Non, la nicotine n’est pas cancérigène

David Hanin reçoit le Dr W. Lowenstein et le Dr P. Presles

Lutter contre des croyances bien ancrées chez les individus n’est pas chose facile.

En parallèle des reportages télévisuels qui ne contredisent que rarement cette croyance, nous avons la chance de trouver la plateforme YouTube, sur laquelle nous pouvons mettre les choses au clair :

La nicotine n’est qu’une dépendance
(comme le chocolat ou le café),
le tabac est une addiction et donc une drogue.

En savoir plus sur la nicotine dans les addictions est important, car n’oublions pas que 90 % des fumeurs ont besoin d’elle pour parvenir à arrêter de fumer.

Pour l’épisode 6 de « La Vape, et vous ? », David Hanin reçoit le Dr William Lowenstein, spécialiste en Médecine interne et addictologue, ainsi que le Dr Philippe Presles, médecin psychothérapeute sur le sujet de la nicotine.

Quel est mon profil de fumeur

Ce n’est qu’après plusieurs années de consommation d’une substance dangereuse que l’on se pose en général la question de savoir pourquoi on a commencé, et comment on en est arrivé à continuer d’absorber un produit qui tue, tout en étant conscient du mal qu’il peut nous faire…

Le pire dans tout ça, c’est d’arriver à culpabiliser d’avoir été malade, car oui l’addiction est bien une maladie.

Tout le monde ne devient pas « accro » du jour au lendemain, au premier contact avec une drogue ou avec un comportement : l’addiction est un processus plus ou moins rapide, au cours duquel les individus augmentent progressivement la fréquence et la quantité de leur consommation. 

Le tabac étant une drogue, c’est un engrenage sournois dont le fumeur est victime sans s’en rendre compte…

LA CONSOMMATION DIFFÈRE D’UN FUMEUR À L’AUTRE

Les usages des substances dits récréatifs

Il s’agit des consommations ponctuelles, éventuellement festives et à des doses restreintes : un verre de vin pendant le repas, une cigarette pendant une pause café, un joint occasionnel…

Les usages des substances dits excessifs

Ce sont les consommations fréquentes d’une quantité non négligeable d’alcool ou de drogues (le tabac en fait partie).

Ces usages entraînent des modifications au niveau du système cérébral qui, envahi par ces substances, devra retrouver un équilibre pour fonctionner normalement. Lors de l’arrêt de consommation, une sensation désagréable appelée communément « le manque » se fait alors sentir de façon plus ou moins forte selon la substance ingérée.

Pour retrouver son état normal, l’individu devra renouveler sa consommation. Ces comportements ont une incidence sur la santé physique et mentale de la personne : atteintes au foie, aux poumons, anxiété, dépression, risque suicidaire… 

Les usages pathologiques des substances

Ils se caractérisent quant à eux par l’incapacité de l’individu à résister à son envie de consommation, bien qu’il soit averti des conséquences néfastes qu’elle aura sur lui et son environnement personnel et professionnel.

Les personnes accros sont plus vulnérables aux « messages » de bien-être transmis par la substance à leur cerveau. Ils ne contrôlent plus leur comportement face au produit ou à l’activité à laquelle ils sont accros, la partie de leur cerveau gérant le libre-arbitre étant affectée.

Rôle du cerveau dans l’addiction

Grâce aux progrès des neurosciences, on connaît de mieux en mieux les mécanismes neuro-biologiques de l’addiction.

Ceux-ci sont étroitement liés au « système de récompense » un circuit du cerveau responsable des sensations de plaisir ressenties après certaines actions.

Présent dans le cerveau reptilien de l’homme, comme dans celui de nombreux animaux, c’est grâce à lui que nous répétons volontiers les comportements indispensables à notre survie et à celle de notre espèce : manger, boire, avoir des rapports sexuels, procréer…

Dans les troubles addictifs, ce mécanisme fondamental du vivant est perturbé, tout d’abord par la prise d’une substance (alcool, tabac, substances illicites…) qui démultiplie la sensation de plaisir, ensuite par un dysfonctionnement du cerveau, qui ne régule plus correctement son système de récompense.

Lorsque ces deux dimensions sont réunies, on aboutit à la maladie addictive. 

Comment cela se passe t’il ?

Les substances psycho-actives perturbent la transmission entre les neurones des «informations » responsables de nos perceptions, sensations, émotions, humeurs.

L’information, qui circule entre les neurones par l’intermédiaire des neurotransmetteurs (substances sécrétées par le neurone), est comme brouillée, les perceptions changent, les sensations sont aiguisées ou atténuées.

Les neurotransmetteurs ont un rôle de régulation sur le circuit de l’information entre neurones : certains la stimulent, l’accélèrent, ou l’atténuent ou la freine.

Circuit d’information entre deux neurones

Prenons exemple de la dopamine : le neuromédiateur (ici, la dopamine) secrété par le premier neurone, traverse l’espace de communication situé entre les deux neurones (synapse) et rejoint le deuxième neurone où il se fixe sur des récepteurs.

À chaque neuromédiateur correspond un récepteur spécifique,
capable de le reconnaître et de le réceptionner

Notre cerveau secrète près d’une centaine de neurotransmetteurs tels que la dopamine, la sérotonine, les opioïdes, les cannabinoïdes, l’endorphine, l’acétylcholine

Mais alors comment faut-il faire pour soigner une addiction ?

Cela ne se fait pas en un jour.

Il faut entamer ce que l’on appelle communément un « sevrage » qui va passer par une re-programmation totale du cerveau.

Prendre la « décision d’arrêter de fumer » est différent de prendre la « décision de devenir ex-fumeur ».

La première reste superficielle et temporaire (modification du monde extérieur, de l’environnement, des comportements), alors que la seconde est un changement profond et durable (modification du monde intérieur, des valeurs, de l’identité, des croyances).

Ces 2 niveaux de changement sont en général toujours en conflit et empêche le fumeur d’avancer dans sa démarche d’arrêter.

LA NICOTINE

L’addiction au tabac surgit quand on est dépendant à la nicotine.

Le cerveau a besoin de sa dose de nicotine.
C’est ce que l’on appelle la dépendance physique.

Alors pour soigner cette dépendance physique, il est grandement recommandé :


1/ de prévoir en premier lieu, de consommer des doses importantes de nicotine (correspondant au passé tabagique du fumeur et permettre à son cerveau de s’habituer à recevoir la nicotine de manière différente que par la cigarette). Cette consommation peut se faire soit par des substituts nicotiniques, soit par la cigarette électronique.

2/ de diminuer ensuite petit à petit sa dose de nicotine.

La nicotine doit être votre amie, une alliée de taille dans votre arrêt du tabac.

La nicotine est une plante naturelle, non cancérigène (scientifiquement prouvé). Quand on fume, c’est la combustion qui tue, et qui est responsable des maladies liées au tabac.

Ci-dessous, mon histoire avec la nicotine que je fréquente depuis ma naissance…

L’IMPORTANCE DE L’ENTOURAGE

En plus de cette dépendance physique qu’il faut gérer, il faut également bien savoir s’entourer.

Si le fumeur qui essaie d’arrêter de fumer ne reçoit que des messages de découragement, cela ne peut qu’être voué à l’échec.

GÉRER SES PEURS

Oui le fumeur a peur d’arrêter de fumer, surtout s’il a essayé plusieurs fois sans jamais y parvenir. Cette peur est légitime mais ne doit pas pour autant être un frein à la tentative d’arrêt du tabac.

Jacques Le Houezec vous explique pourquoi ci-dessous :

ANALYSER SON PROFIL DE FUMEUR EN AMONT DE L’ARRÊT

La cigarette « plaisir et détente »

La cigarette Plaisir est une des plus difficile à oublier, c’est celle dont on se souvient avec nostalgie longtemps après avoir arrêté, jusqu’à en rêver la nuit ! C’est la cigarette du petit café, du retour à la maison après une journée de travail, la cigarette-récompense, la cigarette-détente… C’est aussi la cigarette conviviale, celle qui fait du bien lors d’une soirée en amis, avec un apéritif.

Certains fumeurs légers (moins de cinq cigarette par jour) font partie de cette catégorie. Ils peuvent passer plusieurs jours sans fumer et n’y pensent même pas. Ils peuvent fumer beaucoup de cigarettes lors d’une soirée, puis s’en passer pendant plusieurs semaines. Sans doute protégés génétiquement contre l’addiction à la nicotine (5 à 10 % des individus), ces fumeurs Plaisir ont la chance d’en rester là.

Malheureusement quand on commence à fumer, il est impossible de savoir si on fait partie de ces quelques chanceux. Le schéma classique, bien au contraire, c’est l’installation de l’addiction. Les cigarettes Plaisir cèdent la place aux cigarettes Habitude, aux cigarettes Besoin… Tout le paquet finit par y passer et en fin de compte, il ne reste plus que deux ou trois cigarettes par jour qui correspondent à un vrai plaisir, au petit bonheur de fumer.

Conseils pratiques :

La cigarette Plaisir et Détente est à l’origine de la plupart des échecs de sevrage.

On a beau être décidé à arrêter pour se dépolluer de ces dizaines de cigarettes qui intoxiquent et enchaînent, le désir de cette cigarette-là peut balayer toute volonté en un instant.

Pour l’espoir fallacieux de renouer avec cette sensation-là, on en reprend une, à l’occasion d’une soirée, pour accompagner un conjoint fumeur… en se disant que promis-juré, on se limitera à ces deux ou trois cigarettes-là chaque jour, pas plus.

Cela ne marche jamais. Quand on a été fumeur, on le redevient.

Très vite, on repasse à dix, au paquet… et ce ne sont pas des cigarettes Plaisir : l’addiction est revenue.

Ne désespérez pas pourtant, décrypter ce mécanisme, c’est déjà se donner les moyens de le combattre.

En pensant par exemple au plaisir du goût, de l’odorat… et de la bonne mine retrouvés. Il faut aussi être attentif à introduire du plaisir dans votre vie : le sport ou le chant (grâce à votre nouveau souffle), la musique…  ou des plaisirs plus coûteux (voyage, spectacles) enfin accessibles grâce aux économies réalisées sur l’arrêt du tabac.

Enfin, le simple fait de savoir que le souvenir des cigarettes Plaisir menace votre sevrage vous permettra de mobiliser votre volonté sur ces cigarettes à risques.

C’est pour cette raison que les chances de réussite augmentent à chaque tentative de sevrage : instruits par l’expérience, les “ex-futurs-ex“ stoppeurs repèrent mieux ce piège.

La cigarette « besoin »

C’est clairement la cigarette de la dépendance physique à la nicotine.

Celle qui fait ressentir l’état de manque quand elle baisse dans le sang. À ce stade, le fumeur n’arrive pas à s’empêcher de fumer chez ses amis non-fumeurs au risque de se fâcher avec eux, et craque parfois  jusqu’à allumer une cigarette en présence des enfants.

On le retrouve avec sa perfusion, en train de fumer devant l’entrée de l’hôpital…
C’est le type de fumeur qui est le plus proche du profil classique de drogué.

Conseils pratiques :

Patch, gomme, votre médecin vous guidera, mais le substitut nicotinique st indispensable.

Comme l’héroïnomane, le fumeur Besoin a… besoin d’un produit de substitution. La détermination des doses et des moments où elles doivent être délivrées à l’organisme relève de la tabacologie.

A noter, chez ces gros fumeurs, comme ceux de la catégorie Cigarette Habitude (ci-dessous), les sevrages ratés sont souvent dus à une prescription insuffisante de nicotine de substitution.

La cigarette « habitude »

La cigarette Habitude est un cran au-dessus de la cigarette Besoin qu’elle accompagne immanquablement. 

Le fumeur est devenu à peine conscient de son geste. Il est du genre à allumer sa nouvelle cigarette avec le mégot de la précédente.

Sa cigarette est devenue une prolongation du bras, de la bouche du fumeur. Une part entière de son identité. C’est le mégot de Lucky Luke, sur le bord des lèvres.

A noter, tous les fumeurs, quel que soit leur profil, égrènent quelques cigarettes Habitude dans leur journée : celle que l’on allume machinalement en attrapant le téléphone.

Conseils pratiques :

Chacun a intérêt à repérer ces cigarettes Habitude dans son quotidien.

Le simple fait d’en prendre conscience et de s’apercevoir qu’elles relèvent du geste mécanique, les rend moins indispensables, plus faciles à éviter.

Pour les gros fumeurs le substitut nicotinique est indispensable. La détermination des doses et des moments où elles doivent être délivrées à l’organisme doit se faire par un tabacologue.

A noter, chez ces gros fumeurs, comme ceux de la catégorie Cigarette Habitude, les sevrages ratés sont souvent dus à une prescription insuffisante de nicotine de substitution.

