIXe siècle. Arch Toxicol. 2014 janvier; 88 (1): 5-7.
  3. Deneris ES, Connolly J, Rogers SW, Duvoisin R. Diversité pharmacologique et fonctionnelle des récepteurs neuronaux de l’acétylcholine nicotinique. Trends Pharmacol Sci. 1991; 12: 34-40.
  4. Villafane G, Cesaro P, A Rialland, S Baloul, S Azimi, C Bourdet, J Le Houezec, Macquin-Mavier I, Maison P. Chronique nicotine transdermique à haute dose dans la maladie de Parkinson: un essai ouvert. Eur J Neurol. 2007; 14: 1313-1316.
  5. Sanberg PR, Silver AA, Shytle RD, Philipp MK, Cahill DW, Fogelson HM, et al. Nicotine pour le traitement du syndrome de Tourette. Pharmacol Ther 1997; 74: 21-5.
  6. McClernon FJ, Hiott FB, Westman EC, Rose JE, Levin ED. La nicotine transdermique atténue les symptômes de la dépression chez les non-fumeurs: essai à double insu contrôlé par placebo. Psychopharmacologie (Berl). 2006 novembre; 189 (1): 125-33.
  7. Ward PB, LD Hoffer, Liebert BJ, SV Catts, O’Donnell M, Adler LE. Réplication d’un déficit auditif de synchronisation auditive P50 chez des patients australiens atteints de schizophrénie. Psychiatry Res. 1996; 64: 121-35.
  8. Koshe Anfang M, Pape HG Jr. Traitement de l’acathisie induite par les neuroleptiques avec des patchs à la nicotine. Psychopharmacologie. 1997; 134: 153-6.
  9. Le Houezec J. Nicotine: substance maltraitée et agent thérapeutique. J Psychiatry Neurosci. 1998; 23: 95-108.

 

Et ICI l’article d’il y a 20 ans en anglais !

 

Le kit eGo AIO Mansion de Joyetech

Petit pod au design bien sympathique, avec une bonne ergonomie, et un minimum de réglage.

Idéal pour débuter la vape avec des taux de nicotine élevés ou sels de nicotine. Simple, pratique et puissante.

L’EGO AIO MANSION de chez Joyetech est une cigarette électronique tout-en-un, alimentée par une batterie intégrée de 1300 mAh qui tiendra facilement la journée, même pour un moyen/gros fumeur en sevrage (attention au clearomiseur qui ne fait que 2 ml).

On est sur du matériel moyenne gamme, mais les matériaux sont soignés, propres, ce qui à mon avis permettra une bonne longévité. Ce pod a une excellente prise en main, et se case facilement dans une poche ou un sac.

Il comporte un capuchon qui malheureusement ne tient pas (défaut apparemment général). Cela n’influe certes pas sur la qualité de vape, mais c’est pour moi un point négatif (Ceci dit, beaucoup de pods n’ont pas d’embouts d’hygiène).

ALLUMAGE/EXTINCTION

Cliquez 5 fois sur le petit bouton « fire », idem pour éteindre.

Le voyant couleur clignote. Plus le clignotement est rapide, plus le pod est déchargé. A l’inverse, lorsque le voyant reste allumé un bon moment, votre appareil est chargé correctement pour pouvoir vaper, et avoir suffisamment d’autonomie (pensez néanmoins à toujours prendre le câble de recharge avec vous).

CHARGEMENT DE LA BATTERIE

Brancher le câble USB sur un ordinateur, ou sur un adaptateur secteur.

Comment vapoter ?

2 manières s’offrent à vous :

  • soit vous aspirez directement, sans appuyer nulle part, mais il faudra attendre un petit peu avant que cela fonctionne correctement (j’avoue que je n’aime pas trop les systèmes automatiques à cause de ce délai de déclenchement).
  • soit vous faites comme sur du matériel classique, à savoir appuyer sur le bouton « fire » pour commencer à vapoter.

CHANGEMENT DE COULEUR DU RETRO-ECLAIRAGE

L’eGo AIO MANSION est disponible en plusieurs couleurs et permet quelques fantaisies grâce à son réservoir rétro-éclairé.

Comment modifier la couleur ?

Pour changer la couleur, appuyer 3 fois sur le fire, appuyer une nouvelle fois pour faire défiler les couleurs, et lorsque celle que vous souhaitez est éclairée, ne touchez plus à rien. En s’éteignant, la couleur se valide.

CLEAROMISEUR ET RESISTANCES

2ml de contenance ne vous autorisera pas à oublier votre e-liquide. 🤔 Ce kit comprend un clearomiseur integré qui utilise les résistances BF SS316 de 0.6ohm (2 sont livrées dans le kit). Ces résistances sont cellles de l’ego aio et du cubis. Elles offrent un excellent rendu des saveurs et un hit conforme au taux de nicotine du liquide utilisé.

Cependant je trouve une capillarité un peu excessive, surtout avec des liquides à plus de 70% de propylène glycol. La résistance a tendance à s’engorger, et il faut tirer quelques bouffées pour que l’excès de liquide s’évapore et qu’elle redevienne agréable à utiliser. Le e-liquides en 50/50 PG/VG sont idéaux.

Comment changer la résistance ?

Une fois l’embout buccal retiré, insérer le tournevis inclus dans ce dernier pour dévisser la résistance du pod.

Visser la résistance sur support, et insérer le tout dans le trou prévu à cet effet (voir photo), et revisser à l’aide du tournevis intégré.

 

Changement résistance

AIRFLOW

La bague d’airflow est placé sur le petit adaptateur sur lequel est fixé sur la résistance.

Ouvert en grand il donnera plus de vapeur (vape plutôt aérienne) et un peu plus fermé, il donnera une vape plus serrée.

Pour trouver votre réglage, il suffit de tourner la bague jusqu’à l’ouverture souhaitée. L’inconvénient pour moi est qu’il faille tout dévisser pour tester un autre réglage.

 

Réglage Airflow (sur la photo, ouvert en grand)

REMPLISSAGE

Joyetech a bien pensé les choses et permet de tout faire sur le haut du pod.

Pour le remplissage, il suffit d’enlever l’embout buccal, d’enlever le capuchon silicone de fermeture, et de remplir de e-liquide (attention à ne pas mettre de e-liquide trop chargé en PG, comme dit plus haut)

 

VIDEO EXPLICATIVE JOYETECH

Voir la vidéo de Joyetech sur l’eGo AIO de Joyetech (sous-titrée en français)

Consulter la notice Joyetech

LES PLUS 👍

  • bonne ergonomie
  • matériaux de qualité (même si on dirait du plastique)
  • bon hit, et saveurs respectées
  • vape assez intense
  • utilisation facile

LES MOINS 👎

  • bouchon qui ne tient pas
  • latence lors de l’utilisation automatique (sans appuyer sur le bouton marche/arrêt)
  • capillarité excessive des résistances (selon les e-liquides bien sûr)
  • obligation de dévisser le support de résistance pour accéder au réglage.

COMPOSITION DU KIT

– 1 pod eGo AIO mansion – 2 résistances BF SS316 0.6 ohm – 2 Silicones de rechange – 3 joints de rechange – 1 Cable USB – 1 manuel d’utilisation multi-langue dont le Français (prendre une loupe ou des lunettes 😂).

Un grand merci à mon partenaire Evap&Saveurs pour le don du matériel ! 🙏

C’est quoi le « steeping » ?

Dans les premières années de la cigarette électronique, on employait que très peu ce terme, car la quasi-totalité des e-liquides étaient des mono-arômes.

Aujourd’hui, les vapoteurs s’attachent plus facilement à des recettes d’e-liquides complexes utilisant plusieurs arômes. Cependant, si vous achetez votre e-liquide « tout prêt », zappez l’étape du steeping, le fabricant s’en est chargé pour vous avant la commercialisation (sauf si cela vous est précisé sur la fiche produit).

Steeping, stepping, steep, step… sont des mots que vous trouverez souvent sur les blogs/sites de vape. En fait, le verbe anglais « to steep » signifiant « tremper » en français, la traduction idéale pour le DIY serait « laisser tremper » et donc laisser macérer.

C’est comme ça que les arômes s’épanouissent, une fois additionnés à la base de PG/VG.

On compare souvent le « steeping » à la maturation du vin, car c’est le même principe, il faut du temps aux arômes pour qu’ils se mélangent et se développent.

Pour un DIY équilibré, mieux vaut respecter 2 principes : la durée du steep et le stockage du mélange.

Viennent ensuite les différentes méthodes de steeping que certains vapoteurs prônent (breathing, machine à steeper, source de chaleur, vibrations etc…) mais je préfère utiliser la méthode naturelle. (en cherchant bien sur le net, vous trouverez moultes informations sur ces différentes méthodes).

– La durée du steep

La base détermine la facilité pour les ingrédients (la nicotine, les arômes) à s’interagir, et le type de base est important dans la durée du steep.

Une base à forte concentration de glycérine végétale met plus de temps à fusionner avec les arômes complexes du fait de la composition chimique qui la compose, et nécessitera en conséquence plus de temps que si elle était dominante en propylène glycol.

Cet étalonnageVG/PG ne modifie en rien la qualité ni la saveur du liquide mais influe cependant sur le temps de steep qui risque de tout modifier s’il n’est pas respecté.

Donc, plus vous utilisez de glycérine végétale, et plus le temps de maturation sera long.

ATTENTION ! Les valeurs ci-dessous ne sont données qu’à titre indicatifs !

Les fabricants sont en effet les mieux placés pour vous indiquer le temps de steeping de leurs concentrés, en fonction de la base utilisée.