Un patch de 21 grammes ne comble pas le manque de quelqu’un qui fume trente ou quarante cigarettes par jour et absorbe ainsi 80 mg de nicotine. La sensation de manque sera là, intense. Ces gros fumeurs ont besoin d’appliquer plusieurs patchs, sous contrôle médical ou d’associer plusieurs substituts, voire même d’utiliser une cigarette électronique.

Il serait judicieux également d’ajouter aux substituts une thérapie cognitive et comportementale pour reconstruire une image de soi qui n’intègre plus la cigarette et casser les réflexes conditionnés.

La cigarette « stimulation »

La cigarette Stimulation, c’est celle que vous allumez au moment de plonger dans le travail, quand il faut lutter contre le vertige de la “page blanche“, rédiger un rapport, trouver une solution à un problème…

C’est aussi la cigarette “anti-fatigue“, celle dont vous appréciez l’effet excitant le matin au réveil ou à l’heure du coup de barre en début d’après-midi.

Vous recherchez le côté dopant de la nicotine dont les propriétés psycho-stimulantes sont parfaitement démontrées.

Elle attise la mémoire à court terme ; elle stimule l’attention et la vigilance. Au niveau physique, elle améliore les capacités sensorielles (vision et audition) et motrices (réflexes, habileté psychomotrice..).

Vous êtes de ces fumeurs qui utilisent la cigarette pour se sentir au mieux de leurs capacités, dans la plénitude de leurs moyens.

Conseils pratiques :

En début de sevrage, vous risquez de vous sentir moins performant au travail et de peiner à fournir les mêmes efforts intellectuels que d’habitude. Ce phénomène est directement lié à la baisse du taux de nicotine dans le sang. Il est très vif les premiers jours, mais il finit par devenir ponctuel jusqu’à disparaître complètement.

Première remarque, pour ceux qui carburent à la stimulation par la nicotine, mieux vaut ne pas s’arrêter juste avant des examens ou en pleine “charrette“ au travail.

Autant reporter votre projet d’une semaine au deux pour vous donner de vraies chances. Et pourquoi ne pas profiter par exemple du mois sans tabac ?

Parallèlement, menez une vie très saine (sommeil, alimentation) qui vous donnera du tonus et de l’énergie.

Vous atténuerez ainsi l’impression de méforme que provoque la suppression de la cigarette chez vous. C’est le moment ou jamais, pour ceux qui en ont envie, de se mettre au sport et de s’offrir des shoots naturels d’endorphines.

CONCLUSION

Quelque soit votre profil, le fait de prendre la décision d’arrêter est déjà un grand pas.

Ne restez pas seul, pensez à prendre conseil auprès de fumeurs qui ont déjà réussi à arrêter et qui pourront être les meilleurs conseillers, en plus de votre médecin ou tabacologue, puisqu’ils auront vécu les mêmes difficultés que vous.

Pour cela internet est votre allié.

Inscrivez-vous sur les fora, sur les groupes de soutien, parlez-en autour de vous à des personnes bien intentionnés à votre égard.

Les bons critères de choix pour un matériel adapté

Il existe beaucoup de matériel et de e-liquide sur le marché de la vape, et à chaque vapoteur correspond un matériel bien précis.

Pour faire votre choix, voici quelques bases capitales.

Il est recommandé

  • de vous adresser dans des boutiques spécialisées
  • de ne pas vous laisser séduire par du matériel en vitrine, tant que le vendeur n’aura pas pris la peine de vous demander des détails sur votre passé tabagique.
  • de ne pas hésiter à demander du matériel pour débutant.

Normalement, un bon vendeur doit :

  • vous poser des questions avant de vous proposer quoi que ce soit,
  • ne SURTOUT pas vous proposer de vaper en 0 mg/ml de nicotine (passez votre chemin si tel est le cas),
  • respecter le budget moyen qui tourne autour de 80 euros grand maximum pour un primo.

Alors comment savoir quel est le bon matériel ?

Il y a des informations capitales à ne pas négliger pour faire un choix.

La taille

Pas toujours évident, les petits matériels risquent de manquer d’autonomie ou de puissance, et les gros n’apporteront rien de plus, bien au contraire (chaque box/tube ayant des réglages avancés, il est important de connaître le langage de la vape avant de les utiliser).

Il faut parvenir à trouver le bon équilibre en fonction de votre passé tabagique, de votre besoin en nicotine, du hit (gratouillis dans la gorge à l’inhalation), et bien sûr de vos goûts esthétiques).

Les résistances

Pour bien débuter, la résistance de l’atomiseur (qui contient le e-liquide) dont la valeur est exprimée en ohms, doit se situer au maximum à 1 ohm, pour vous permettre de vapoter en dessous de 20 watts à des taux élevés de nicotine (ne pas avoir peur de cette nicotine, c’est elle qui vous empêchera d’avoir l’envie de fumer qui revient sans cesse).

Le type de vape

95% des vapoteurs ont réussi à arrêter de fumer avec un “tirage serré” c’est-à-dire similaire à une cigarette classique quand on avale la fumée. Il se peut que ce type de vape ne soit pas le vôtre, mais c’est important de débuter ainsi. Rien n’empêche de faire évoluer votre vape par la suite.

Le taux de nicotine

Si vous êtes un gros fumeur, ne prenez pas d’ e-liquides en dessous de 12 mg/ml, cela risque d’être le fiasco.

Le 18 mg/ml est le taux de nicotine idéal pour aborder un sevrage efficace et durable.

Certains ont même besoin de rajouter des patchs, gommes ou tout autre substitut de nicotine, ce qui n’est pas incompatible. Les taux de nicotine létale sont bien supérieur à ce que vous pourriez vaper toute une journée.

Le pourcentage des ingrédients de base, le PG (Propylène Glycol) et la VG (Glycérine Végétale)

Pour les matériels débutants, il est préférable de ne pas prendre de e-liquides avec un pourcentage de VG important pour éviter d’encrasser les résistances, et donc être obligé de les changer plus souvent. Les matériels pour primo-vapoteurs ne sont pas adaptés. Un bon compromis se situe avec un e-liquide en 50 PG/50 VG (se méfier de l’ordre PG/VG ou VG/PG).

Le choix du e-liquide

Les 3 catégories principales sont :

  • “les classics” (plus axés goût tabac, mais qui n’ont aucun rapport avec la vraie cigarette),
  • “les fruités” (rafraîchissants et de plus en plus souvent mentholés) et 
  • “les gourmands” (mélanges divers et variés de caramel, fruits à coques, gourmandises…). 

Ce choix dépend de vos papilles. N’oubliez pas qu’avec l’arrêt du tabac, celles-ci renaissent et risquent de vous surprendre.

Pour conclure

Une fois sorti de chez le commerçant spécialisé, vous risquez d’avoir tout oublié. N’hésitez pas à vous inscrire sur des groupes Facebook ou de consulter les forums pour poser vos questions.

Néanmoins, un petit mémo ici pourra vous aider.

Quand les arguments sont percutants…

Ces quelques mots ne sont pas de moi,
mais de Titan Micheau,
qui m’a autorisée bien sûr à les publier en intégralité.


La question de départ sur un groupe Facebook :

Bonjour à tous, j’ai une question.

Quelqu’un a réussi à arrêter la cigarette avec la cigarette électronique et ensuite arrêter la cigarette électronique. ??

Est-ce moins difficile ou ça fait seulement prolonger le sevrage si mon but est de ne plus rien mettre dans mes poumons?

Merci et bravo à tous ❤️


La réponse de Titan Micheau :

En fait, il faut juste re-situer le problème au bon endroit.

On arrête la clope pourquoi ? 

Parce que non seulement cette addiction nous envoie à l’hosto et nous tue avec 10 ans d’avance après une lente et vicieuse (mais sûre) dégénérescence de nos facultés physiques et physiologiques (et c’est pas très joli, surtout les derniers mois!), mais elle met également en danger notre entourage non fumeur avec exactement les mêmes risques (et je ne parle même pas de l’aspect financier qui pousse certains à devoir choisir entre manger et fumer). 

Elle est source de goudrons (cancers), de monoxyde de carbone (maladies cardiovasculaires), et de particules fines (maladies respiratoires). 

Et on est accroc à ce poison à cause de cette nicotine tant diabolisée (elle n’y est pourtant pour rien) parce que les cigarettiers la boostent avec des produits sympas comme l’arsenic ou l’amoniac … 

On y trouve également du cyanure, du mercure, du plomb, du polonium … Donc pour faire court, la clope, c’est bon pour personne et mauvais pour tout le monde. Parce que si on fume pour la nicotine, ce sont tous les produits qui l’accompagnent dans la combustion d’une clope qui nous tuent prématurément à raison de 78000 morts par an.

TOUS les matins, la clope tue plus de 210 personnes.

TOUS LES JOURS.

Et dans la plus grande indifférence (autre débat).

Alors, et la VAPE ?

Ben c’est le bidule inventé par le peuple dans un garage pour pas un rond, et qui a eu plus de résultats positifs en 10 ans d’existence que plus de 60 ans de « mesures » prises par les institutions de santé concernées et qui ont coûté une fortune à tout le monde (encore un autre débat).

Et elle est composée de quoi? 

De 4 à 6 produits, tous de qualité pharmaceutique et/ou alimentaire, et elle est parfaitement exempte de tous les poisons cités plus haut.

Sa dangerosité? 

Non avérée. Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est une réalité médicale. 

Dans les analyses d’un jeune fumeur débutant d’à peine 2 mois, on retrouve déjà tous les marqueurs qui sont présents dans celles d’un vieux fumeur en train de mourir à l’hosto d’une maladie tabagique. Dans celles de quelqu’un qui vape depuis 8 ans, que dalle, rien, nada, que tchi, le grand vide, l’absence de tout.

Autre chose: Une étude canadienne (jécéplulakelle) a prouvé que l’air intérieur d’une pièce fermée avec un vapoteur en action est MOINS TOXIQUE que l’air extérieur d’une cour d’école. 

Alors quoi …? 

Il faudrait interdire les récréations à nos gamins …?

On sait tous aujourd’hui pourquoi il est impératif de quitter la clope. Elle tue beaucoup de gens, prématurément, et mochement.

La vape nicotinée? 

Des tas de gens essaient encore de « trouver » ce qu’on pourrait lui reprocher, et ces gens sont très inquiets, elle met en danger leurs intérêts financiers monstrueux … Donc ils cherchent frénétiquement quelque chose à lui reprocher.

Mais soyons clairs : si la vape représentait la moitié de la queue de l’ombre d’un microscopique problème, les labos et les cigarettiers se seraient rués sur l’autoroute du « grave danger identifié, vérifié, avéré et pouvant causer des dommages irréversibles » (le fameux « principe de précaution »), la nouvelle aurait fait le tour de la terre et elle serait interdite depuis longtemps.

Je rajouterais également ceci :

En l’état actuel des connaissances, il est normal de se poser la question surtout si on compare la vape à la clope. 

D’autant qu’avec toutes les infos connues du plus grand nombre concernant cette dernière, cette question est légitime parce que cette clope tue non seulement les fumeurs, mais également une partie de leur entourage. 

Les particules fines, les goudrons et le monoxyde de carbone (ainsi que les quelque 4000 autres saloperies qui l’accompagnent) sont des poisons qui font des ravages. 

Poisons complètement absents dans la vape.

Attendu que celle-ci n’est dangereuse ni pour le vapoteur, ni pour son entourage, vouloir l’arrêter ne dépend plus d’une question de santé publique, mais uniquement d’un état d’esprit et d’une décision de convenance personnelle comme par exemple le désir de se libérer d’une dépendance comme le café, chocolat, etc…). 

A ne pas confondre avec l’addiction, qui elle (je sais je me répète mais j’ai des excuses, je suis vieux, lol), nous rend malade, nous envoie à l’hosto et nous tue avec 10 ans d’avance.

Ouvrez vos chakras et restez Zen, ce n’est pas la Vape, même nicotinée qui vous tuera.

Et pardon pour le pavé.

👍 😉

Voeux de délivrance pour 2021…

En ce début d’année, vous avez pris la décision d’arrêter de fumer en vous aidant de la vape, car les autres substituts que vous avez essayés ne vous ont pas donné entière satisfaction.

Quelle sage décision ! 😉 🤗 🌬

Pour avoir suivi pas mal de vapoteurs dans leur sevrage, cet article reflète les questions que j’ai pu lire, et vous donne certaines réponses à ces dernières.

Pourquoi la vape fonctionne t’elle ?

Si je me fie à ma propre expérience, je pense que la découverte d’un mode ludique d’administration de la nicotine définit assez bien un taux de réussite important.

La diversité des e-liquides permet aussi de satisfaire les papilles, qui se réveillent grâce à l’arrêt du tabac…

Mais surtout, l’administration de la nicotine joue un rôle majeur, et elle peut être régulée plus efficacement qu’avec d’autres substituts, pour coller à votre passé tabagique.

Il faut comprendre que bien souvent le fumeur a peur d’arrêter de fumer. Il a parfois fait plusieurs tentatives d’arrêt restées infructueuses, il a trop souffert et il est découragé. Explication ici en vidéo, par Jacques Le Houezec,

La découverte de la vape va lui permettre de leurrer son cerveau mais surtout de lui donner satisfaction, pour que l’envie de la clope disparaisse petit à petit.

Cette notion de plaisir est capitale dans un sevrage.

Par où commencer pour que ça marche ?

Grande question 😉 …

Plusieurs choix s’offrent à vous :

  • demander conseil à un ami déjà vapoteur (mais il n’aura pas forcément le même passé tabagique que vous),
  • faire le tour des fora et groupes Facebook (vous allez faire face à des foultitudes de renseignements en vrac, qui seront difficiles à traduire)
  • chercher par vous-même sur internet (attention aux erreurs, la vape a tout de même un petit côté technique à ne pas négliger),
  • entrer dans une boutique de vape, en voilà une idée qu’elle est bonne !

Pourquoi « aller dans une boutique » est la meilleure solution ?

Parce que vous aurez un accompagnement et un suivi personnalisé. Rien ne vous empêche en parallèle d’en parler à votre médecin généraliste ou de consulter un tabaccologue.

Attention néanmoins aux faux vendeurs de cigarettes électroniques qui ne sont là que pour faire du chiffre, et qui vous orienteront vers du matériel à la mode et pas forcément adapté. Ils sont de plus en plus rares, mais toujours présents.

Démonstration et explications ici.

Et si mon entourage essaie de me dissuader d’essayer ?

Toutes les personnes, fumeuses ou non, qui essaient de vous décourager n’ont pas pris le temps de se renseigner, et se sont juste focalisées sur les campagnes médiatiques de désinformation (quand l’empire du tabac perd de l’argent, il faut bien le récupérer à tout prix…).

Pour permettre à ces personnes de mettre à jour leurs connaissances du sujet, vous pouvez les orienter vous-même sur des sites percutants et objectifs.

Vous pouvez aussi leur demander d’écouter les témoignages de vapoteurs, qui ont retrouvé une santé en switchant du tabac à la vape.

Les 3 films cultes font aussi le tour de la question, tant au niveau de la réduction des risques tabagiques qu’au niveau médical et scientifique.

Le 4ème film est sorti il y a peu de temps et traite principalement de la nicotine. Vous pouvez pour l’instant le regarder en anglais sous-titré en français (inscrivez-vous sur Ibex, et profitez de la période gratuite de 10 jours pour le regarder après inscription – N’oubliez-pas ensuite d’annuler pour éviter d’être prélevé à la fin de la période de 10 jours).

Image écran

Puis-je fumer et vapoter en même temps ?

OUI, de la même manière que vous pouvez rajouter des patchs, des gommes, ou des chewing gums si le maximum de nicotine contenu dans les e-liquides ne vous suffit pas (voir plus bas l’importance de la nicotine).

Néanmoins, il est difficile de vous aiguiller objectivement vers la meilleure solution pour vous, chaque fumeur étant différent.

Certains vapoteurs ont stoppé de suite, d’autres ont mis plus de temps. Cet aiguillage sera adapté au fur et à mesure de vos visites dans votre boutique favorite 👍.

Votre vendeur saura vous dire si vous devez augmenter, diminuer la nicotine, ou si votre matériel doit être adapté ou modifié.

Source Tabacstop :

« Il est vrai que pour certaines personnes, l’envie de fumer est moins pressante que pour d’autres. Ceci s’explique par une particularité génétique qui entraîne une plus longue persistance de la nicotine dans le cerveau. Du coup, le besoin d’une autre cigarette ne se fait pas ressentir aussi rapidement. …/…

Ces fumeurs occasionnels peuvent se faire piéger par la dépendance à la nicotine et insensiblement, leur consommation augmente. »

Attention aussi si vous avez arrêté de fumer et que vous acceptez une cigarette que l’on vous propose. Les récepteurs à la nicotine dans les cellules du cerveau se réactivent et vous risquez la rechute, même après plusieurs années sans tabagisme.

Le principal dans tout ça est de garder à l’esprit le fait que une seule cigarette est aussi dangereuse qu’un paquet.

Et si je ne souhaite pas utiliser de nicotine ?

Sans vouloir apporter de jugement hâtif, c’est fort dommage et dommageable.

Cette nicotine est LA solution à l’arrêt du tabac.

Sans elle, la rechute est proche, car c’est elle qui dirige votre cerveau et non l’inverse.

Si votre cerveau n’en a pas, il va la réclamer en vous faisant vivre l’enfer par des sensations très désagréables de manque.

Oui mais j’ai déjà eu une mauvaise expérience avec la vape, je ne supportais pas la nicotine…

Vous n’êtes pas seul(e).

Déjà, il n’y a pas que de la nicotine dans les e-liquides.

Le Propylène Glycol peut agresser la gorge des vapoteurs, certains arômes aussi. Son pourcentage peut être diminué, sans dénaturer les e-liquides, pour être moins irritant.

Si vous avez besoin d’un fort taux de nicotine, mais que vous ne le supportez pas, les sels de nicotine peuvent aussi être une solution, votre vendeur vous renseignera, et adaptera votre vape en fonction.

Petite précision : avec le tabac, votre gorge n’était pas irritée en raison des anesthésiants contenus dans une cigarette.

Ne pas confondre les effets indésirables de l’arrêt du tabac et/ou de la vape.

Puis-je commander sur internet ?

Je préfèrerais laisser cette réponse dans le vide.

Pour moi, il sera toujours meilleur de démarrer mais aussi continuer votre sevrage, en ayant l’appui d’un professionnel.

Néanmoins, nous n’avons pas toujours le temps de nous déplacer, de faire la queue, de passer du temps à discuter, raison pour laquelle cet article peut vous aider : Les erreurs à éviter quand on commande sur internet.

J’ai certainement du oublier quelques détails, je compte sur mes amis professionnels pour rajouter leurs commentaires en dessous de cet article.

Ça y est, c’est décidé, je la quitte !

Elle me fatigue,

Elle m’use,

Elle me tue,

Je n’en peux plus, et surtout je n’en VEUX plus !

J’espère que les quelques images ci-dessous vous conforteront dans votre décision.

Vous avez fait le bon choix.

Témoignage de Jacques Le Houezec

J’ai arrêté de fumer il y a 37 ans aujourd’hui.

Autant vous dire que contrairement à ce que je recommande maintenant, j’ai arrêté sans aide (hormis des cachous 😜), puisqu’il n’en existait pas à l’époque.
Cela m’a tout de même pris 5 essais avant d’y arriver.

Cette même année j’ai commencé ma thèse de sciences sur la nicotine, et 4 ans plus tard j’étais tabacologue (enseignant la pharmacologie de la nicotine aux futurs tabacologues, ce que j’ai fait pendant plus de 30 ans).

Continuer la lecture de Témoignage de Jacques Le Houezec

Tout ce que vous devez savoir sur la vape avec Françoise Gaudel et Michel Reynaud

Professeur Michel Reynaud – Françoise Gaudel

Par où commencer si je veux vapoter ?

Si vous êtes ici, c’est que la vape vous interroge, vous attire, ou vous passionne, qui sait ?

☀️ — Peut-être allez-vous l’essayer pour arrêter de fumer, car vous en avez eu des retours positifs de la part de vos proches, mais vous manquez de motivation ?

☀️ — Peut-être avez-vous trop prêté attention à l’emballage médiatique négatif autour de cet outil de réduction des risques tabagiques, et vous ne savez plus quoi penser ?

☀️ — Peut-être aussi que vous ne vous sentez pas capable de recommencer un arrêt du tabac par peur d’un nouvel échec ? L’envie de fumer est plus fort que votre volonté...

Alors voilà, vous hésitez encore… voire vous avez peur de vous lancer.

Rassurez-vous c’est tout à fait normal, et vous n’êtes pas le premier à traverser toutes ces étapes désagréables de questionnements incessants. 🤗

Continuer la lecture de Par où commencer si je veux vapoter ?

Le Dr Anne Borgne (interview) – Vapexpo Nantes mars 2019

Si vous vous posez des questions sur la vape, je vous recommande d’écouter cette vidéo de l’interview du Dr Anne Borgne par Oneshot Media lors du Vapexpo 2019 à Nantes.

La cigarette électronique est-elle dangereuse ?

C’est la question que « France Info » a posée au docteur et tabacologue Marion Adler, pour tout comprendre sur le vapotage.

Le vapotage peut-il tuer ?

Après toutes les nouvelles alarmistes sur la vape, cette interview du Dr Adler fait du bien à entendre.

Interventions et débats en français (Sommet de la vape 2019)

Les vidéos des interventions et débats du Sommet de la vape 2019 en français (original ou doublé selon les intervenants). La 3ème édition du Sommet de la vape s’est tenue le 14 octobre 2019 à Paris, organisée par l’association Sovape.

Près d’une vingtaine d’experts – scientifiques, chercheurs en santé publique, professionnels de santé, professionnels du secteur du vapotage, et usagers -, sont intervenus sur les enjeux du vapotage pour favoriser la réduction des risques face au tabagisme.

Mois sans tabac 2019

Retrouvez les lives d’AddictAide

(cliquez sur les boutons verts en bas de cette page,

pour voir ces lives en replay).

Chaque mercredi du mois de Novembre la page facebook d’Addict’Aide diffuse des lives en compagnie de défumeurs (membres du groupe Facebook Je Ne Fume Plus!) et de professionnels de santé qui répondront à toutes vos questions et vous apporteront du soutien.

Voici le calendrier des sessions « live » pour le mois de Novembre 2019.

Elles se tiennent à 18h, durent une heure et sont disponibles ensuite en replay.

Continuer la lecture de Mois sans tabac 2019

Le Kit Cosmo de Vaptio

Que demander de plus pour un vapotage de qualité !

Du point de vue de l’utilisation, le kit Cosmo 1500mAh 2ml est d’une simplicité déconcertante, ce qui est un plus pour les débutants. Il satisfera aussi les vapoteurs qui ont l’habitude de se déplacer et qui ne recherchent pas un matériel trop imposant.

 

Continuer la lecture de Le Kit Cosmo de Vaptio

Y a t’il un moment propice pour stopper la vape ?

Y a t’il un moment propice pour arrêter la vape ?

Cette question intervient très souvent chez les nouveaux vapoteurs, qui viennent à peine de débuter leur sevrage.

Or, il est prouvé par de nombreuses études scientifiques, que vapoter est 95% moins dangereux que fumer.

Mais bien sûr vous entendez, lisez ou regarder le contraire dans les nombreux médias à votre disposition, campagne de désinformation bien orchestrée par nos chers lobbies.

Il est un fait que certains vapoteurs vont ressentir une amélioration de leur capacité respiratoire, alors que d’autres affirmeront le contraire.

Pour être asthmatique chronique depuis ma naissance, les bienfaits de la vape sur ma santé ont été longs à apparaître.

Continuer la lecture de Y a t’il un moment propice pour stopper la vape ?

Comment faire si j’ai eu une mauvaise 1ère impression avec la vape ?

Lorsqu’un fumeur souhaite passer à la cigarette électronique, c’est dans 99% des cas, parce qu’il veut se sevrer du tabac.

Seulement voilà, toutes les boutiques ne sont pas de bon conseil, et il n’est pas rare de constater que certains fumeurs sont déçus de la vape.

J’aurais qu’un seul conseil à donner : refaire une tentative 🙂  en demandant conseil autour de vous ou sur les réseaux sociaux, pour savoir quelle est le meilleur revendeur proche de chez vous.

Le groupe facebook de Ludivape est là pour vous aider et vous renseigner, mais aussi les groupes facebook Je Ne Fume Plus et Vape Info Service.

La vape fonctionne et elle est considérée actuellement comme le dispositif le plus efficace en matière de sevrage tabagique.

Il n’y a aucune raison pour que cela ne marche pas sur vous.

Continuer la lecture de Comment faire si j’ai eu une mauvaise 1ère impression avec la vape ?

Le Kit Pal One Pro de Artery

Le kit Pal One Pro de chez Artery

Présentation générale

Ce kit est ultra-compact, léger et performant, idéal pour débuter la vape et avoir un bon rendu de saveur et un bon volume de vapeur.