Personnellement, pour avoir déjà un bon rendu des saveurs, je procède au steeping avec les délais approximatifs suivants :

  • saveurs fruitées : 5 jours
  • saveurs menthes/mentholées : 7 jours
  • saveurs boissons : 10 jours
  • saveurs gourmandes: 15 jours
  • saveurs custard : 15 jours
  • saveurs classic (tabac) : 20 jours minimum
  • saveurs classic gourmandes : 20 jours

– Le Stockage

Le stockage de votre diy est la seconde règle d’or pour réussir son e-liquide.

La nicotine ayant tendance à s’oxyder (elle fonce à la vue de la lumière), il est important de stocker ses flacons dans un lieu sombre et à température ambiante. Pour mémoire, la nicotine n’aime pas : la lumière, la chaleur, l’air, l’humidité.

Une fois reposé, au bout de quelques jours, pensez à secouer vos préparations de temps en temps pendant quelques secondes, histoire de mélanger de nouveaux arômes, bases et éventuellement la nicotine.

Ce n’est pas impératif, mais c’est un plus.

https://ludivape.com/le-d-i-y/

https://ludivape.com/le-pg-et-le-vg/

Emission Pourquoi Docteur – octobre 2018

La E-cigarette, les vérités d’aujourd’hui

Le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue spécialisé dans la tabaccologie à l’Hôpital de la Salpêtrière à Paris, était l’invité de l’émission « Questions aux experts » et a répondu en direct à toutes les questions de nos abonnés sur l’usage de la e-cigarette.

 

Le kit Exceed Edge de Joyetech

Le kit Exceed Edge de Joyetech s’avère un excellent pod très efficace, alliant la simplicité d’utilisation, l’ergonomie et la compacité.

Sa fabrication est solide (acier inox brillant) et sa vapeur très agréable en inhalation indirecte, relativement ouverte (vape plus aérienne que sur les autres pods).

Le design

Son look coloré et racé rend ce modèle très moderne.

Son corps stylisé lui donne également un petit côté high-tech très réussi et surtout robuste.

En plus de l’excellente prise en main qu’il offre, ce kit optimise l’ergonomie en proposant un contact d’allumage large, qui occupe les trois quarts du dessus de la batterie et permet ainsi une utilisation ultra-intuitive et sans complication (on ne cherche pas le bouton on/off, il s’impose de lui même).

En bas de la batterie se trouvent la prise micro-USB servant au rechargement, ainsi que deux LED symétrique assez voyantes, servant d’indicateurs de charge.

Le drip-tip est en forme de « bec de flûte » très pratique, car il se place naturellement sur les lèvres. Il est très agréable à utiliser et ne brûle pas les lèvres.Certains seront réfractaires à cette forme, mais il suffit de quelques jours pour s’y habituer surtout lorsqu’on est habitué aux drip tips ronds.

La batterie

Le kit Exceed Edge a une capacité totale de 650mAh, ce qui est largement suffisant pour une petite vape quotidienne.

Le rechargement s’effectue en reliant la batterie à un ordinateur via le câble micro-USB fourni, et vous pouvez aussi le connecter à un chargeur mural que vous trouverez dans toutes les boutiques de vape ou sur les sites internet spécialisés.

Indicateurs de charge

Pour éviter les mauvaises surprises, les LED situées à gauche et à droite en bas de la batterie indiquent le niveau d’autonomie restant :

• De 100 à 60% de batterie : les 2 LED sont allumées
• De 59 à 30% de batterie : les 2 LED clignotent très lentement
• De 29 à 10% de batterie : les 2 LED clignotent modérément
• De 9 à 0% de batterie : les 2 LED clignotent vite

La cartouche

Le pod du kit Exceed Edge fonctionne plutôt comme un clearomiseur classique.

Il se rechargera en e-liquide grâce à l’ouverture accessible en détachant le pod.

Installation rapide, livrée dans le kit en anglais

Le réservoir est tout ce qu’il y a de plus simple à remplir.
Il suffit de tirer dessus pour le séparer de la batterie, il vient facilement.
On soulève ensuite le petit bouchon en silicone, on verse directement de la bouteille les 2 ml de liquide qu’il peut contenir, on remet le bouchon, on le replace sur la batterie et c’est prêt.


L’opération est propre et le niveau de liquide se voit en permanence.

Si votre manière de vaper vous laisse des remontées de eliquide au remplissage, pensez à assécher l’embout avec une petite allumette de sopalin. Cette dernière absorbera le trop-plein de e-liquide.

L’Exceed Edge est très tolérant sur les eliquides et accepte sans broncher les taux de VG plus élevés, habituellement à éviter avec les pods.
Les passages de liquide sont large sur la résistance et la capillarité excellente, vous pouvez vaper du 30% PG / 70% VG sans aucune arrière-pensée.

Résistances compatibles

Pour installer la résistance, on sort la cartouche, et on dévisse la bague à la base du réservoir. Elle est large et bien crantée pour offrir une bonne prise.

On peut alors insérer une nouvelle résistance, remettre la bague en la serrant sans excès et c’est parti.

Dévisser la bague support, et remplacer la résistance

Seul inconvénient : le réservoir doit impérativement être presque vide. Dans le cas contraire, il se videra de toute façon dès la résistance retirée.

Les résistances utilisées sont les nouvelles EX MTL, des résistances à 1,2 ohms prévues pour une vape MTL que la batterie chauffera à un maximum de 25W.

Attention : seules les 1,2ohms sont compatible, car elles sont peu gourmandes en énergie – Eviter absolument la 0.50 ohms.

Prévu pour l’inhalation indirecte

La faible puissance que demande la résistance ainsi que le flux d’air très restreint destinent le Exceed Edge à une vape en inhalation indirecte (MTL). Ce type de tirage reproduit très bien les sensations d’une cigarette classique et offre des saveurs très riches.

Le Exceed Edge est un kit parfait pour l’utilisation de e-liquides forts en nicotine ou utilisant du sel de nicotine, puisqu’il ne délivre que peu de vapeur à chaque bouffée.

Contenu du coffret Kit :

• 1x Batterie Exceed Edge 650 mAh / 2ml
• 2x résistances EX 1.2ohm (MTL)
• 1x Câble micro-USB de rechargement
• 1x Notice d’utilisation + carte de garantie

Caractéristiques techniques :

• Hauteur : 110mm
• Largeur : 26.50mm
• Épaisseur : 20mm
• Capacité : 650mAh
• Contenance : 2ml
• Résistance : EX 1,2ohm (MTL)

Les plus :

  • La qualité de réalisation
  • Son autonomie
  • La bonne ergonomie
  • La qualité de vape

Les moins :

  • Son embout particulier
  • Obligation de vider le tank pour changer la résistance.

Un grand merci à EvapSaveur pour le don de matériel qui m’a permis de réaliser ce test et ce tutoriel. 

Parlons Ecig avec le Dr Farsalinos (2014)

Trop de désinformation nuit à la vape, et à ce jour, il existe encore beaucoup trop de personnes qui sont persuadées qu’elle est dangereuse.

Cette interview (en anglais, mais traduction en dessous de la vidéo), réalisé par notre ami canadien Jean Philippe sur la chaine Youtube en 2014 est toujours au goût du jour, pour celles et ceux qui veulent se renseigner.

En tant que vapoteuse convaincue des bienfaits du vaporisateur personnel, je trouverais dommage que les vapoteurs débutants ou les fumeurs encore sceptiques n’aient pas accès à ce type d’information, noyé dans les flots du net…et souvent difficile à repérer pour un novice de la vape.



Traduction en Français

Source : https://www.forum-ecigarette.com/articles-medias-f756/interview-dr-farsalinos-par-genfelip-t163231.html

Traducteurs : falken, Fran330, KfiR, Manu06, stephe44, vapoloca, Vizu


Genfelip (G) : Salut tout le monde c’est Genfelip. Je suis vraiment heureux, très très très très très heureux, excessivement heureux de pouvoir être avec quelqu’un présentement que j’admire depuis longtemps, ça fait plus de deux ans et demi que je suis son travail, pour moi c’est un héros… et pour la cigarette électronique.
Je vous présente le Dr Konstantinos Farsalinos…

Konstantinos Farsalinos (KF) : Bonsoir.

G : Vous parlez un peu français ?

KF : Un tout petit peu.

G : Un tout petit, petit peu ?

KF : Oui.

G : Bon, donc si jamais il me manque un mot, on devrait pouvoir se débrouiller. Bonsoir docteur. Pourquoi avez-vous commencé à travailler sur des études sur la vape, ou plutôt qu’est-ce qui a fait que vous vouliez travailler là-dessus ?

KF : Et bien, vous savez au départ… enfin quand je dis au départ… j’ai commencé à travailler sur l’e-cigarette fin 2011. Au début, avant que j’aie entendu parler d’e-cigarettes, je n’avais absolument aucune idée de ce que c’était : l’ignorance complète. Je veux dire qu’au début, je pensais même qu’il y avait de l’eau dedans, que ça vaporisait de l’eau et qu’on l’inhalait…

G : C’est ce que nous entendons souvent.