C’est donc un dispositif ultra-portatif, mesurant seulement 47 x 18.8 x 87mm. En plus d’avoir une large autonomie de 1200mAh et un réservoir de 3 ml, ce pod est aussi doté d’un airflow réglable, et de résistances interchangeables.

Sa légèreté est due à son alliage en aluminium 6063. C’est un métal parfait l’esthétique et la légèreté. Ce petit pod se décline en 3 couleurs de base, noir, rouge ou bleu.

La batterie

Son autonomie de 1200mAh vous permettra de vapoter toute la journée.

Ses multiples protections électroniques contre la surcharge, la surchauffe et les courts circuits représentent une sécurité confortable, sans pour autant être obligé de rentrer dans tout un tas de réglages.

Le pod se coupera automatiquement après 8 secondes d’aspiration, pour plus de sécurité et ainsi éviter la surchauffe.

Pressez 5 fois sur son switch pour l’allumer et l’éteindre, et vapotez en appuyant sur le switch à chaque tirage.

Rechargement de la batterie

Une LED vous indiquera l’autonomie restante de votre pod PAL One Pro :

  • LED bleue : la batterie est suffisamment chargée pour vapoter.
  • LED rouge : la batterie doit être rechargée.

Pour le rechargement, vous n’aurez qu’à brancher votre kit PAL One Pro sur son port micro-USB pour le relier à un ordinateur ou à une prise USB murale via le câble micro-USB fourni.

Les résistances

Elles sont interchangeables, c’est à dire qu’on ne change pas la cartouche entière mais juste la résistance.

Le kit PAL One Pro offre deux résistances LQC contenant un coton d’excellente qualité

La résistance intégrée dans le PAL One Pro est une résistance d’une valeur de 1.2ohm, pour une utilisation sur une plage de puissance allant de 7 à 12W, et sera parfaite utilisée avec un tirage serré grâce au réglage de l’airflow.

L’autre résistance fournie est d’une valeur de 0.7ohm, conçue pour une utilisation à plus forte puissance : entre 15 et 25W. Elle vous permettra de produire une vapeur plus généreuse et une vape un peu plus aérienne en ouvrant l’airflow.

Le kit PAL One Pro est également compatible avec les résistances Nautilus BVC d’Aspire, très réputées depuis des années !

Changement de résistance

Lorsque vous voudrez changer votre résistance, il vous suffira de suivre ces étapes (attention au premier changement, c’est un coup de main à prendre…)  :

Important : uniquement si tank vide de e-liquide

Si le tank n’est pas vide et que vous commencez à procéder à la première étape ci-dessous, la cartouche blanche n’étant plus tenue dans son emplacement, votre pod va se retrouver inondé de jus, car ce dernier s’échappe par le bas.

  1. Retirez le drip-tip en Ultem et dévissez à l’aide d’une pièce de monnaie, la partie métallique permettant de libérer la cartouche insérée dans le pod (toute la partie blanche).
  2. Ainsi dégagée, la cartouche du pod peut être enlevée en retournant le pod et en la faisant tomber simplement dans la main (si celle-ci ne se dégage pas, insérer une pointe dans le trou et pousser la cartouche vers l’extérieur).
  3. Faites coulisser la vitre de la cartouche afin de dégager l’accès à la résistance usagée, puis retirez la partie supérieure métallique insérée dans la résistance à remplacer puis la résistance elle-même.
  4. Replacez la nouvelle résistance à la place de l’ancienne après l’avoir amorcée en e-liquide (en commençant par insérer le bas) . Cette manipulation n’est pas des plus simples la première fois, mais on y arrive.
  5. Réinsérez la partie métallique supérieure précédemment retirée, en veillant à ce qu’elle vienne bien se placer dans la nouvelle résistance.
  6. Refermez entièrement la vitre de la cartouche en laissant l’orifice de remplissage ouvert.
  7. Replacez la cartouche dans le pod.
  8. Revissez la partie métallique supportant le drip-tip puis replacer ce dernier dedans.
  9. Placez le pod à plat, cartouche sur le dessus et procéder au remplissage de la cartouche par l’orifice.
  10. Pensez à refermer totalement la vitre, régler la vis de l’airflow et refermer la porte aimantée du pod.
  11. Patientez une dizaine de minutes avant de vaper.

Contenu du coffret

  • 1 Kit PAL One Pro avec résistance LQC 1.2ohm (résistance montée sur le pod)
  • 1 Résistance LQC 0.7ohm
  • 1 Vitre de remplacement
  • 1 Tournevis
  • 1 Pack de joints de rechange
  • 1 Câble micro-USB
  • 1 Notice d’utilisation

Les plus

  • petit format
  • léger
  • simplicité d’utilisation
  • airflow réglable
  • résistance Aspire Nautilus compatibles

Les moins

  • changement de résistance à apprivoiser
  • obligation d’enlever la trappe aimantée pour voir le niveau de e-liquide

Une petite vidéo explicative en complément :

Emission Pourquoi Docteur – octobre 2018

La E-cigarette, les vérités d’aujourd’hui

Le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue spécialisé dans la tabaccologie à l’Hôpital de la Salpêtrière à Paris, était l’invité de l’émission « Questions aux experts » et a répondu en direct à toutes les questions de nos abonnés sur l’usage de la e-cigarette.

 

Le kit Exceed Edge de Joyetech

Le kit Exceed Edge de Joyetech s’avère un excellent pod très efficace, alliant la simplicité d’utilisation, l’ergonomie et la compacité.

Sa fabrication est solide (acier inox brillant) et sa vapeur très agréable en inhalation indirecte, relativement ouverte (vape plus aérienne que sur les autres pods).

Le design

Son look coloré et racé rend ce modèle très moderne.

Son corps stylisé lui donne également un petit côté high-tech très réussi et surtout robuste.

En plus de l’excellente prise en main qu’il offre, ce kit optimise l’ergonomie en proposant un contact d’allumage large, qui occupe les trois quarts du dessus de la batterie et permet ainsi une utilisation ultra-intuitive et sans complication (on ne cherche pas le bouton on/off, il s’impose de lui même).

En bas de la batterie se trouvent la prise micro-USB servant au rechargement, ainsi que deux LED symétrique assez voyantes, servant d’indicateurs de charge.

Le drip-tip est en forme de « bec de flûte » très pratique, car il se place naturellement sur les lèvres. Il est très agréable à utiliser et ne brûle pas les lèvres.Certains seront réfractaires à cette forme, mais il suffit de quelques jours pour s’y habituer surtout lorsqu’on est habitué aux drip tips ronds.

La batterie

Le kit Exceed Edge a une capacité totale de 650mAh, ce qui est largement suffisant pour une petite vape quotidienne.

Le rechargement s’effectue en reliant la batterie à un ordinateur via le câble micro-USB fourni, et vous pouvez aussi le connecter à un chargeur mural que vous trouverez dans toutes les boutiques de vape ou sur les sites internet spécialisés.

Indicateurs de charge

Pour éviter les mauvaises surprises, les LED situées à gauche et à droite en bas de la batterie indiquent le niveau d’autonomie restant :

• De 100 à 60% de batterie : les 2 LED sont allumées
• De 59 à 30% de batterie : les 2 LED clignotent très lentement
• De 29 à 10% de batterie : les 2 LED clignotent modérément
• De 9 à 0% de batterie : les 2 LED clignotent vite

La cartouche

Le pod du kit Exceed Edge fonctionne plutôt comme un clearomiseur classique.

Il se rechargera en e-liquide grâce à l’ouverture accessible en détachant le pod.

Installation rapide, livrée dans le kit en anglais

Le réservoir est tout ce qu’il y a de plus simple à remplir.
Il suffit de tirer dessus pour le séparer de la batterie, il vient facilement.
On soulève ensuite le petit bouchon en silicone, on verse directement de la bouteille les 2 ml de liquide qu’il peut contenir, on remet le bouchon, on le replace sur la batterie et c’est prêt.


L’opération est propre et le niveau de liquide se voit en permanence.

Si votre manière de vaper vous laisse des remontées de eliquide au remplissage, pensez à assécher l’embout avec une petite allumette de sopalin. Cette dernière absorbera le trop-plein de e-liquide.

L’Exceed Edge est très tolérant sur les eliquides et accepte sans broncher les taux de VG plus élevés, habituellement à éviter avec les pods.
Les passages de liquide sont large sur la résistance et la capillarité excellente, vous pouvez vaper du 30% PG / 70% VG sans aucune arrière-pensée.

Résistances compatibles

Pour installer la résistance, on sort la cartouche, et on dévisse la bague à la base du réservoir. Elle est large et bien crantée pour offrir une bonne prise.

On peut alors insérer une nouvelle résistance, remettre la bague en la serrant sans excès et c’est parti.

Dévisser la bague support, et remplacer la résistance

Seul inconvénient : le réservoir doit impérativement être presque vide. Dans le cas contraire, il se videra de toute façon dès la résistance retirée.

Les résistances utilisées sont les nouvelles EX MTL, des résistances à 1,2 ohms prévues pour une vape MTL que la batterie chauffera à un maximum de 25W.

Attention : seules les 1,2ohms sont compatible, car elles sont peu gourmandes en énergie – Eviter absolument la 0.50 ohms.

Prévu pour l’inhalation indirecte

La faible puissance que demande la résistance ainsi que le flux d’air très restreint destinent le Exceed Edge à une vape en inhalation indirecte (MTL). Ce type de tirage reproduit très bien les sensations d’une cigarette classique et offre des saveurs très riches.

Le Exceed Edge est un kit parfait pour l’utilisation de e-liquides forts en nicotine ou utilisant du sel de nicotine, puisqu’il ne délivre que peu de vapeur à chaque bouffée.

Contenu du coffret Kit :

• 1x Batterie Exceed Edge 650 mAh / 2ml
• 2x résistances EX 1.2ohm (MTL)
• 1x Câble micro-USB de rechargement
• 1x Notice d’utilisation + carte de garantie

Caractéristiques techniques :

• Hauteur : 110mm
• Largeur : 26.50mm
• Épaisseur : 20mm
• Capacité : 650mAh
• Contenance : 2ml
• Résistance : EX 1,2ohm (MTL)

Les plus :

  • La qualité de réalisation
  • Son autonomie
  • La bonne ergonomie
  • La qualité de vape

Les moins :

  • Son embout particulier
  • Obligation de vider le tank pour changer la résistance.

Un grand merci à EvapSaveur pour le don de matériel qui m’a permis de réaliser ce test et ce tutoriel. 

Le pod Minifit de chez Justfog

À peine plus grand qu’un flacon de e-liquide de 10 ml, la Minifit ressemble à s’y méprendre à une clef USB.

Caractéristiques générales

Ce kit se compose de 2 pièces :

  • Une batterie avec une autonomie de 370 mAh
  • Un réservoir (cartouche) pouvant contenir 1.5 ml de eliquide.


Le Kit Minifit fonctionne une résistance de 1.6 ohm intégrée dans une cartouche non scellée.

Le fait que la cartouche ne soit pas scellée, permet de remplir le tank avec votre e-liquide préféré.

Un seul bouton sert a mettre la cigarette électronique en route et à il ne reste plus qu’à vapoter.

Il conviendra à ceux et celles qui recherchent un petit matériel qui peut être utilisé et rangé n’importe où.

Lors d’une sortie chez des amis non fumeurs et non vapoteurs, il vous permettra de rester discret. Pour aller faire une petite course, plus besoin de prendre du gros matériel que l’on ne sait jamais où poser, ce petit pod se range facilement dans la poche d’un jean, d’une chemise ou dans un sac à main.


Le pod Minifit est un exemple de simplicité.

Ce matériel ne nécessite aucune connaissance de la cigarette electronique ni d’entretien particulier.

Il est parfaitement adapté pour l’utilisation de sels de nicotine ou de e-liquides avec de forts taux de nicotine, et peut aussi être conseillé pour vapoter du CBD.

 

Allumage/Extinction

Appuyez 4 fois sur le bouton Fire (en moins de 2 secondes).

Ensuite, lors de l’appui sur le bouton fire pour vapoter, les diodes s’allument, et vous indique le niveau de la charge de la batterie :

  • 3 leds allumées = 70% – 100% de charge restante
  • 2 leds allumées = 30% – 70% de charge restante
  • 1 led allumée = 0% – 30% :
  • si la batterie clignote 4 à 6 fois, c’est qu’elle est a besoin d’une charge imminente.

Changement de résistances (voire de cartouche/tank)

Les résistances sont incluses dans la tête du Minifit.

Elles sont composées de coton japonais et d’un fil en nichrome, ce qui est parfait pour une vape indirecte. Cette composition permet d’obtenir une vape proche de la cigarette classique.

Pour en racheter lorsqu’elle est usée, ou pour en prendre une deuxième pour pouvoir changer de parfum,
il suffit de se rendre dans une boutique de vape et de demander un pack de 3 résistances (ou une seule bien sûr) pour le pod Minifit Justfog (avec le réservoir).

Vous en trouverez aussi sur tous les sites internet spécialisés.Pour le remettre en place, vous ne pouvez pas vous tromper, un seul sens possible.

Remplissage

Le remplissage du réservoir en e-liquide est simple et rapide.

  1. Retirer le réservoir (cartouche) de la batterie en écartant légèrement les 2 parties (voir photo ci-dessus).
  2. Retourner le Pod et soulever la languette afin de laisser apparaitre les trous de remplissage.
  3. Remplir le Pod par les ouvertures prévues à cet effet.
  4. Refermer le Pod et le replacer sur la batterie.

Chargement de la batterie

La charge de la batterie se fait par branchement usb à un ordinateur ou une prise murale (adaptateur non fourni).

Le câble micro-USB par contre, est fourni dans le kit Minifit de Justfog.

Sécurités

Ce tout petit pod possède tout de même des sécurités non négligeables.

  • Protection contre la surchauffe : si le bouton fire est maintenu pendant plus de 10 secondes (ce qui peut être le cas dans un sac, si on a oublié de l’éteindre) 9 leds de couleurs différentes clignotent, et l’appareil se met hors tension.
  • Protection contre les court-circuits : clignotement de 6 leds de couleurs différentes et mise hors tension.
  • Protection contre les surtension : si la tension de charge est plus élevée que ne le nécessite l’appareil, ce dernier bloque automatiquement le courant électrique.
  • Protection contre la décharge : avant que la batterie ne se décharge complètement, 6 leds se mettront à clignoter avant la mise hors tension de l’appareil.
  • Protection contre la surcharge : une fois chargée à 100 %, la Minifit s’éteint.

Caractéristiques techniques

Matériaux : Aluminium & plastique
Batterie : 370 mAh
Connectique : USB
Modes de fonctionnement : Tension constante (vous n’aurez donc pas moins de puissance au fur et à mesure que la batterie de votre kit Minifit se décharge)
Dimensions :- H = 7 cm / L = 2 cm / P = 1 cm / Poids = 20g

Contenu du kit

Un pod Minifit, un clearomiseur (cartouche), 1 câble USB et un mode d’emploi.

Les plus : 

  • Un kit ultra compacte
  • Bonne restitution des saveurs
  • Zéro fuite, zéro suintement
  • Un kit pas très cher
  • Des leds pratiques qui donnent l’essentiel des infos

Les moins : 

  • manque une deuxième tête dans le kit (résistance) et pour moi…
  • autonomie et réserve de liquide restreints

Notice du fabricant

Un grand merci à Klop Innovation pour le don de matériel qui m’a permis de réaliser ce test et ce tutoriel.

Le kit « tout en un » PockeX de chez Aspire

Le Kit PockeX de chez Aspire comprend une batterie de 1500mAh d’autonomie et un clearomiseur embarquant 2ml de e-liquide.

Qui ne connait pas la marque Aspire ?

Leurs résistances aux technologies brevetées comblent depuis plusieurs années, les vapoteurs qui vapent en inhalation indirecte.

C’est un kit destiné aux fumeurs qui souhaitent essayer la cigarette électronique sans être obligés de paramétrer tout un tas de réglages complexes, qui ne servent pas vraiment quand on débute.

Avec ce modèle, il suffit de remplir après avoir chargé la batterie, d’appuyer sur le bouton fire et de vapoter.

Très pratique, petit, discret, ce système est simple d’utilisation et très facile à vivre.


Allumage/extinction

Pour éteindre ou allumer la batterie, vous aurez simplement à presser cinq fois sur le switch.

Clearomiseur

C’est un clearomiseur de type Nautilus X.

  • Ouverture/fermeture du tank

  • Remplissage

Pour remplir votre réservoir en pyrex de 2 ml, rien de plus simple.

Une fois avoir dévissé la partie supérieure (top-cap), remplissez le tank de votre e-liquide favori, en vous arrêtant au repère tracé par le fabricant sur la paroi de la partie clearomiseur. Refermez le tank, et attendez 5 minutes pour permettre au e-liquide de bien imbiber le coton.

 

 

  • Airflow

Le seul bémol à ce kit, aucun airflow réglable.

Résistances compatibles

Le Kit PockeX fonctionne avec les résistances U-Tech, les mêmes qui équipent le Nautilus X, un des clearomiseurs les mieux notés de la marque en 2016, avec un système d’aération en U qui évite aussi les projections.

L’air prend ainsi un trajet en forme de U pour pour bien imbiber le coil en SS316 et coton organique, placé à la verticale, et ainsi se gorger de saveur pour une explosion de goûts en bouche.

Vous obtiendrez facilement un rendu exceptionnel sans aucun goût parasite même à fortes puissances.

Tout type de e-liquide (pourcentage PG/VG) peut être utilisé avec ce type de résistances, y compris ceux largement composés de Glycérine Végétale.

 

Ces résistances existent en 0.6 ohms et 1.2 ohms :

  • La résistance PockeX est composée de Stainless Steel 316L est a une valeur de 0.60 ohms pour une vape en inhalation indirecte et des liquides avec un ratio de glycérine végétale supérieur à 50%. A utiliser entre 18 et 23 watts.
  • Résistance PockeX en Kanthal A1 avec une valeur de 1.20 ohms (:good:) pour une vape en inhalation indirecte et des liquides avec un ratio de glycérine végétale supérieur à 50%. Ainsi qu’un taux élevé de nicotine et sels de nicotine, plus adaptée pour les primo-vapoteurs.

Chargement de la batterie

Le Kit comprend une batterie intégrée de 1500mAh d’autonomie, de quoi vous permettre de vapoter plusieurs heures sans problèmes.

Cette dernière se recharge via le port USB connecté à un ordinateur ou à une prise murale. Le cordon est fourni dans le kit, mais la prise murale non. Vous en trouverez dans toutes les boutiques ou sur les sites spécialisés.

Indicateur de charge :

A l’allumage de la batterie, la lumière du bouton d’activation (switch) sera bleue lors de l’utilisation et lorsque la batterie sera suffisamment chargée. Petit à petit la couleur change et vire au bleu/rose.

Lorsque cette LED sera rose, il ne vous restera que 30% d’autonomie et il sera grand temps de la recharger via le port USB à un ordinateur ou à une prise murale avec le cordon fourni.

Nettoyage de la PockeX d’Aspire

L’eGo AIO est un modèle de cigarette électronique très simple à entretenir, mais il faut prendre certaines précautions.

Ne la passer pas directement sous le jet du robinet, vous risqueriez d’endommager gravement la batterie.

Utilisez plutôt une feuille d’essuie-tout humidifiée et nettoyer le réservoir.

Vous pouvez passer l’embout buccal (drip tip) à l’eau savonneuse et le rincer sous l’eau. Vous pouvez aussi utiliser du gel hydroalcoolique.

Vous pouvez répéter cette opération entre chaque changement d’e-liquide et le plus souvent possible.

Caractéristiques techniques

Marque : Aspire
Origine : Chine
Batterie intégrée : Oui
Autonomie : 1500 mAh
Contrôle de température : Non
Remplissage :Par le haut
Airflow :Non visible et Non-réglable
Réservoir : 2 ml
Drip Tip : propriétaire
Diamètre : 20 mm
Port micro USB  :Oui
Matière du réservoir : Pyrex
Matière : Acier inoxydable
Longueur : 117 mm
Largeur : 19.7 mm

Contenu du pack

  • Une batterie Aspire 1500 mAh, couplée à un clearomiseur de 2 ml
  • Un chargeur USB-Micro USB
  • Deux résistances U tech SS316L Nautilus X en 0.6 ohm
  • Un manuel d’utilisation en Français

Les plus :

  • Facile d’utilisation,
  • Possibilité de mettre des résistances de 0.5 ohms à 2 ohms
  • Excellent rendu de saveurs / production de vapeur
  • Remplissage par le haut
  • Autonomie conséquente
  • Changement de résistance sans vider le tank
  • Absence de fuites
  • Rapport qualité-prix

Les moins : 

  • Réservoir de 2 ml (mais on sait d’où cela provient…)
  • Drip tip propriétaire
  • Airflow non ajustable
  • Chauffe avec des résistances de 0.5 ohms, favoriser les résistances plus hautes
  • Voltage non variable

Bonne Vape !

 

https://ludivape.com/les-astuces-pour-une-bonne-vape/

https://ludivape.com/les-erreurs-a-eviter-quand-on-commande-sur-internet/

Le kit « Tout en un » eGo AIO de Joyetech

Un format réduit performant, discret, compacte, esthétique, fonctionnel, disponible en plusieurs couleurs et aucune fuite.
Que chercher de mieux pour débuter la vape ? Encore une fois, Joyetech a fait fort !
Ce vaporisateur monobloc intègre un clearomiseur de 2ml, une batterie de 1500mAh et est donc parfaitement adapté aux fumeurs désirant de passer à la cigarette électronique facilement.
Nomade avec sa taille mini de 11,8cm et un diamètre de 19mm, elle se glissera aisément dans une poche ou un sac, sans risque de fuite !
Le modèle « bi-ton » lui donne un charme fou !

Allumage/extinction

Pour allumer ou verrouiller la batterie, appuyer 5 fois rapidement sur le bouton « fire » (en moins de 2 secondes). La batterie va clignoter 5 fois. Faites de même pour l’éteindre.

Un clearomiseur intégré de 2ml

Son système de remplissage se fait par le haut du réservoir.

Ce clearomiseur Joyetech Cubis dispose d’une protection enfants.

  • Ouverture/fermeture du tank

Pour l’ouvrir, il suffit simplement de dévisser le top cap en exerçant une légère pression dessus, et en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour le refermer, faire de même dans le sens des aiguilles d’une montre.

  • Remplissage

Verser le e-liquide dans le tank jusqu’au niveau MAX indiqué (au niveau du changement de couleur pour les modèles bi-tons).

Le drip tip 510 est particulier.

En effet, sa structure interne possède une forme de spirale qui empêche toute remontée et projection de e-liquide.

  • Airflow

Le réglage de flux d’air se fait en tournant la partie supérieure du top cap pour ajuster l’ouverture d’une fente qui viendra moduler la quantité d’air acheminée à la résistance.

La fente d’arrivée d’air est « camouflée », ce qui est intéressant esthétiquement, mais assez peu pratique à l’usage, reconnaissons le.

Il est difficile, en effet, de déduire visuellement de l’ouverture choisie. Il faudra donc se contenter d’un réglage « à l’aveugle », jusqu’à trouver le tirage qui vous convient.

Pour régler l’airflow, il suffit de tourner juste le haut du tank dans le sens des aiguilles d’une montre. Lorsque les deux petits points sont alignés, l’airflow est ouvert à fond (vape plus aérienne).

Résistances compatibles

La Joyetech eGo AIO accepte les résistances BF SS316 pour Cubis.

Elle est livré avec 2 têtes d’atomiseurs BF SS316 de 0.6Ohms pour une vapeur dense et tiède (puissance d’environ 25/30W lorsque le kit est en charge pleine), mais plus adapté à l’inhalation directe.

Ces résistances sont un excellent compromis entre le volume de vapeur et la restitution des saveurs. De plus, elles tolèrent les eliquides jusqu’à 20PG/80VG, ce qui est rare dans ce type de matériel.

A chaque première utilisation d’une résistance BF neuve, il est nécessaire d’amorcer la résistance en versant quelques gouttes de liquide directement sur la résistance et sur les arrivées de e-liquides.

Attention !

La Joyetech AIO n’accepte pas les résistances destinées au contrôle de température comme Ni ou Ti, la batterie ne disposant pas de cette fonction.

Important

Pour celles et ceux qui souhaitent une vape plus douce, plus serrée (parfois en début de sevrage les résistances en sub-ohm ne sont pas appréciées), sachez que vous pouvez utiliser des résistances compatibles en SS316 en 1 ohm (prendre soin bien sûr de les amorcer aussi).

Chargement de la batterie

La batterie intégrée est d’une puissance de 1500mAh, suffisante pour en profiter tout au long de la journée.

Elle est rechargable avec le câble Micro USB fourni, que vous pouvez facilement connecter à une prise secteur avec un adaptateur.

Elle utilise la fonction « passthrough » qui permet de vapoter tout en rechargeant son matériel.

Pour la recharge complète de la batterie, comptez 4h à 5h.

La LED va rester allumée tout au long de la charge.

Une fois la batterie complètement chargée, la LED s’éteint.