KF : J’étais encore ignorant en la matière, je veux dire personne ne naît avec la science infuse. À cette période,je venais de terminer une étude évaluant la dysfonction cardiaque infra-clinique chez les jeunes fumeurs en bonne santé, immédiatement après avoir fumé, en utilisant de nouvelles techniques d’imagerie des échographies cardiaques.
Donc, à ce moment-là, je reçus un jour un MMS de deux de mes amis utilisant des e-cig. Ma première réaction a été de leur dire « vous venez de gaspiller votre argent, venez me voir, je vais vous donner de la varenicline (Champix, ou Chantix aux USA) si vous voulez arrêter de fumer ».
Mais vous savez, lorsqu’ils ont vu ma réaction, ils ont continué à me faire parvenir des photos d’eux utilisant des e-cig, ce qui m’a surpris, d’où l’idée de lancer une étude sur la vape. Tout d’abord j’ai essayé d’apprendre ce qu’était une e-cig. J’ai donc trouvé un forum internet d’utilisateurs d’e-cig en Grèce, dont je suis devenu membre, j’ai commencé à lire tous les messages du forum pour comprendre ce qu’était l’e-cig, et dans le même temps j’ai commencé une étude clinique qui a été présentée au Congrès annuel de la Société Européenne de Cardiologie en 2012 à Munich.
Cette étude a commencé au début 2012. En réalité, à travers cette étude, j’ai fait la connaissance de l’e-cig parce que tous les participants à l’étude, c’était une étude clinique, ont apporté leur propre matériel. Alors je leur ai demandé de démonter l’équipement afin de comprendre ce que c’est, comment ça fonctionne, pourquoi utilisent-ils de si « gros » comme je les appelais, vous savez ces gros appareils en acier inoxydable … à cette époque, il s’agissait pour la plupart de mods mécaniques,ils étaient très gros, très lourds…
Oui, quelque chose comme ça. [en réponse à Genfelip montrant un gros mod mécanique]
Il me semblait étrange que quelqu’un utilise ce genre de système, mais immédiatement au travers des discussions avec les vapoteurs je me suis rendu compte des raisons pour lesquelles ils utilisaient ce genre de chose : j’ai compris que l’e-cig est un produit qui est fait pour se substituer aux plaisirs et aux effets positifs perçus du tabac, au travers du plaisir de vapoter. Il n’est donc pas seulement une substitution médicale comme les médicaments et c’est la raison pour laquelle je me bats tout le temps, et je me battrai contre les réglementations en tant que médicaments n’importe où car je pense que cela détruira le potentiel des e-cigs pour réduire le tabagisme.
Ce n’est pas la façon dont elles sont utilisées. J’ai publié des études qui disent que non seulement légalement, mais aussi scientifiquement, les e-cigs ne peuvent pas être considérées comme un médicament car elles ne sont pas utilisées comme les médicaments le sont. Et c’est ça, je pense, le facteur le plus crucial pour déterminer si quelque chose est un médicament.
Je pense que le problème quand on discute de nicotine c’est que ça provient du tabac, donc si ça vient du tabac ça devrait être considéré comme un produit du tabac ou un médicament. Ça n’a absolument aucun sens, aucune signification. Ce n’est pas un unique composant, d’où il vient, qui détermine comment vous allez classer le produit. C’est la manière dont il est utilisé, comment et pourquoi il est utilisé, et comment il fonctionne.

G : Alors docteur, vous savez que beaucoup de gens utilisent des atomiseurs reconstructibles de nos jours, il y a beaucoup de matériaux pour les mèches qu’on peut utiliser : coton, silice, coton bio, coton japonais, rayon, mesh inox, enfin bref, je sais que vous êtes un cardiologue mais vu que vous êtes au moins dans le… disons dans le secteur de la santé, lequel est selon vous le plus sûr à utiliser quand on reconstruit un atomiseur ?

KF : Oui. Malheureusement on n’a pas beaucoup de données pour soutenir une approche ou une autre. Ma suggestion serait que le coton, le coton non traité, serait le meilleur. Quand je dis non traité je veux dire qui n’a pas été passé à la javel ou subi des traitements chimiques pendant sa transformation. Ça semble être, disons, le matériau le moins nocif bien qu’il faille plus d’études pour pouvoir affirmer cela. Donc disons que théoriquement ça pourrait être le plus sûr.
J’entends dernièrement que beaucoup de gens utilisent du rayon, qui est une autre forme de coton, mais j’ai vu qu’il subit une transformation très complexe qui utilise plusieurs produits chimiques, ce qui me fait me demander combien de ces substances restent dans le produit fini. Donc je serais hésitant à utiliser n’importe quel matériau qui subit une transformation chimique intense. Je suggérerais le plus simple, et je pense que sous cet aspect le coton serait la meilleure idée.
Mais comme je l’ai dit nous avons besoins de plus de preuves, plus d’études pour pouvoir soutenir cette idée grâce à des données.

G : Comme le kanthal, les fils NiChrome et tout le reste je suppose…

KF : Exactement c’est pareil. Vous savez qu’il y a des études qui ont trouvé des métaux lourds dans la vapeur.

G : Oui.

KF : Donc on sait qu’ils sont là. Certains proviennent probablement de l’interaction entre le liquide et le matériau de la résistance. Donc à nouveau c’est un test qui n’est pas très compliqué, qui ne coûtera pas beaucoup d’argent, mais ça fera une grosse différence pour l’e-cig en général, pour l’industrie de l’e-cig.
Parce que vous savez, remplacer un matériau de résistance par un autre ça ne coûtera rien, même pour les chinois, même pour les productions à grande échelle qui proviennent de Chine, c’est très facile de leur dire de remplacer le fil X par le fil Y. Et ils vont le faire et ça ne coûtera pas plus, pas à eux, pas au client final.
Et bien sûr ces gens qui refont eux-mêmes leurs résistances, ils devraient pouvoir prendre des décisions informées. Pour le moment les seuls critères pour utiliser un matériau c’est le goût et la facilité d’emploi, mais si vous avez des preuves à propos de la libération de métaux lourds alors vous pouvez choisir en vous basant aussi sur cette information.
Personne ne va vous interdire d’utiliser quelque chose qui est probablement un peu plus dangereux, mais vous prendrez une décision informée.
Donc je pense que ce sont des changements qui… ce sont des domaines de recherche dans lesquels on n’a pas besoin de beaucoup d’argent pour effectuer la recherche mais ça va beaucoup améliorer l’e-cig en tant que produit, et son profil de sûreté, même à une grande échelle sur l’ensemble du marché, très facilement sans augmenter le coût du produit.
Donc c’est quelque chose qui vaut vraiment la peine d’être fait.

G : Oui absolument. Vous pensez que vous allez faire une étude à ce propos à un moment ?

KF : Oui on a prévu plein d’études depuis quelques mois. Le problème habituel c’est le financement. Actuellement le dernier projet de recherche qu’on est en train de réaliser c’est la mesure des températures à l’intérieur de la mèche.

G : Oui c’est ce sur quoi vous travaillez en ce moment, c’est quelque chose d’important.

KF : Exact. C’est important car pour la première fois nous faisons ça dans des conditions réalistes. Nous avons réussi à passer un fil très fin et un capteur dans l’atomiseur et on utilise l’atomiseur complètement assemblé et un vapoteur expérimenté l’utilise.
Donc on ne fait pas qu’exposer la résistance et mesurer la température dans la mèche, c’est quelque chose que n’importe qui peut faire très facilement, mais ça ne représente pas une utilisation réaliste.
Donc on a complètement assemblé l’atomiseur, on utilise un reconstructible évidemment, et on mesure la température durant l’utilisation réelle. Et on va faire une étude clinique après ça, demandant à des vapoteurs expérimentés de vaper avec leurs propres liquides sur des atomiseurs qui auront été préparés avec un capteur. On va mesurer les températures dans des conditions réalistes et échantillonner un groupe de 20 ou 30 vapoteurs.
On est en train de préparer les protocoles à l’heure actuelle. Dans les prochains jours on va certainement lancer une campagne de financement participatif.
La précédente a remporté un franc succès, et comme vous le savez a débouché sur des résultats très importants et je pense qu’on va voir des changements intéressants dans l’industrie de l’e-cig, dans les processus de production des liquides grâce à cette étude.
On espère que la prochaine campagne de financement va remporter autant de succès. Je pense que mesurer les températures pendant la vape est un domaine de recherche excitant et que c’est le domaine le plus crucial en termes de sûreté.
Encore une fois nous ne faisons pas de la recherche pour faire interdire quoi que ce soit, mais je pense que cette recherche est importante pour les vapoteurs afin de prendre des décisions informées à propos de leur manière de vaper.
Par exemple pour le moment on ne sait pas quelles sont les interactions entre température, puissance, et durée de la bouffée. Il y a des gens qui ont peut-être peur d’utiliser des puissances plus élevées donc ils vapent à des puissances faibles mais ils prennent des bouffées très longues. Et on n’est pas sûrs si c’est réellement mieux que des puissances plus élevées avec des bouffées plus courtes. Ce qui est généralement le cas.

G : Oui, et pour l’utilisateur quand on fume une cigarette on prend souvent des bouffées plutôt courtes et on a un vrai hit, donc c’est pour ça que les gens utilisent des puissances élevées et des bouffées plus courtes, pour obtenir un peu la même sensation. Parce que quand les gens commencent à vaper, les premiers jours on leur dit toujours « il faut tirer plus longtemps dessus si tu veux avoir un gros hit » et des fois ça peut les éloigner de la vape. Donc c’est un point très intéressant.

KF : Je peux vous donner quelques résultats préliminaires de cette recherche, qui vérifient exactement ce que vous dites. On voit un très long délai entre l’activation de l’appareil et l’élévation de la température.
Et c’est pourquoi quand on fume, au moment où on prend la bouffée on a immédiatement la fumée chaude qui arrive parce que la cigarette est toujours en train de brûler. Avec les e-cigs on sait que l’appareil est inactif entre chaque utilisation donc on voit qu’il y a un très gros délai entre l’activation de l’appareil et l’élévation de température. Et ce délai se raccourcit plus on envoie de puissance dans l’atomiseur.
Donc on voit des résultats très intéressants à partir de ça, et ça nous donne de nouvelles idées pour améliorer la vape, tout en la rendant plus sûre.
Donc on a plein d’idées, on travaille actuellement sur ces expériences. Jusqu’à maintenant on paye nous-mêmes mais on espère que la campagne de financement participatif sera un succès. Et on va élargir cela car on a aussi besoin de faire l’étude clinique comme je l’ai déjà dit. Mais plus important on veut dupliquer ces conditions réalistes en laboratoire et mesurer le niveau de toxines que le vapoteur absorbe. Par exemple le formaldéhyde, l’acétaldéhyde etc.