Indicateur de charge :

C’est une petite particularité de cette batterie, qui comporte des couleurs LED de 7 tons différentes. Son but est double :

  • elle vous permettra d’éclairer l’intérieur du tank pour surveiller votre niveau de e-liquide. Un gadget pour certains, mais qui s’avérera tout de même pratique pour les débutants ;
  • elle vous avertira en temps réel de la décharge de votre batterie. Plus le clignotement de la LED sera rapide, plus la batterie nécessitera d’être rechargée. Mon conseil : n’attendez pas le dernier moment pour la recharger, car elle s’arrête nette.

Changer la couleur

Et oui c’est possible, sympa non ? (:good:)

Vérifiez que la batterie est éteinte (sinon éteignez la avec 5 clics rapides).

Appuyez sur le bouton Fire pendant 3 secondes.

La couleur sélectionnée en dernier apparait dans le tank. Si aucune couleur n’apparait, il se peut que la dernière configuration de l’Ego AIO ait été sur blanc, donc « aucune lumière ». Dans ce cas, pas de panique, appuyer une fois sur le fire, et la couleur suivante apparaîtra.

Appuyez de nouveau sur le bouton pour changer la couleur, et une fois choisie, attendez qu’elle s’éteigne.

Les 7 coloris disponibles : rouge, jaune, vert, bleu, indigo, blanc (sans) ou violet

 

Nettoyage de l’Ego AIO

L’eGo AIO est un modèle de cigarette électronique très simple à entretenir, mais il faut prendre certaines précautions.

Ne la passer pas directement sous le jet du robinet, vous risqueriez d’endommager gravement la batterie.

Utilisez plutôt une feuille d’essuie-tout humidifiée et nettoyer le réservoir.

Vous pouvez passer l’embout buccal (drip tip) à l’eau savonneuse et le rincer sous l’eau.

Vous pouvez répéter cette opération entre chaque changement d’e-liquide ou une fois par semaine.

Caractéristiques techniques

Hauteur : 118 mm
Diamètre : 19 mm
Résistances : BF SS316 (na pas utiliser les résistances Ti ou Ni)
Batterie : 1500 mAh intégrée
Contenance du clearomiseur : 2 ml
Puissance de la batterie : 25/30w max en pleine charge
Remplissage par le haut
Air flow : Invisible et ajustable
Rechargement par câble USB

Contenu du pack

1 Joyetech eGo Aio
2 Têtes d’atomiseurs BF SS316 de o.6 Ohms
1 Drip-tip avec l’intérieur en spirale
1 Drip-tip acrylique transparent
1 Câble de chargement USB
1 Manuel avec sa carte de garantie (à conserver bien sûr pour bénéficier de la garantie)


Les plus :

  • Remplissage facile
  • Design tendance et séduisant
  • Tank rétroéclairé par LEDs
  • Légère et peu encombrante
  • Kit complet pour un démarrage immédiat
  • Choix de deux drip tips différents (attention, le transparent n’a pas de spirale anti-remontée de jus)
  • Recharge par USB sur le côté
  • Mode d’emploi en français
  • Bon rapport qualité prix

Les moins : 

  • Résistance de 0,6 ohm qui transmet trop de chaleur au top cap, surtout pour les débutants
  • Volume de liquide trop faible (les 2 ml sont imposés par la TPD)
  • Vapeur trop chaude au-delà de 4-5 bouffées enchainées
  • Résistances assez chères
  • Alerte de fin de batterie trop tardive

Bonne Vape !

 

Le Sub Ohm en début de sevrage tabagique

Le sub ohm est une mode, ce qui n’est pas un souci en soit, ce sont souvent de bons matériels… que l’on a plaisir à tester après plusieurs mois de vape.

Malheureusement des vendeurs peu scrupuleux le proposent aux débutants, en disant que ça marche mieux que les matériels spécial débutant.

C’est un leurre, même si sur un faible nombre de vapoteurs, ça peut marcher.

Le subohm n’est pas ce dont on a besoin pour commencer la vape.

Il y a plusieurs écoles mais ce qu’il faut savoir, c’est que tous les vapoteurs, même expérimentés, ne passent pas aux gros nuages tout de suite.

Même s’ils l’utilisent pour se faire plaisir (car ne l’oublions pas la vape, c’est aussi un plaisir), la plupart des vapoteurs confirmés continuent à vapoter tranquillement, sans sub ohm.

Ça veut dire quoi sub-ohm, d’abord ?

Pour faire simple, dans un atomiseur,  il y a une résistance qui chauffe votre e-liquide pour faire de la vapeur.

Les résistances normales, notamment celles qui sont bien pour débuter, ont une valeur supérieure à un ohm, l’idéal étant pour moi entre 1,2 et 1,8 ohm.

Mais il existe aussi des résistances d’une valeur inférieure à 1 ohms, qui sont donc des résistances que l’on appelle « en Sub Ohm ».

Un atomiseur sub ohm est construit pour utiliser des résistances inférieures à 1 ohm. Cela permet d’envoyer plus de puissance, donc à vaporiser plus de liquide et faire plus de vapeur (tout dépend bien sûr la puissance à laquelle vous vapotez — wattage –).


Comment plus de vapeur ?

En raison du tirage.

Si vous êtes un tantinet observateur, vous remarquerez que sur tous les atomiseurs en sub ohm, les trous d’arrivée d’air sous la résistance sont très gros, avec une bague de réglage pour les diminuer si nécessaire (que ce soit des atomiseurs reconstructibles ou non).

Cela permet de laisser passer beaucoup d’air dans les poumons sans le stocker avant dans la bouche, et de faire de la vapeur en conséquence. 95% des fumeurs ne peuvent pas vapoter ainsi au début.

Au début, on vapote serré avec des liquides bien dosés en nicotine !

Si les arrivées d’air sont petites (en général les atomiseurs qui ne sont pas sub ohm), le tirage sera serré, ce qui donnera au vapoteur la même sensation que sur une cigarette : on tire la vapeur dans la bouche, puis on l’inhale.

La bague de réglage permet d’avoir un tirage plus ou moins serré.

(photo Le Petit Vapoteur)


Le tirage certes, mais après ?

Le volume de vapeur vient du tirage et par voie de conséquence de la quantité de liquide nécessaire pour parvenir à ce résultat !

Pour en savoir un peu plus sur le sujet, il y a plusieurs autres facteurs qui rentrent en ligne de compte, mais que je ne détaillerai pas ici.

Un clearomiseur en sub ohm consomme beaucoup plus qu’un atomiseur “normal”.

Avec un atomiseur normal et du liquide entre 12 et 18 mg/ml (idéal pour un début de sevrage), un fumeur qui passe à la vape va consommer en moyenne 2 à 4 ml de liquide par jour. En effet, quand on débute la cigarette électronique, on a toujours ce réflexe de la porter à la bouche sans cesse.

Avec un atomiseur en sub ohm on dépasse allègrement les 10 ml par jour, certains gros vapoteurs parviennent à 20 ou 30 ml par jour… ce qui est largement rentable pour le vendeur…

Sans vouloir faire de mauvais esprit, c’est sûrement la raison pour laquelle des vendeurs peu scrupuleux conseillent des atomiseurs sub ohm aux débutants. 

Et la nicotine là-dedans ?

C’est là le hic !

Atomiseurs en Sub Ohm = Gros nuages = faible taux de nicotine incompatible avec un sevrage, seulement 5 % parviennent à stopper le tabac avec ce type d’atomiseur.

Atomiseurs normaux = Petits nuages = fort taux de nicotine permettant d’arrêter de fumer dans les 95 autres % (et aussi bien sûr permettant l’utilisation des sels de nicotine tout aussi efficaces, et beaucoup plus doux)

Conclusion

Vous entrez dans une boutique de vape, et la foultitude de matériels se trouvant sur les étagères vous donne le vertige. 

Arrivez-vous à repérer un coin dans lequel se trouvent des E-cigarette de taille moyenne qui semblerait vous correspondre ?

Si ce n’est pas le cas, et si le vendeur vous propose un gros matériel pour faire de gros nuages, fuyez, et cherchez une autre boutique qui sera plus professionnelle et qui vous accompagnera sans problème durant toute la durée de votre sevrage !

Renseignez-vous sur les forums ou les groupes FB auprès de vapoteurs de votre région pour connaître les bons tuyaux…

Parlons Ecig avec le Dr Farsalinos (2014)

Trop de désinformation nuit à la vape, et à ce jour, il existe encore beaucoup trop de personnes qui sont persuadées qu’elle est dangereuse.

Cette interview (en anglais, mais traduction en dessous de la vidéo), réalisé par notre ami canadien Jean Philippe sur la chaine Youtube en 2014 est toujours au goût du jour, pour celles et ceux qui veulent se renseigner.

En tant que vapoteuse convaincue des bienfaits du vaporisateur personnel, je trouverais dommage que les vapoteurs débutants ou les fumeurs encore sceptiques n’aient pas accès à ce type d’information, noyé dans les flots du net…et souvent difficile à repérer pour un novice de la vape.



Traduction en Français

Source : https://www.forum-ecigarette.com/articles-medias-f756/interview-dr-farsalinos-par-genfelip-t163231.html

Traducteurs : falken, Fran330, KfiR, Manu06, stephe44, vapoloca, Vizu


Genfelip (G) : Salut tout le monde c’est Genfelip. Je suis vraiment heureux, très très très très très heureux, excessivement heureux de pouvoir être avec quelqu’un présentement que j’admire depuis longtemps, ça fait plus de deux ans et demi que je suis son travail, pour moi c’est un héros… et pour la cigarette électronique.
Je vous présente le Dr Konstantinos Farsalinos…

Konstantinos Farsalinos (KF) : Bonsoir.

G : Vous parlez un peu français ?

KF : Un tout petit peu.

G : Un tout petit, petit peu ?

KF : Oui.

G : Bon, donc si jamais il me manque un mot, on devrait pouvoir se débrouiller. Bonsoir docteur. Pourquoi avez-vous commencé à travailler sur des études sur la vape, ou plutôt qu’est-ce qui a fait que vous vouliez travailler là-dessus ?

KF : Et bien, vous savez au départ… enfin quand je dis au départ… j’ai commencé à travailler sur l’e-cigarette fin 2011. Au début, avant que j’aie entendu parler d’e-cigarettes, je n’avais absolument aucune idée de ce que c’était : l’ignorance complète. Je veux dire qu’au début, je pensais même qu’il y avait de l’eau dedans, que ça vaporisait de l’eau et qu’on l’inhalait…

G : C’est ce que nous entendons souvent.

KF : J’étais encore ignorant en la matière, je veux dire personne ne naît avec la science infuse. À cette période,je venais de terminer une étude évaluant la dysfonction cardiaque infra-clinique chez les jeunes fumeurs en bonne santé, immédiatement après avoir fumé, en utilisant de nouvelles techniques d’imagerie des échographies cardiaques.
Donc, à ce moment-là, je reçus un jour un MMS de deux de mes amis utilisant des e-cig. Ma première réaction a été de leur dire « vous venez de gaspiller votre argent, venez me voir, je vais vous donner de la varenicline (Champix, ou Chantix aux USA) si vous voulez arrêter de fumer ».
Mais vous savez, lorsqu’ils ont vu ma réaction, ils ont continué à me faire parvenir des photos d’eux utilisant des e-cig, ce qui m’a surpris, d’où l’idée de lancer une étude sur la vape. Tout d’abord j’ai essayé d’apprendre ce qu’était une e-cig. J’ai donc trouvé un forum internet d’utilisateurs d’e-cig en Grèce, dont je suis devenu membre, j’ai commencé à lire tous les messages du forum pour comprendre ce qu’était l’e-cig, et dans le même temps j’ai commencé une étude clinique qui a été présentée au Congrès annuel de la Société Européenne de Cardiologie en 2012 à Munich.
Cette étude a commencé au début 2012. En réalité, à travers cette étude, j’ai fait la connaissance de l’e-cig parce que tous les participants à l’étude, c’était une étude clinique, ont apporté leur propre matériel. Alors je leur ai demandé de démonter l’équipement afin de comprendre ce que c’est, comment ça fonctionne, pourquoi utilisent-ils de si « gros » comme je les appelais, vous savez ces gros appareils en acier inoxydable … à cette époque, il s’agissait pour la plupart de mods mécaniques,ils étaient très gros, très lourds…
Oui, quelque chose comme ça. [en réponse à Genfelip montrant un gros mod mécanique]
Il me semblait étrange que quelqu’un utilise ce genre de système, mais immédiatement au travers des discussions avec les vapoteurs je me suis rendu compte des raisons pour lesquelles ils utilisaient ce genre de chose : j’ai compris que l’e-cig est un produit qui est fait pour se substituer aux plaisirs et aux effets positifs perçus du tabac, au travers du plaisir de vapoter. Il n’est donc pas seulement une substitution médicale comme les médicaments et c’est la raison pour laquelle je me bats tout le temps, et je me battrai contre les réglementations en tant que médicaments n’importe où car je pense que cela détruira le potentiel des e-cigs pour réduire le tabagisme.
Ce n’est pas la façon dont elles sont utilisées. J’ai publié des études qui disent que non seulement légalement, mais aussi scientifiquement, les e-cigs ne peuvent pas être considérées comme un médicament car elles ne sont pas utilisées comme les médicaments le sont. Et c’est ça, je pense, le facteur le plus crucial pour déterminer si quelque chose est un médicament.
Je pense que le problème quand on discute de nicotine c’est que ça provient du tabac, donc si ça vient du tabac ça devrait être considéré comme un produit du tabac ou un médicament. Ça n’a absolument aucun sens, aucune signification. Ce n’est pas un unique composant, d’où il vient, qui détermine comment vous allez classer le produit. C’est la manière dont il est utilisé, comment et pourquoi il est utilisé, et comment il fonctionne.