G : En parlant des e-liquides, vous avez fait une étude sur les arômes, et les résultats ont été… pas inacceptables, mais assez négativement surprenants.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus a ce sujet ?

KF : Oui, je suis d’accord avec vous, j’ai été moi même plutôt surpris avec les résultats. Nous connaissions en effet les problèmes relatif aux liquides contenant du diacétyle depuis 2008 mais le vrai débat s’est ouvert en 2010. C’est donc il y a 4 ans déjà que le problème était connu de tous. Mais il semble qu’il y ait un gros problème avec les arômes sucrés en particulier. À ce propos, je me dois de clarifier ce point : lorsque nous avions rapporté un pourcentage de 74% d’échantillons positifs au diacétyle, nous ne parlions que des arômes sucrés.
Ça doit être clarifié car beaucoup de gens croient que 74 % de tous les e-liquides sur le marché pourraient contenir du diacétyle. Non ! Nous avons spécifiquement évalué les arômes sucrés, car il était les plus susceptibles de contenir du diacétyle et de l’acétyle propionyle. Donc le pourcentage que nous rapportons concerne les arômes sucrés. Ils peuvent être présents dans d’autres types d’arômes, mais les niveaux seront bien plus faibles, la prévalence sera bien plus faible comparés aux arômes sucrés qui sont les plus suspects.
Ce point est clarifié sur le résumé de l’étude et il sera présent, bien sur, dans la publication finale qui sera présentée dans quelques semaines, si tout va bien.
C’est important de clarifier ça pour les consommateurs, qui pourraient croire autrement que 74% de la totalité des liquides est concernée par ce problème.

G : Oui, c’est ce que beaucoup de personnes m’ont dit. Ils pensaient que c’était le cas et je leur disais « je suis pas sûr, il me semble que ce n’est que les arômes sucrés, si j’ai bien compris ». Je n’étais moi-même pas sûr, pour tout te dire. Merci donc de clarifier ça ici.

KF : Et bien sûr les arômes sucrés sont très très populaires !

G : Absolument ! Je suis le premier à aimer ça, je suis un accro des fruités, je ne vape pas d’arômes tabac, c’est très bien les fruits. Il y a beaucoup de choix dans les « custards » aussi, qui sont encore bien plus sucrés. Mais déjà les fruités contiennent pas mal d’arômes sucrés en général.
Le problème, c’est que je pensais que lorsqu’un vendeur d’arômes disait qu’il n’y avait pas de diacétyle dedans, c’était vrai. Mais nous avons constaté, que même eux ne savent pas vraiment en réalité, car ils ne fabriquent pas toujours ces arômes.

KF : Oui, vous avez raison en effet. Je n’ai pas blâmé ces vendeurs pour avoir menti, car je pense qu’ils ne savaient pas. Et la raison pour laquelle ils ne savaient pas, mais ça nous devons admettre que c’est bien leur erreur, c’est que comme vous le savez, les vendeurs d’e-liquides ne produisent pas leur propre arômes.
Ils ont des fournisseurs qui leur vendent. Donc ce qu’ils ont fait, c’est qu’ils ont demandé à ces fournisseurs si leurs arômes contenaient du diacétyle et se sont contentés d’une réponse orale, ou d’un e-mail, et n’ont pas spécifiquement demandé des résultats de tests. C’est de là que le problème vient. Les fournisseurs eux même ont fourni des informations incorrectes, et vous savez, c’est très facile pour un arôme alimentaire de contenir ce diacétyle, car c’est légal.

G : Oui, pour manger.

KF : Oui, et c’est inoffensif quand on le mange. C’est pour ça qu’ils ne sont pas très regardant sur le fait que leurs produits contiennent, ou pas, du diacétyle.
Le problème, tel qu’on l’a exprimé dans l’article, c’est qu’il n’y a aucune industrie spécialisée dans l’inhalation des arômes. Donc pour le moment, il y a un mélange entre les arômes alimentaires et ceux utilisés pour l’e-cigarette mais nous n’avons pas tellement le choix pour le moment, il n’y a pas d’autre alternative que d’utiliser des arômes alimentaire approuvés.
En revanche, je pense que dans le futur nous allons voir se développer une industrie spécialisée dans l’inhalation des arômes…

G : Ça serait bien…

KF : … qui permettra également… Vous savez ça va prendre des années, soyons honnêtes !

G : … Oh oui.

KF : …ce n’est pas quelque chose qui va avoir lieu demain. Car même pour toutes ces produits approuvés en usage alimentaire, ils ont été testés pendant 15, 20 ans comme vous le savez, avant d’être sûrs qu’ils sont sans danger. Donc, ce n’est pas quelque chose que l’on peut faire d’ici l’année prochaine ou d’ici deux ans. Cela va prendre du temps, ça va se faire progressivement. Mais je pense (et le plus tôt sera le mieux) que nous allons nous orienter vers une industrie spécifique aux arômes inhalés dédiés à la cigarette électronique.

G : Et puisque nous parlons de liquides, qu’en est-il des extraits de tabac comme le macérat de tabac ou des choses comme ça. Que pensez-vous de ces arômes ?

KF : En premier lieu, les consommateurs, les vapoteurs devraient savoir que ce ne sont pas des ingrédients approuvés pour un usage alimentaire… Parce que j’ai vu de nombreuses sociétés dire qu’elles utilisent des arômes alimentaires, alors qu’elles utilisent aussi de l’extrait de tabac. L’extrait de tabac n’a jamais été autorisé en usage alimentaire. Les vapoteurs devraient savoir cela.
Maintenant, il y a deux types d’extraits : l’un est l’extrait produit industriellement appelé généralement extrait de tabac ou macérat de tabac et nous avons aussi ce qui est appelé l’extrait naturel de tabac qui est préparé avec des méthodes faites maison.
Je veux dire, les fabricants prennent eux-mêmes des feuilles de tabac séchées et ils font une extraction des arômes, généralement à l’alcool, eau-alcool ou autre processus qu’ils connaissent, afin d’obtenir les arômes des feuilles de tabac.
J’accepte qu’ils ont probablement un goût plus réaliste, plus proche des cigarettes comparé au reste. C’est presque certain que ça va entraîner un risque plus important pour les utilisateurs comparé aux arômes alimentaires.
Cependant il semble que c’est toujours bien bien mieux comparé à la fumée de tabac, et la raison est simplement que, bien que vous ayez quelques substances qui proviennent des feuilles de tabac, vous n’avez aucune combustion avec l’e-cigarette. Et les températures en jeu sont bien plus faibles.
Donc vous n’avez pas tous les produits de combustion qui sont présents dans la fumée de tabac et qui ne seront pas présents dans la vapeur d’e-cig malgré le fait que vous utilisiez des extraits de tabac dans le liquide.
Dans l’étude de cytotoxicité que nous avons réalisée, nous avons trouvé que les échantillons avec extraits de tabac étaient plus toxiques que les autres, mais par contre ils étaient largement moins toxiques que la fumée de cigarette.
Nous avons aussi fait une étude chimique en analysant quelques carcinogènes dérivés du tabac, et pour vous dire la vérité dans la plupart des cas nous n’en avons trouvé aucun, même dans les liquides produits à partir d’extraits naturels de tabac.
Bien sûr nous ne testons la présence que de 10-12 substances, il y en a beaucoup plus que nous devrions tester, mais déjà ça montre que c’est bien mieux que la fumée de tabac.
Donc oui, ça peut entraîner un risque plus important pour l’utilisateur, mais le niveau de risque reste beaucoup beaucoup plus bas comparé au tabac fumé.
Et les utilisateurs devraient savoir cela.

G : Tout à fait. Dernière question sur les liquides : arômes naturels ou artificiels ? J’ai entendu un pharmacien dire que les arômes naturels n’étaient pas une bonne idée. Car les molécules étaient plus grosses et susceptibles de poser des problèmes dans les poumons. Que pouvez vous nous en dire ?

KF : Je suis surpris que vous ayez trouvé un pharmacien disant cela. La plupart des gens que j’ai entendu disent le contraire mais je pense qu’il avait raison. Je ne suis pas favorable à l’utilisation d’arômes naturels. La raison en est simple : quand vous faites un extrait naturel, vous extrayez beaucoup d’autres produits que les arômes. Ces substances peuvent être très bonnes à ingérer mais elles n’ont pas été faites , et ne sont pas présentes dans la nature, pour être inhalées.
Ainsi, cela ne signifie pas que cela puisse être dangereux. Mais nous n’avons pas de connaissances à ce titre. Et cela signifie que nous sommes exposés à plus de produits chimiques. Et des produits qui ne contribuent pas aux arômes mais auxquels nous restons exposés. Et nous ne connaissons pas le niveau de risque associé à cette exposition. A l’inverse quand vous fabriquez artificiellement un arôme naturel, la différence est que vous utilisez la seule substance qui contribue à l’arôme – pour la vanille, par exemple, c’est la vanilline – mais vous n’obtenez pas la vanilline en l’extrayant de la plante de vanille, mais en la produisant synthétiquement en laboratoire.

G : Oui

KF : Donc quand vous produisez synthétiquement de la vanilline vous obtenez de la vanilline très pure, et ce sera en réalité la seule substance à laquelle vous serez exposé. Et c’est la substance qui donne l’arôme. Si vous faites une extraction naturelle de vanilline, vous obtiendrez de la vanilline et une multitude d’autres composés chimiques.

G : Oui, car vous savez tout le monde dit que le naturel est meilleur. « Naturel ici, naturel là… » Ce devrait être meilleur…

KF : Oui, c’est très bien dans la nourriture. Vous l’utilisez pour vos desserts, votre café, vos préparations culinaires… Oui, mais ce sont des composés qui ont été produits en vue d’être mangés. Ce pourquoi ils sont présents dans la nature. Ils n’ont pas été mis là pour être chauffés et inhalés.
Donc je dis seulement que les extraits naturels comprendront beaucoup plus de composés chimiques que les arômes produits de façon synthétique et que nous ne savons pas – je n’affirme pas qu’ils sont dangereux mais juste que nous ne savons pas – s’ils sont ou non dangereux. Donc vous êtes exposés à beaucoup plus de produits indéterminés.

G : Vous savez, il y a certains arômes qui, quand vous les vapotez, encrassent la résistance beaucoup plus vite que d’autres. On dit souvent que ce sont les sucres – non que l’on ajoute du sucre – mais que ce sont les sucres du liquide qui encrassent les résistances. Que pouvez vous en dire ? Pourquoi avec certains arômes une résistance ne dure que deux jours et avec d’autres un mois et demi ? Qu’est ce qui produit ce phénomène ?

KF : Et bien, il semble bien que la plupart des résidus qui s’accumulent dans les mèches et les résistances proviennent des arômes. Vous devez comprendre que certains de ces résidus proviennent aussi de la poussière dans l’environnement. Car quand vous tirez une bouffée comme vous le faites maintenant, vous aspirez de l’air environnemental dans l’atomiseur. Et celui ci contient de la poussière que bien sûr nous ne voyons pas car les particules sont très petites, mais elles sont bien présentes. Et beaucoup d’entre elles restent probablement sur la résistance et y brûlent et c’est pourquoi elle noircit. De plus, il y a certains produits aromatiques qui peuvent par exemple présenter un point d’ébullition plus élevé et ne se diffusent pas dans la vapeur de la même façon que les ingrédients de base du e-liquide. C’est pourquoi ils stagnent dans la mèche et la résistance, sont chauffés de façon répétée à chaque activation de l’e-cigarette et c’est pourquoi vous obtenez ces résidus. Bien sûr je ne suis pas informé de recherches systématiques effectuées sur ce que contiennent ces résidus, mais je suis informé, comme vous le dites, que certains arômes produisent plus de résidus et d’autres moins. Probablement des composés chimiques des arômes eux-mêmes. Quand vous utilisez un liquide non parfumé, vous savez, la résistance peut durer longtemps. Ainsi que la mèche. Et vous n’obtenez pas tant de résidus. Cela vient le plus probablement de certains composés aromatiques.

G : Que dites vous aux politiciens, tous les gouvernements, qui répètent qu’il n’y a pas de preuve, qu’il n’y a pas assez de données, que bla bla bla… en fait vous avez écrit, vous avez signé, une lettre je pense avec 53 ou 56 autres scientifiques autour du monde.
Que dites vous ? C’est comme s’ils ne les voient pas, ils ne veulent pas les voir, ils ne veulent pas entendre parler des études. Parce qu’elles existent mais ils les ignorent. Que dites vous de ça ?

KF : Tout d’abord je peux vous assurer qu’ils ne les ignorent pas. Ils disent qu’elles n’existent pas mais ils savent très bien qu’elles existent.
Tout d’abord quand vous êtes un scientifique et que vous dites, après que les e-cigarettes existent depuis toutes ces années, on ne sait pas ce qu’il y a dedans, alors il y a quelque chose qui ne va pas avec votre « science », parce que si ça vous prend 5 ou 6 années pour comprendre ce qu’il y a dedans ou pour avoir une quelconque preuve de ce qu’il y a dedans, alors il y a quelques chose qui ne va pas avec vous, pas avec le produit. Et ce serait votre erreur si vous ne saviez pas encore ce qu’il y a dedans.
Bien sûr on ne sait pas encore tout. Mais on sait plutôt beaucoup de choses. En particulier à partir de les analyses chimiques, qui bien sûr, j’insiste, doivent être étendues, et nos dernières études sur le diacétyle prouvent que nous devons étendre la recherche et nos connaissances mais bien sûr nous somme loin de dire que nous ne savons pas ou qu’il n’y a pas de preuves.
Vous savez, ce n’est pas un cas où on ne tient pas compte des données, c’est un cas où ils expriment une opinion qui colle à leurs propres objectifs.

G : Bien sûr

KF : Et c’est la vérité. Et l’objectif est de restreindre l’usage de l’e-cigarette.
Je ne veux pas dire s’ils le font exprès ou par ignorance, mais je peux dire qu’ils ont juste tort, premièrement. Deuxièmement ils font une erreur en traitant l’e-cigarette de façon similaire à la cigarette de tabac. Et c’est une erreur fondamentale. Parce que, même si les cigarettes de tabac on été développées pour qu’un non-fumeur devienne un fumeur et de n’apporter aucun avantage à personne, ou à aucun groupe de la société, l’e-cigarette a été développée pour apporter un avantage à un groupe spécifique de la société qui sont les fumeurs.
Donc vous avez un produit qui, nous le pensons, sera bénéfique à la santé de quelqu’un qui adopte son usage au lieu de fumer. Donc, fondé là-dessus, il est complètement irresponsable de traiter l’e-cigarette de la même façon que la cigarette de tabac. Ce n’est pas seulement une nouvel usage qui a été développé, et on veut que tout le monde adopte ce nouvel usage. C’est un produit qui a été développé pour remplacer un produit très dangereux.

G : Que nous savons qu’il l’est.

KF : C’est complètement différent de l’histoire de la cigarette de tabac. Et quand je vois des opinions, faire la comparaison, avec la façon dont l’industrie de la cigarette de tabac s’est étendue dans les décennies passées, et que maintenant ils pensent que la même chose arrive avec l’e-cigarette, ils ne comprennent simplement pas le sujet !

G : Oui

KF : Ca n’a aucun rapport avec la cigarette de tabac. À part utiliser le terme « cigarette » dans l’acronyme, vous savez, le nom.

G : Oui

KF : Et c’est, vous savez, un tabou pour certaines personnes.

G : Eh bien pour moi…

KF : Mais la science, la science ne marche pas avec des tabous, et ne marche pas avec des idéologies, et la pire des choses qui arrive en ce moment c’est qu’on voit des scientifiques déformer des preuves scientifiques à cause de problèmes idéologiques. Le scientifique n’a pas à avoir des problèmes idéologiques quand il approche l’e-cigarette en tant que produit. Peut-être que c’est le travail du politicien d’avoir des problèmes idéologiques. Mais en tant que scientifique vous devriez retirer toute idéologie quand vous parlez de science. C’est aussi simple que cela.

G : Oui parce que c’est factuel.

KF : Tout à fait. Vous savez l’idéologie va résulter en déformation, mauvais représentation, désinformation du consommateur et les consommateurs, fumeurs et vapoteurs, ne sont pas des scientifiques et ne peuvent pas le devenir du jour au lendemain, donc il risquent d’être leurrés par ce qu’ils entendent, et j’ai vu des vapoteurs abandonner l’e-cigarette et recommencer à fumer parce qu’ils ont entendu quelqu’un dire que les e-cigarettes émettent des substances cancérigènes, et je connais beaucoup de fumeurs…

G : …vous allez avoir de l’eau dans vos poumons, et…

KF : …oui, oui, et beaucoup de fumeurs ont été découragés d’utiliser l’e-cigarette à cause de ce qu’ils ont entendu. Et je pense qu’il y a une responsabilité éthique de ces gens et ils devraient être tenus responsables de désinformer le public et d’avoir de tels résultats.
C’est mon opinion.

G : Ici au Québec et même partout au Canada, ce qui est en train de se passer, c’est qu’à Toronto, ils veulent interdire l’e-cig dans les endroits publics. C’est ce qu’ils essaient de faire en ce moment mais partout au Canada, particulièrement au Québec (c’est là que je vis), je peux vous dire que le département Santé au Québec, ils ont un beau document qui dit : « C’est une porte d’entrée vers le tabac ».

KF : Oui mais ils ne peuvent par fournir la moindre preuve.

G : Oui, ils disent qu’ils n’ont pas de preuve et bien sûr, c’est ridicule. Quand vous vapotez, vous savez que c’est ridicule de dire que si je sors avec ceci [montre une box] et que j’en prends une grosse bouffée, il y a quelqu’un de l’autre côté de la rue qui va se dire : « Oh il faut que j’aille acheter un paquet de cigarettes et commencer à fumer ». C’est ridicule.

KF : Haha, ce n’est pas de la science !
Je vais vous dire une chose. Il n’y a pas une seule observation qui montre un non-fumeur devenant un vapoteur régulier et qui après passerait de l’e-cigarette au tabac. Pas une seule observation ! Parce que « porte d’entrée », c’est ça que ça veut dire. Ça veut dire qu’un non-fumeur devient un vapoteur régulier – c’est très important car n’importe qui peut essayer une fois une e-cigarette. Si vous essayez une fois une e-cigarette et, un an plus tard, vous devenez un fumeur, ça ne signifie pas que l’e-cigarette a fait de vous un fumeur, si vous l’avez essayé une fois. Non, il faudrait passer de non-fumeur à vapoteur régulier et après, à fumeur. Pas un seul cas de cela n’a été observé. Donc l’hypothèse « porte entrée vers le tabac » n’est rien de plus qu’une hypothèse, et toutes les preuves excluent cette hypothèse.