G : Alors docteur, vous savez que beaucoup de gens utilisent des atomiseurs reconstructibles de nos jours, il y a beaucoup de matériaux pour les mèches qu’on peut utiliser : coton, silice, coton bio, coton japonais, rayon, mesh inox, enfin bref, je sais que vous êtes un cardiologue mais vu que vous êtes au moins dans le… disons dans le secteur de la santé, lequel est selon vous le plus sûr à utiliser quand on reconstruit un atomiseur ?

KF : Oui. Malheureusement on n’a pas beaucoup de données pour soutenir une approche ou une autre. Ma suggestion serait que le coton, le coton non traité, serait le meilleur. Quand je dis non traité je veux dire qui n’a pas été passé à la javel ou subi des traitements chimiques pendant sa transformation. Ça semble être, disons, le matériau le moins nocif bien qu’il faille plus d’études pour pouvoir affirmer cela. Donc disons que théoriquement ça pourrait être le plus sûr.
J’entends dernièrement que beaucoup de gens utilisent du rayon, qui est une autre forme de coton, mais j’ai vu qu’il subit une transformation très complexe qui utilise plusieurs produits chimiques, ce qui me fait me demander combien de ces substances restent dans le produit fini. Donc je serais hésitant à utiliser n’importe quel matériau qui subit une transformation chimique intense. Je suggérerais le plus simple, et je pense que sous cet aspect le coton serait la meilleure idée.
Mais comme je l’ai dit nous avons besoins de plus de preuves, plus d’études pour pouvoir soutenir cette idée grâce à des données.

G : Comme le kanthal, les fils NiChrome et tout le reste je suppose…

KF : Exactement c’est pareil. Vous savez qu’il y a des études qui ont trouvé des métaux lourds dans la vapeur.

G : Oui.

KF : Donc on sait qu’ils sont là. Certains proviennent probablement de l’interaction entre le liquide et le matériau de la résistance. Donc à nouveau c’est un test qui n’est pas très compliqué, qui ne coûtera pas beaucoup d’argent, mais ça fera une grosse différence pour l’e-cig en général, pour l’industrie de l’e-cig.
Parce que vous savez, remplacer un matériau de résistance par un autre ça ne coûtera rien, même pour les chinois, même pour les productions à grande échelle qui proviennent de Chine, c’est très facile de leur dire de remplacer le fil X par le fil Y. Et ils vont le faire et ça ne coûtera pas plus, pas à eux, pas au client final.
Et bien sûr ces gens qui refont eux-mêmes leurs résistances, ils devraient pouvoir prendre des décisions informées. Pour le moment les seuls critères pour utiliser un matériau c’est le goût et la facilité d’emploi, mais si vous avez des preuves à propos de la libération de métaux lourds alors vous pouvez choisir en vous basant aussi sur cette information.
Personne ne va vous interdire d’utiliser quelque chose qui est probablement un peu plus dangereux, mais vous prendrez une décision informée.
Donc je pense que ce sont des changements qui… ce sont des domaines de recherche dans lesquels on n’a pas besoin de beaucoup d’argent pour effectuer la recherche mais ça va beaucoup améliorer l’e-cig en tant que produit, et son profil de sûreté, même à une grande échelle sur l’ensemble du marché, très facilement sans augmenter le coût du produit.
Donc c’est quelque chose qui vaut vraiment la peine d’être fait.

G : Oui absolument. Vous pensez que vous allez faire une étude à ce propos à un moment ?

KF : Oui on a prévu plein d’études depuis quelques mois. Le problème habituel c’est le financement. Actuellement le dernier projet de recherche qu’on est en train de réaliser c’est la mesure des températures à l’intérieur de la mèche.

G : Oui c’est ce sur quoi vous travaillez en ce moment, c’est quelque chose d’important.

KF : Exact. C’est important car pour la première fois nous faisons ça dans des conditions réalistes. Nous avons réussi à passer un fil très fin et un capteur dans l’atomiseur et on utilise l’atomiseur complètement assemblé et un vapoteur expérimenté l’utilise.
Donc on ne fait pas qu’exposer la résistance et mesurer la température dans la mèche, c’est quelque chose que n’importe qui peut faire très facilement, mais ça ne représente pas une utilisation réaliste.
Donc on a complètement assemblé l’atomiseur, on utilise un reconstructible évidemment, et on mesure la température durant l’utilisation réelle. Et on va faire une étude clinique après ça, demandant à des vapoteurs expérimentés de vaper avec leurs propres liquides sur des atomiseurs qui auront été préparés avec un capteur. On va mesurer les températures dans des conditions réalistes et échantillonner un groupe de 20 ou 30 vapoteurs.
On est en train de préparer les protocoles à l’heure actuelle. Dans les prochains jours on va certainement lancer une campagne de financement participatif.
La précédente a remporté un franc succès, et comme vous le savez a débouché sur des résultats très importants et je pense qu’on va voir des changements intéressants dans l’industrie de l’e-cig, dans les processus de production des liquides grâce à cette étude.
On espère que la prochaine campagne de financement va remporter autant de succès. Je pense que mesurer les températures pendant la vape est un domaine de recherche excitant et que c’est le domaine le plus crucial en termes de sûreté.
Encore une fois nous ne faisons pas de la recherche pour faire interdire quoi que ce soit, mais je pense que cette recherche est importante pour les vapoteurs afin de prendre des décisions informées à propos de leur manière de vaper.
Par exemple pour le moment on ne sait pas quelles sont les interactions entre température, puissance, et durée de la bouffée. Il y a des gens qui ont peut-être peur d’utiliser des puissances plus élevées donc ils vapent à des puissances faibles mais ils prennent des bouffées très longues. Et on n’est pas sûrs si c’est réellement mieux que des puissances plus élevées avec des bouffées plus courtes. Ce qui est généralement le cas.

G : Oui, et pour l’utilisateur quand on fume une cigarette on prend souvent des bouffées plutôt courtes et on a un vrai hit, donc c’est pour ça que les gens utilisent des puissances élevées et des bouffées plus courtes, pour obtenir un peu la même sensation. Parce que quand les gens commencent à vaper, les premiers jours on leur dit toujours « il faut tirer plus longtemps dessus si tu veux avoir un gros hit » et des fois ça peut les éloigner de la vape. Donc c’est un point très intéressant.

KF : Je peux vous donner quelques résultats préliminaires de cette recherche, qui vérifient exactement ce que vous dites. On voit un très long délai entre l’activation de l’appareil et l’élévation de la température.
Et c’est pourquoi quand on fume, au moment où on prend la bouffée on a immédiatement la fumée chaude qui arrive parce que la cigarette est toujours en train de brûler. Avec les e-cigs on sait que l’appareil est inactif entre chaque utilisation donc on voit qu’il y a un très gros délai entre l’activation de l’appareil et l’élévation de température. Et ce délai se raccourcit plus on envoie de puissance dans l’atomiseur.
Donc on voit des résultats très intéressants à partir de ça, et ça nous donne de nouvelles idées pour améliorer la vape, tout en la rendant plus sûre.
Donc on a plein d’idées, on travaille actuellement sur ces expériences. Jusqu’à maintenant on paye nous-mêmes mais on espère que la campagne de financement participatif sera un succès. Et on va élargir cela car on a aussi besoin de faire l’étude clinique comme je l’ai déjà dit. Mais plus important on veut dupliquer ces conditions réalistes en laboratoire et mesurer le niveau de toxines que le vapoteur absorbe. Par exemple le formaldéhyde, l’acétaldéhyde etc.

G : En parlant des e-liquides, vous avez fait une étude sur les arômes, et les résultats ont été… pas inacceptables, mais assez négativement surprenants.
Pouvez-vous nous en dire un peu plus a ce sujet ?

KF : Oui, je suis d’accord avec vous, j’ai été moi même plutôt surpris avec les résultats. Nous connaissions en effet les problèmes relatif aux liquides contenant du diacétyle depuis 2008 mais le vrai débat s’est ouvert en 2010. C’est donc il y a 4 ans déjà que le problème était connu de tous. Mais il semble qu’il y ait un gros problème avec les arômes sucrés en particulier. À ce propos, je me dois de clarifier ce point : lorsque nous avions rapporté un pourcentage de 74% d’échantillons positifs au diacétyle, nous ne parlions que des arômes sucrés.
Ça doit être clarifié car beaucoup de gens croient que 74 % de tous les e-liquides sur le marché pourraient contenir du diacétyle. Non ! Nous avons spécifiquement évalué les arômes sucrés, car il était les plus susceptibles de contenir du diacétyle et de l’acétyle propionyle. Donc le pourcentage que nous rapportons concerne les arômes sucrés. Ils peuvent être présents dans d’autres types d’arômes, mais les niveaux seront bien plus faibles, la prévalence sera bien plus faible comparés aux arômes sucrés qui sont les plus suspects.
Ce point est clarifié sur le résumé de l’étude et il sera présent, bien sur, dans la publication finale qui sera présentée dans quelques semaines, si tout va bien.
C’est important de clarifier ça pour les consommateurs, qui pourraient croire autrement que 74% de la totalité des liquides est concernée par ce problème.

G : Oui, c’est ce que beaucoup de personnes m’ont dit. Ils pensaient que c’était le cas et je leur disais « je suis pas sûr, il me semble que ce n’est que les arômes sucrés, si j’ai bien compris ». Je n’étais moi-même pas sûr, pour tout te dire. Merci donc de clarifier ça ici.

KF : Et bien sûr les arômes sucrés sont très très populaires !

G : Absolument ! Je suis le premier à aimer ça, je suis un accro des fruités, je ne vape pas d’arômes tabac, c’est très bien les fruits. Il y a beaucoup de choix dans les « custards » aussi, qui sont encore bien plus sucrés. Mais déjà les fruités contiennent pas mal d’arômes sucrés en général.
Le problème, c’est que je pensais que lorsqu’un vendeur d’arômes disait qu’il n’y avait pas de diacétyle dedans, c’était vrai. Mais nous avons constaté, que même eux ne savent pas vraiment en réalité, car ils ne fabriquent pas toujours ces arômes.

KF : Oui, vous avez raison en effet. Je n’ai pas blâmé ces vendeurs pour avoir menti, car je pense qu’ils ne savaient pas. Et la raison pour laquelle ils ne savaient pas, mais ça nous devons admettre que c’est bien leur erreur, c’est que comme vous le savez, les vendeurs d’e-liquides ne produisent pas leur propre arômes.
Ils ont des fournisseurs qui leur vendent. Donc ce qu’ils ont fait, c’est qu’ils ont demandé à ces fournisseurs si leurs arômes contenaient du diacétyle et se sont contentés d’une réponse orale, ou d’un e-mail, et n’ont pas spécifiquement demandé des résultats de tests. C’est de là que le problème vient. Les fournisseurs eux même ont fourni des informations incorrectes, et vous savez, c’est très facile pour un arôme alimentaire de contenir ce diacétyle, car c’est légal.

G : Oui, pour manger.

KF : Oui, et c’est inoffensif quand on le mange. C’est pour ça qu’ils ne sont pas très regardant sur le fait que leurs produits contiennent, ou pas, du diacétyle.
Le problème, tel qu’on l’a exprimé dans l’article, c’est qu’il n’y a aucune industrie spécialisée dans l’inhalation des arômes. Donc pour le moment, il y a un mélange entre les arômes alimentaires et ceux utilisés pour l’e-cigarette mais nous n’avons pas tellement le choix pour le moment, il n’y a pas d’autre alternative que d’utiliser des arômes alimentaire approuvés.
En revanche, je pense que dans le futur nous allons voir se développer une industrie spécialisée dans l’inhalation des arômes…

G : Ça serait bien…

KF : … qui permettra également… Vous savez ça va prendre des années, soyons honnêtes !

G : … Oh oui.