G : Qu’en est-il des femmes enceintes ? Que pensez-vous de cela ? Nous ne sommes pas médecins, nous ne pouvons pas dire : « Vous devriez faire ceci, vous ne devriez pas faire cela ». Nous ne pouvons pas affirmer grand chose à ce sujet mais personnellement, quand je vois une femme enceinte et elle me dit : « Je fume et j’aimerais vapoter au lieu de fumer parce que je suis enceinte ». Je dis toujours : « Si vous n’arrivez pas à arrêter de fumer, bien sûr, passez à l’e-cigarette mais le mieux serait de, j’imagine, de ne faire aucun des deux mais bien sûr nous ne vivons pas dans un monde idéal ».
Que pensez-vous des femmes enceintes qui vapotent ?

KF : Je pense que, bien que nous n’ayons aucune preuve dans un sens comme dans l’autre, on sait que fumer fait des dégâts, on sait qu’il est dit que la nicotine est un risque pour le fœtus. Ceci dit, en se basant sur le sens commun et sans donner des conseil spécifique, je peux dire que vapoter est nettement préférable que fumer, bien que je pense que c’est encore plus important pour les femmes enceintes de renoncer aux deux, au moins pendant la grossesse. Mais vous savez, c’est la situation idéale, comme vous l’avez dit, c’est même l’idéal pour tout le monde mais je suggérerais, euh, j’ai tendance à croire, même s’il n’y a pas de preuve stricte, que la vape est nettement préférable au tabac durant la grossesse.

G : Particulièrement si c’est sans nicotine.

KF : Encore mieux, oui mais je pense qu’elles devraient essayer, autant qu’elles le peuvent, de renoncer aux deux, au moins pendant la grossesse.

G : Je pensais à une chose pendant que vous parliez. Beaucoup de gens disent (bien sûr, c’est de la désinformation) : « Vous allez avoir de l’eau dans vos poumons parce que c’est de la vapeur d’eau », ce que ce n’est pas d’ailleurs.

KF : Quel serait le problème avec la vapeur d’eau ? Pourquoi auriez-vous de l’eau dans vos poumons si c’était de la vapeur d’eau ?
Donc quand vous respirez tout près d’une bouilloire qui bout, vous allez quoi ? Vous noyer ?

G : C’est ça la question, merci.

KF : Jean-Philippe, je crois que ceci ne mérite pas d’être discuté. C’est une grosse blague et ça devrait être traité comme tel. D’abord, aucun scientifique ne prétend cela. Même les plus opposés à l’e-cigarette n’ont jamais prétendu que l’e-cigarette provoquerait une accumulation d’eau dans les poumons, parce qu’ils savent comment les poumons fonctionnent. En réalité, si vous allez dans un hôpital, vous verrez des personnes traitées avec de l’oxygène. L’oxygène passe dans de l’eau. La raison, c’est que l’air sec est dangereux pour les poumons. L’air doit être humide quand il entre dans les poumons. De ce fait, la vapeur d’eau est bénéfique pour les poumons. En réalité, elle ne s’accumule pas ; elle ne vous noiera pas et ne vous tuera pas. C’est une grosse blague et vous n’entendrez jamais un scientifique dire ça même si il est totalement opposé à l’e-cigarette. C’est totalement ridicule et ça doit être traité comme blague, rien de plus.

G : Avez-vous eu des retours à propos de la lettre envoyée à l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé ? Avez-vous des retours de leur part ?

KF : Le retour, c’est : « Nous avons reçu votre lettre ». C’est la réponse qu’on a reçue. En fait, laissez-moi vous dire que nous avons envoyé 2 lettres. Après notre lettre répondant au rapport de Glantz, qui a récolté cent vingt et quelques signatures, ils [l’équipe Glantz] ont envoyé une lettre à l’OMS, disant : non, l’e-cigarette est dangereuse, etc. Et ils ont fourni des « preuves » scientifiques qui, de nouveau, ne sont pas scientifiquement recevables. C’est pourquoi nous avons préparé la lettre suivante, dans laquelle nous avons repris toutes les références mentionnées par Glantz, et nous avons expliqué à l’OMS pourquoi les conclusions étaient complètement différentes de celles présentées par Glantz. Donc nous avons envoyé cette seconde lettre et nous avons reçu une réponse de l’OMS, du bureau de la Directrice, Margaret Chan, disant : « Nous avons reçu vos 2 lettres ». Et c’est tout.
Cependant, après la 1ère lettre, l’OMS a quelque peu changé sa position sur l’e-cigarette. Ils ont dit : « Nous sommes en train d’étudier plus avant l’e-cigarette, toutes les preuves, nous rassemblons les preuves, nous essayons de voir ce qu’il en est vraiment », etc etc. Alors qu’avant cela, ils étaient très négatifs quant à l’e-cigarette. Maintenant, bien sûr, je ne crois pas que, d’un coup, ils aient complètement modifié leur attitude mais… euh… ils commencent à penser : « On ne devrait pas se presser autant ». Espérons-le ! On va voir…

G : Pouvez-vous nous dire, pour ceux qui veulent suivre ce que vous faites, votre travail, en plus de Facebook, quel est votre site ? Où peut-on vous trouver, suivre ce que vous faites ?

KF : Oui, c’est le blog sur lequel j’écris des commentaires. Pas à propos de mes recherches mais bien à propos de toutes recherches publiées sur l’e-cigarette. C’est http://www.ecigarette-research.com/ . Et vous y trouverez des commentaires, des analyses à propos de toute étude publiée sur l’e-cigarette. Pas seulement mes études mais aussi des études d’autres groupes de chercheurs. Je critique, je présente des résultats dans un langage facile à comprendre, en limitant le jargon, en essayant de rendre tout ça plus simple pour le lecteur moyen, non expert. J’espère qu’en cela, je réussis.

La raison, c’est que nous voulons propager toute information, qu’elle soit positive ou négative vis à vis de l’e-cigarette. Parce que je pense qu’on devrait savoir et comprendre tout, y compris les aspects négatifs. Et vous savez, ma dernière étude était en réalité négative pour l’e-cigarette. Bien que, de nouveau, elle confirme que l’e-cigarette est de loin moins toxique que le tabac, nous avons détecté un risque évitable. Nous pensons qu’un risque évitable devrait être évité au bout du compte. Et ça rendra l’e-cigarette beaucoup plus sûre qu’elle ne l’est maintenant. Donc, je pense que, même si cette étude est en réalité positive, elle présente une découverte négative pour l’e-cigarette. Et je suis convaincu qu’on ne doit cacher aucun fait que nous découvrons. Notre job, ce n’est pas présenter uniquement les aspects positifs mais aussi les aspects négatifs. Particulièrement quand quelque chose peut être amélioré, il est de toute première importance, non seulement de présenter la découverte, mais aussi de suggérer des solutions.
Et c’est la façon dont nous travaillons. Je pense que tout usager a le droit de savoir. Ou tout usager potentiel, le fumeur, a le droit de savoir le niveau de risques encouru, comparé au tabagisme. Comparé au tabagisme (je veux insister là-dessus). C’est cela que nous présentons.

Je ne prétends jamais que l’e-cigarette est absolument sans risque. Si je prétendais cela, je prétendrais alors que tout le monde pourrait se mettre à l’e-cigarette sans problème.
Je m’attends à ce que des risques résiduels, très petits à mon sens, puissent subsister et nous travaillons à la quantification des risques et à trouver des moyens d’améliorer encore davantage la sécurité de l’e-cigarette.

G : Juste avant de vous laisser, j’ai encore 2 questions pour vous. L’une a été posée par un de mes bons amis et je me demandais la même chose : quand on expire la vapeur et que nos enfants sont tout près (j’ai une fille de 5 ans), quand on expire la vapeur à côté d’eux, pensez-vous qu’il y a quelque chose de toxique pour eux ?

KF : Vous savez, il pourrait y avoir des substances toxiques parce que nous savons que certaines substances toxiques sont présentes dans la vapeur. Cependant ça dépend avec quoi vous comparez ça. Je vous donne un exemple. Asseoir l’enfant près de la mère quand elle cuisine, c’est probablement exposer l’enfant à plus de substances dangereuses que si vous asseyez l’enfant à côté d’un vapoteur.

G : OK

KF : Je ne dis pas cependant que c’est absolument sans risque ou pas toxique du tout, que c’est de la vapeur d’eau, etc. Ceci dit, il y a une étude de Goniewicz qui a découvert que ça émet de la nicotine et aucune autre substance que la nicotine. Et aussi notre propre étude a…

G : Et des petites quantités, des traces…

KF : Oui, des traces. Je dois dire que la nicotine, que l’exposition indirecte à la nicotine, n’a jamais été un problème avec la cigarette traditionnelle. Il n’a jamais été prouvé que ça causait, soit de la dépendance, soit des problèmes de santé. Et les problèmes causés par le tabagisme passif n’ont jamais été des problèmes d’exposition à la nicotine, parce que les quantités sont négligeables, même avec la cigarette traditionnelle. Donc pas seulement avec la cigarette électronique ou le taux est beaucoup plus bas. Même avec la cigarette traditionnelle. l’exposition indirecte à la nicotine n’a jamais été un problème.

OK, vous pouvez détecter de la cotinine dans l’urine mais en réalité, personne n’aura un problème de santé en respirant de la nicotine qui est dans l’air, venant de cigarettes traditionnelles ou d’e-cigarettes.
Ce sont les substances de combustion qui causent les problèmes du tabagisme passif. Et nous savons qu’avec l’e-cigarette, les substances dégagées sont presque à zéro dans l’environnement.
Peut-être l’usager est exposé à certaines d’entre elles mais elles ne sont pas détectables dans l’environnement.
Donc je ne dis pas que c’est totalement sans risque mais je vous donne le niveau de risque et vous décidez ce qu’il faut faire. Il n’y a pas de preuve que quelqu’un puisse endommager sa santé en étant à côté d’un vapoteur en train de vapoter. Il n’y a pas de preuve de cela. Le plus probable et qu’il n’y ait aucun préjudice ou alors un préjudice tellement mineur qu’il est non mesurable ou extrêmement faible.

G : C’est peut-être plus mauvais de manger chez Mc Donald ?

KF : Je vous le dis. C’est plus mauvais d’être dans la cuisine quand quelqu’un cuisine, particulièrement quand c’est une friture. Vous êtes alors exposé à beaucoup plus de substances de combustion que quand quelqu’un vapote à vos côtés. C’est la vérité. C’est la réalité.
Mais vous ne vous empêchez pas de cuisiner à la maison. Vous cuisinez. Il faut. C’est plus une question de choix personnels mais je vous le dis : les niveaux d’exposition ne peuvent pas être comparés à ceux de la cigarette traditionnelle.

G : Quel est votre avis sur la limitation du taux de nicotine dans les e-liquides ? Pensez-vous que des personnes ont besoin de 50mg pour arrêter de fumer ? Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

KF : Je suppose que vous connaissez ma réponse parce que je me suis battu intensément contre la limite annoncée par l’Union Européenne dans la dernière directive des produits du tabac. Plus spécifiquement, j’ai envoyé une lettre qui a été suivie par une autre, signée par de nombreux experts et dans laquelle nous avons essayé de leur expliquer pourquoi ils ont mal interprété mon étude sur les taux de nicotine. Je leur ai expliqué que j’y analysais la présence de nicotine dans la vapeur et non pas la nicotine absorbée par le vapoteur. Et mon étude ultérieure montrait que, bien que le taux de nicotine peut-être le même que dans la fumée de cigarette, 1/3 en moins est absorbé. Non, on absorbe 3 fois moins de nicotine dans l’organisme. Parce que c’est ce qui est absorbé qui compte, pas toute la nicotine contenue dans la vapeur.
Donc vous savez que je ne suis pas favorable à l’imposition de limites. Ils peuvent imposer des limites par sécurité, pour éviter des mauvais usages. Par exemple quelqu’un pourrait accidentellement boire l’e-liquide ou en avoir sur la peau. Mais je peux vous dire : pour une énorme variété d’autres produits, pourtant très à risques, des limites de quantité ne sont pas imposées. Par exemple l’eau de javel, par exemple les lessives, par exemple beaucoup beaucoup de produits d’entretien, produits cosmétiques, médicaments. Vous savez, si vous prenez 30 comprimés de paracétamol, vous allez mourir. Pas seulement vous : 3 personnes pourraient mourir de 30 comprimés de paracétamol si chacun en prend 10. Pourtant la quantité n’est pas limitée dans les paquets de paracétamol. Ce n’est pas limité à 10 comprimés par boîte ou moins, juste parce que 30 comprimés pourraient tuer quelques personnes. Vous savez, ça n’a aucun sens. On ne limite pas la vitesse des voitures à 60 km/h parce que au-delà de 60 on a plus de chances de tuer quelqu’un dans un accident. Non, on reçoit le conseil de comment utiliser la voiture, on sait, on est éduqué à ce sujet, mais on a la possibilité de conduire à 150 km/h.
Donc je ne comprends pas pourquoi de telles restrictions devraient être imposées aux e-liquides et encore moins quand je suis sûr que ça va empêcher beaucoup de fumeurs de passer à l’e-cig. Car étant donné les taux de nicotine que nous avons trouvé dans la plasma – et vous savez que pour la 1ère fois, nous avons utilisé un dispositif de nouvelle génération, nous avons vu que la vitesse d’absorption est très basse. De ce fait, il a des personnes qui ont besoin de taux bien plus hauts que les 18 ou 24 mg par ml qui sont habituellement disponibles. Et certainement plus haut que les 20 mg qui vont être la limite dans l’Union Européenne à partir de 2016. Il y a beaucoup de fumeurs qui ont besoin de beaucoup plus de nicotine. En fait, ils ne peuvent pas l’absorber. Ils ne peuvent pas l’absorber assez rapidement sauf s’ils utilisent un très haut taux de nicotine dans leur e-liquide.
Bien sûr le problème avec les e-liquides, c’est que le hit dans la gorge sera très fort quand vous vapez à un très haut taux de nicotine.

G : C’est ce que j’allais demander car ici, les médecins disent, par exemple : « Après 10mg, si ce n’est pas assez, vous devriez prendre 20mg, pas plus parce que votre gorge va être, va être… »

KF : Certaines personnes peuvent supporter ça. D’autres non. Malheureusement, avec la cigarette traditionnelle…

G : Oui mais ils disent : « Utilisez-la avec un patch »

KF : Oui, c’est une idée.

G : C’est ce que nous entendons beaucoup de la part des médecins, du moins ici au Québec.

KF : Je pense que c’est une très bonne idée bien qu’il faille être un peu prudent avec ça parce que vous prenez de la nicotine à partir de 2 sources différentes. Il faut être prudent pour ne pas surdoser. Mais je pense que ça ne va pas régler le problème parce que je pense que c’est surtout un problème de vitesse d’absorption. Parce que au bout du compte vous atteindrez la quantité de nicotine que vous obtenez en fumant mais avec la vape, ça prend beaucoup plus de temps. Ainsi les quantités dans le plasma après avoir fumé une cigarette pendant 5 minutes sont égales aux quantités après avoir vapoté à 9 watts pendant 35 minutes. Donc ça prend 35 minutes pour attendre les quantités qu’on atteint en 5 minutes avec la cigarette traditionnelle.

G : 18 mg ?

KF : Oui, un liquide à 18 mg. Nous avons aussi testé ça et en réalité il contenait 17,7mg. Donc c’était assez juste. 18, c’était l’étiquette.

Donc, en réalité, vous avez besoin… En fait, si vous voulez la rapidité vous avez besoin d’un taux plus haut de nicotine. Le problème est que dans les cigarettes traditionnelles, il y a des substances qui agissent comme des anesthésiants locaux sur la gorge et réduisent l’irritation. Malheureusement, nous n’avons pas ça dans les e-liquides mais si quelqu’un peut supporter le hit dans la gorge, venant de la nicotine ou, par exemple peut éviter l’usage de PG et utiliser seulement de la VG dans l’e-liquide, avec un taux élevé de nicotine, alors pourquoi ne pas permettre ça si ça permet de ne plus fumer ? Je ne comprends pas ça. Les gens devraient pouvoir avoir le choix.

G : Et bien Docteur, un grand merci pour votre temps. Je sais que vous êtes toujours occupé. Il est tard maintenant pour vous. Je vous souhaite une très bonne nuit, de doux rêves et j’espère que nous nous rencontrerons de nouveau pour discuter et j’espère que je vous rencontrerai un jour en personne.
Donc merci beaucoup beaucoup et j’espère qu’on vous reverra bientôt.

KF : C’était un plaisir. Mes meilleures pensées à la communauté des vapoteurs canadiens et à mon ami David Sweanor qui est professeur de droit à l’Université d’Ottawa et un grand défenseur de l’e-cigarette, sous l’angle du droit.
Je vous souhaite bonne chance parce que j’entends que vous avez de gros problèmes avec vos vacances et, au cas où vous avez besoin d’aide, dans une perspective scientifique de défense de l’e-cigarette, vous connaissez les personnes qui les personnes qui se basent sur des preuves strictement scientifiques.

G : Très bien. Merci beaucoup. Au revoir.

KF : Au revoir.

Un grand merci aux rédacteurs et traducteurs.

Témoignage et conseils d’une vapoteuse débutante

Comme tous les vapoteurs, Farida a rencontré des difficultés à son début du vapotage.

Non, vous n’êtes pas tout seul dans vos difficultés.

C’est la raison pour laquelle j’ai voulu que cette vidéo vous rassure, et je remercie Farida de l’avoir enregistré en toute simplicité.

Tous les débutants ont les mêmes soucis que vous, et les vapoteurs experts sont aussi passés par cette étape de la découverte. Le principal est de ne pas lâcher l’affaire, de continuer à vapoter et surtout, de tout faire pour ne pas retomber dans l’enfer du tabac.

Le plaisir de vapoter peut se comparer au plaisir de conduire.

La première fois que l’on saisit un volant, on ne peut pas dire que l’on soit vraiment à l’aise.

Mais à force d’aller aux cours de conduite, de s’entrainer, de recevoir de l’aide… on parvient à se sentir bien,  et à maîtriser des habitudes qui finissent par devenir des réflexes.

Et c’est là que commence le réel plaisir de conduire, et donc de vapoter… c’est à dire lorsqu’on n’est plus obligé de réfléchir pour apprécier !

Tant qu’on ne connait pas tout, on est déstabilisé, mais l’habitude fait que les petits soucis s’effacent et donne place à un réel plaisir de vapoter.

Farida témoigne ici de ses difficultés, mais aussi de la réussite de son sevrage tabagique grâce à la vape.

Peut-être qu’en l’écoutant, vous vous sentirez moins seul(e) !

Comme elle l’explique très bien dans sa vidéo, il y a boutique et boutique…

Pour savoir si la votre est la bonne, allez-jeter un oeil ici : Bon ou mauvais shop ?

Farida, c’est à toi, et merci pour cette vidéo, qui je suis sûre en rassurera plus d’un !

Les avis révisés du HCSP sur la E-cigarette

Missions du HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique)

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a été créé par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique et mis en place en 2007.

La loi du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé a modifié les missions du HCSP par la nouvelle rédaction de l’article L.1411-4 du Code de la santé publique.

Le HCSP a pour missions de :

  1. contribuer à l’élaboration, au suivi annuel et à l’évaluation pluriannuelle de la Stratégie nationale de santé ;
  2. fournir aux pouvoirs publics, en lien avec les agences sanitaires, l’expertise nécessaire à la gestion des risques sanitaires ainsi qu’à la conception et à l’évaluation des politiques et stratégies de prévention et de sécurité sanitaire ;
  3. fournir aux pouvoirs publics des réflexions prospectives et des conseils sur les questions de santé publique ;
  4. contribuer à l’élaboration d’une politique de santé de l’enfant globale et concertée.

L’ensemble de ses travaux sont publiés sur le site internet www.hcsp.fr.

Il peut être consulté par les ministres, par les présidents des commissions compétentes du Parlement, sur toute question.


Le HCSP actualise son avis du 25 avril 2014 relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique étendus en population générale (que vous trouverez en dessous de cette mise à jour)

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Avis original en anglais du 25 avril 2014

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Lignes directrices pratiques sur les cigarettes électroniques pour les praticiens et les autres professionnels de la santé

A l’heure de l’e-cigarette, un groupe de 11 médecins experts a élaboré, par consensus progressif, des recommandations sur la prise en charge du tabagisme .

Le manque de données scientifiques sur cette dernière a conduit les experts à énoncer des recommandations principalement basées sur la pratique clinique en attendant les validations scientifiques.

Les traitements validés d’arrêt du tabac gardent toute leur place dans le traitement des dégâts du tabagisme.

L’e-cigarette, expérimentée par la majorité des fumeurs est un produit de consommation courante.

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Réflexions & usages des sels de nicotine (par Mickaël Hammoudi)

Dossier 2

Cet article n’est pas de moi.
Il a été écrit le 22 juin 2018 par Mickaël Hammoudi (Alias Mcortex).
Je ne fais que le retranscrire ici en intégralité, pour être en mesure de faire profiter les vapoteurs n’étant pas fans des réseaux sociaux.
Ce dossier effectué six mois après le premier, traite de mes retours d’expériences et connaissances sur le sujet hautement vaste que sont les sels de nicotine. Nous manquons encore en France cruellement de donnée sur ses manières de fonctionner ou d’études sur les décompositions, aussi voyez ce dossier comme un retour d’utilisateur passionné par le sujet et surtout l’arrêt de la cigarette avec la vape. Je ne suis pas scientifique, je ne suis pas médecin, je suis un autodidacte curieux. Mes constatations ne peuvent être considérées comme acquises.

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Les sels de nicotine, c’est quoi ? (explications de Mickaël Hammoudi)

Dossier 1

Cet article n’est pas de moi.
Il a été écrit le 3 décembre 2017 par Mickaël Hammoudi (Mcortex).
Je ne fais que le retranscrire ici en intégralité, pour être en mesure de faire profiter les vapoteurs n’étant pas fans des réseaux sociaux.
Voilà plusieurs mois que je travaille sur le sujet et il est temps de passer à table afin d’éclaircir des points d’ombre pour bien des consommateurs et des professionnels, on ne peut en effet passer à côté de cette opportunité pour les fumeurs.
C’est du Sel ?  Eh bien, oui … et non.

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Je « fricote » avec ma vapote… mais je » nicote » avec jugeote…

Ah la NICOTINE !

Tout le monde en a peur… et pourtant elle a des atouts non négligeables…

Certaines personnes n’ont toujours pas compris, que son implication dans la dépendance tabagique ne lui confère pas pour autant un dangerosité particulière.

Petit rappel….

Quels sont les facteurs de la dépendance tabagique ?

La dépendance au niveau du comportement.

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Différencier vape et tabac chauffé

Face au recul des ventes de cigarettes, l’industrie du tabac développe de nouveaux produits dits à « nocivité réduite ». Il y a longtemps qu’ils préparent cette fulgurante naissance d’une manière différente de « fumer » (et non pas vaper).

La convergence sans précédent de la technologie, les changements sociétaux et la sensibilisation à la santé publique ont créé une occasion unique de faire un grand pas en avant dans leur ambition de longue date de fournir à nos consommateurs des produits potentiellement différent et moins dangereux, mais les pneumologues n’y croient pas.

Quelle est la différence ?

Plusieurs fabricants ont ainsi conçu des dispositifs permettant de chauffer électriquement des mini-cigarettes ou des capsules de tabac entre 180° et 350° (contre 600° à 900° pour la cigarette combustible) afin d’en libérer un aérosol. Selon les firmes productrices de ces produits de tabac chauffé, appelés « heat-not-burn » (HNB) en référence aux dispositifs qui chauffent le tabac sans le brûler, ils diffusent de la nicotine sans combustion et sans fumée.

Les produits HNB étant constitués de tabac, ils doivent être clairement différenciés des cigarettes électroniques qui ne contiennent, elles, pas de tabac mais du liquide (nicotiné ou non), et qui ne produisent pas les substances nocives liées à la combustion telles que les goudrons ou le monoxyde de carbone.

Les produits de tabac chauffé que l’on peut trouver actuellement sur le marché :

  • l’IQOS et le TEEPS, de PMI (chauffe le tabac à l’aide d’une bande de métal)
  • le glo et l’iFuse, de BAT (chauffe un liquide contenant de la nicotine avant de le faire circuler dans du tabac)
  • le Ploom TECH, de JTI (chauffe une capsule de tabac humidifié)

PRODUITS CHAUFFANT DES BÂTONNETS DE TABAC

Ces produits de tabac chauffé utilisent des bâtonnets de tabac « sticks » qui sont insérés dans un dispositif doté d’un élément chauffant alimenté par une batterie.Un élément chauffant permet de chauffer ces mini-cigarettes de tabac afin d’en libérer un aérosol contenant  notamment de la nicotine.

La  température est d’environ 250° C à 350°C. selon les modèles.

La combustion est moins nocive qu’une fumée de cigarette dont le foyer est à 800° environ, mais… il y a bien pyrolise.

Les produits à base de tabac chauffé sont composés de tabac et d’additifs.

Ils contiennent de la nicotine et libèrent des substances toxiques et cancérigènes (nitrosamines, acroléine, formaldéhyde, etc.).

Leurs conséquences (à long terme) sur la santé sont encore largement inconnues. Une étude indépendante montre des émissions, en particulier via un processus de pyrolyse, de substances nocives, mais en moindre quantité que dans la fumée de cigarettes combustibles.

Cette nouvelle génération de technologie n’est pas vendue comme un outil d’aide au sevrage,  mais de nombreux fumeurs ont abandonné la cigarette et utilisent exclusivement ces produits. Elles délivrent presqu’autant de nicotine qu’une cigarette traditionnelle avec la même vitesse et maintien la dépendance chez ses utilisateurs, sans avoir la possibilité de diminuer le taux ni de l’adapter à son passé tabagique.

Certains modèles sont aussi chers que la cigarette combustible,  le plus souvent ces produits sont plus chers que la vape avec e-liquide.

LES PRODUITS DE TABAC CHAUFFE UTILISANT DES CAPSULES

Dans ce cas, un flux d’air chaud ou un aérosol vaporisé à partir d’un liquide traverse le tabac contenu dans une capsule pour produire un aérosol à inahler.

Il n’y a pas de combustion et la température  de vaporisation est inférieure à la température de combustion.

Des études sur les conséquences à long terme des substances contenues font totalement défaut pour ce mode de consommation du tabac. On ignore tout de sa nocivité potentielle (… et ce que les cigarettiers peuvent rajouter comme substances).

Ces produits peuvent maintenir la dépendance puisque les cartouches contiennent une dose définie de nicotine, et bien d’autres substances dont BT garde bien le secret…

Les capsules à jeter ne sont pas un geste écologique.

Quelle promotion de ces produits est faite par les fabricants ?

(Prenons par exemple PMI)

La communication marketing de Philip Morris International présente l’iQOS comme un mode de consommation plus « propre » que la cigarette combustible tout en conservant le plaisir de la consommation de tabac : « pas de feu, pas de cendre, moins d’odeur ».

Sans faire référence de manière explicite à une réduction des risques pour la santé, les messages publicitaires peuvent induire les consommateurs à percevoir une nocivité moindre.

L’industrie précise que ce produit est destiné aux fumeurs adultes qui souhaitent consommer du tabac autrement, preuve en est la signification de l’acronyme iQOS : I Quit Ordinary Smoking.

Tout est pensé pour rappeler la gestuelle et la sensation éprouvée par le fumeur lorsqu’il consomme des cigarettes combustibles.

Les canaux de promotion et de marketing de l’IQOS sont principalement les mêmes que pour les cigarettes tradition­nelles (publicité dans la presse, par voie d’affichage, par le biais d’internet ou encore dans les festivals).

Et bien sûr… des canaux inédits font également leur apparition, comme par exemple des présentoirs massifs et ambassadeurs dans les points de vente.

Pour plus d’information, n’hésitez pas à cliquer sur les liens ci-dessous. Les sites sont en anglais, mais on arrive à bien comprendre leur stratégie avec la traduction google.

 

PMI (Phillip Morris International)

JTI (Japan Tobacco Industrie)

BAT (British American Tobacco)

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Les bonnes bases pour débuter la vape

Vous commencez à vapoter ?

Si vous cherchez de bonnes bases, cette brochure peut vous aider.

Elle a été réalisée par l’Aiduce – Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique – et a pour objectif d’informer sur le vaporisateur personnel également appelé cigarette électronique en quelques mots pour aborder sereinement les débuts avec ce dispositif.

Ce guide a été pensé pour des (ex)fumeurs, débutants ou voulant mieux connaître la vape.