KF : …ce n’est pas quelque chose qui va avoir lieu demain. Car même pour toutes ces produits approuvés en usage alimentaire, ils ont été testés pendant 15, 20 ans comme vous le savez, avant d’être sûrs qu’ils sont sans danger. Donc, ce n’est pas quelque chose que l’on peut faire d’ici l’année prochaine ou d’ici deux ans. Cela va prendre du temps, ça va se faire progressivement. Mais je pense (et le plus tôt sera le mieux) que nous allons nous orienter vers une industrie spécifique aux arômes inhalés dédiés à la cigarette électronique.

G : Et puisque nous parlons de liquides, qu’en est-il des extraits de tabac comme le macérat de tabac ou des choses comme ça. Que pensez-vous de ces arômes ?

KF : En premier lieu, les consommateurs, les vapoteurs devraient savoir que ce ne sont pas des ingrédients approuvés pour un usage alimentaire… Parce que j’ai vu de nombreuses sociétés dire qu’elles utilisent des arômes alimentaires, alors qu’elles utilisent aussi de l’extrait de tabac. L’extrait de tabac n’a jamais été autorisé en usage alimentaire. Les vapoteurs devraient savoir cela.
Maintenant, il y a deux types d’extraits : l’un est l’extrait produit industriellement appelé généralement extrait de tabac ou macérat de tabac et nous avons aussi ce qui est appelé l’extrait naturel de tabac qui est préparé avec des méthodes faites maison.
Je veux dire, les fabricants prennent eux-mêmes des feuilles de tabac séchées et ils font une extraction des arômes, généralement à l’alcool, eau-alcool ou autre processus qu’ils connaissent, afin d’obtenir les arômes des feuilles de tabac.
J’accepte qu’ils ont probablement un goût plus réaliste, plus proche des cigarettes comparé au reste. C’est presque certain que ça va entraîner un risque plus important pour les utilisateurs comparé aux arômes alimentaires.
Cependant il semble que c’est toujours bien bien mieux comparé à la fumée de tabac, et la raison est simplement que, bien que vous ayez quelques substances qui proviennent des feuilles de tabac, vous n’avez aucune combustion avec l’e-cigarette. Et les températures en jeu sont bien plus faibles.
Donc vous n’avez pas tous les produits de combustion qui sont présents dans la fumée de tabac et qui ne seront pas présents dans la vapeur d’e-cig malgré le fait que vous utilisiez des extraits de tabac dans le liquide.
Dans l’étude de cytotoxicité que nous avons réalisée, nous avons trouvé que les échantillons avec extraits de tabac étaient plus toxiques que les autres, mais par contre ils étaient largement moins toxiques que la fumée de cigarette.
Nous avons aussi fait une étude chimique en analysant quelques carcinogènes dérivés du tabac, et pour vous dire la vérité dans la plupart des cas nous n’en avons trouvé aucun, même dans les liquides produits à partir d’extraits naturels de tabac.
Bien sûr nous ne testons la présence que de 10-12 substances, il y en a beaucoup plus que nous devrions tester, mais déjà ça montre que c’est bien mieux que la fumée de tabac.
Donc oui, ça peut entraîner un risque plus important pour l’utilisateur, mais le niveau de risque reste beaucoup beaucoup plus bas comparé au tabac fumé.
Et les utilisateurs devraient savoir cela.

G : Tout à fait. Dernière question sur les liquides : arômes naturels ou artificiels ? J’ai entendu un pharmacien dire que les arômes naturels n’étaient pas une bonne idée. Car les molécules étaient plus grosses et susceptibles de poser des problèmes dans les poumons. Que pouvez vous nous en dire ?

KF : Je suis surpris que vous ayez trouvé un pharmacien disant cela. La plupart des gens que j’ai entendu disent le contraire mais je pense qu’il avait raison. Je ne suis pas favorable à l’utilisation d’arômes naturels. La raison en est simple : quand vous faites un extrait naturel, vous extrayez beaucoup d’autres produits que les arômes. Ces substances peuvent être très bonnes à ingérer mais elles n’ont pas été faites , et ne sont pas présentes dans la nature, pour être inhalées.
Ainsi, cela ne signifie pas que cela puisse être dangereux. Mais nous n’avons pas de connaissances à ce titre. Et cela signifie que nous sommes exposés à plus de produits chimiques. Et des produits qui ne contribuent pas aux arômes mais auxquels nous restons exposés. Et nous ne connaissons pas le niveau de risque associé à cette exposition. A l’inverse quand vous fabriquez artificiellement un arôme naturel, la différence est que vous utilisez la seule substance qui contribue à l’arôme – pour la vanille, par exemple, c’est la vanilline – mais vous n’obtenez pas la vanilline en l’extrayant de la plante de vanille, mais en la produisant synthétiquement en laboratoire.

G : Oui

KF : Donc quand vous produisez synthétiquement de la vanilline vous obtenez de la vanilline très pure, et ce sera en réalité la seule substance à laquelle vous serez exposé. Et c’est la substance qui donne l’arôme. Si vous faites une extraction naturelle de vanilline, vous obtiendrez de la vanilline et une multitude d’autres composés chimiques.

G : Oui, car vous savez tout le monde dit que le naturel est meilleur. « Naturel ici, naturel là… » Ce devrait être meilleur…

KF : Oui, c’est très bien dans la nourriture. Vous l’utilisez pour vos desserts, votre café, vos préparations culinaires… Oui, mais ce sont des composés qui ont été produits en vue d’être mangés. Ce pourquoi ils sont présents dans la nature. Ils n’ont pas été mis là pour être chauffés et inhalés.
Donc je dis seulement que les extraits naturels comprendront beaucoup plus de composés chimiques que les arômes produits de façon synthétique et que nous ne savons pas – je n’affirme pas qu’ils sont dangereux mais juste que nous ne savons pas – s’ils sont ou non dangereux. Donc vous êtes exposés à beaucoup plus de produits indéterminés.

G : Vous savez, il y a certains arômes qui, quand vous les vapotez, encrassent la résistance beaucoup plus vite que d’autres. On dit souvent que ce sont les sucres – non que l’on ajoute du sucre – mais que ce sont les sucres du liquide qui encrassent les résistances. Que pouvez vous en dire ? Pourquoi avec certains arômes une résistance ne dure que deux jours et avec d’autres un mois et demi ? Qu’est ce qui produit ce phénomène ?

KF : Et bien, il semble bien que la plupart des résidus qui s’accumulent dans les mèches et les résistances proviennent des arômes. Vous devez comprendre que certains de ces résidus proviennent aussi de la poussière dans l’environnement. Car quand vous tirez une bouffée comme vous le faites maintenant, vous aspirez de l’air environnemental dans l’atomiseur. Et celui ci contient de la poussière que bien sûr nous ne voyons pas car les particules sont très petites, mais elles sont bien présentes. Et beaucoup d’entre elles restent probablement sur la résistance et y brûlent et c’est pourquoi elle noircit. De plus, il y a certains produits aromatiques qui peuvent par exemple présenter un point d’ébullition plus élevé et ne se diffusent pas dans la vapeur de la même façon que les ingrédients de base du e-liquide. C’est pourquoi ils stagnent dans la mèche et la résistance, sont chauffés de façon répétée à chaque activation de l’e-cigarette et c’est pourquoi vous obtenez ces résidus. Bien sûr je ne suis pas informé de recherches systématiques effectuées sur ce que contiennent ces résidus, mais je suis informé, comme vous le dites, que certains arômes produisent plus de résidus et d’autres moins. Probablement des composés chimiques des arômes eux-mêmes. Quand vous utilisez un liquide non parfumé, vous savez, la résistance peut durer longtemps. Ainsi que la mèche. Et vous n’obtenez pas tant de résidus. Cela vient le plus probablement de certains composés aromatiques.

G : Que dites vous aux politiciens, tous les gouvernements, qui répètent qu’il n’y a pas de preuve, qu’il n’y a pas assez de données, que bla bla bla… en fait vous avez écrit, vous avez signé, une lettre je pense avec 53 ou 56 autres scientifiques autour du monde.
Que dites vous ? C’est comme s’ils ne les voient pas, ils ne veulent pas les voir, ils ne veulent pas entendre parler des études. Parce qu’elles existent mais ils les ignorent. Que dites vous de ça ?

KF : Tout d’abord je peux vous assurer qu’ils ne les ignorent pas. Ils disent qu’elles n’existent pas mais ils savent très bien qu’elles existent.
Tout d’abord quand vous êtes un scientifique et que vous dites, après que les e-cigarettes existent depuis toutes ces années, on ne sait pas ce qu’il y a dedans, alors il y a quelque chose qui ne va pas avec votre « science », parce que si ça vous prend 5 ou 6 années pour comprendre ce qu’il y a dedans ou pour avoir une quelconque preuve de ce qu’il y a dedans, alors il y a quelques chose qui ne va pas avec vous, pas avec le produit. Et ce serait votre erreur si vous ne saviez pas encore ce qu’il y a dedans.
Bien sûr on ne sait pas encore tout. Mais on sait plutôt beaucoup de choses. En particulier à partir de les analyses chimiques, qui bien sûr, j’insiste, doivent être étendues, et nos dernières études sur le diacétyle prouvent que nous devons étendre la recherche et nos connaissances mais bien sûr nous somme loin de dire que nous ne savons pas ou qu’il n’y a pas de preuves.
Vous savez, ce n’est pas un cas où on ne tient pas compte des données, c’est un cas où ils expriment une opinion qui colle à leurs propres objectifs.

G : Bien sûr

KF : Et c’est la vérité. Et l’objectif est de restreindre l’usage de l’e-cigarette.
Je ne veux pas dire s’ils le font exprès ou par ignorance, mais je peux dire qu’ils ont juste tort, premièrement. Deuxièmement ils font une erreur en traitant l’e-cigarette de façon similaire à la cigarette de tabac. Et c’est une erreur fondamentale. Parce que, même si les cigarettes de tabac on été développées pour qu’un non-fumeur devienne un fumeur et de n’apporter aucun avantage à personne, ou à aucun groupe de la société, l’e-cigarette a été développée pour apporter un avantage à un groupe spécifique de la société qui sont les fumeurs.
Donc vous avez un produit qui, nous le pensons, sera bénéfique à la santé de quelqu’un qui adopte son usage au lieu de fumer. Donc, fondé là-dessus, il est complètement irresponsable de traiter l’e-cigarette de la même façon que la cigarette de tabac. Ce n’est pas seulement une nouvel usage qui a été développé, et on veut que tout le monde adopte ce nouvel usage. C’est un produit qui a été développé pour remplacer un produit très dangereux.

G : Que nous savons qu’il l’est.

KF : C’est complètement différent de l’histoire de la cigarette de tabac. Et quand je vois des opinions, faire la comparaison, avec la façon dont l’industrie de la cigarette de tabac s’est étendue dans les décennies passées, et que maintenant ils pensent que la même chose arrive avec l’e-cigarette, ils ne comprennent simplement pas le sujet !

G : Oui

KF : Ca n’a aucun rapport avec la cigarette de tabac. À part utiliser le terme « cigarette » dans l’acronyme, vous savez, le nom.

G : Oui

KF : Et c’est, vous savez, un tabou pour certaines personnes.

G : Eh bien pour moi…

KF : Mais la science, la science ne marche pas avec des tabous, et ne marche pas avec des idéologies, et la pire des choses qui arrive en ce moment c’est qu’on voit des scientifiques déformer des preuves scientifiques à cause de problèmes idéologiques. Le scientifique n’a pas à avoir des problèmes idéologiques quand il approche l’e-cigarette en tant que produit. Peut-être que c’est le travail du politicien d’avoir des problèmes idéologiques. Mais en tant que scientifique vous devriez retirer toute idéologie quand vous parlez de science. C’est aussi simple que cela.

G : Oui parce que c’est factuel.

KF : Tout à fait. Vous savez l’idéologie va résulter en déformation, mauvais représentation, désinformation du consommateur et les consommateurs, fumeurs et vapoteurs, ne sont pas des scientifiques et ne peuvent pas le devenir du jour au lendemain, donc il risquent d’être leurrés par ce qu’ils entendent, et j’ai vu des vapoteurs abandonner l’e-cigarette et recommencer à fumer parce qu’ils ont entendu quelqu’un dire que les e-cigarettes émettent des substances cancérigènes, et je connais beaucoup de fumeurs…

G : …vous allez avoir de l’eau dans vos poumons, et…

KF : …oui, oui, et beaucoup de fumeurs ont été découragés d’utiliser l’e-cigarette à cause de ce qu’ils ont entendu. Et je pense qu’il y a une responsabilité éthique de ces gens et ils devraient être tenus responsables de désinformer le public et d’avoir de tels résultats.
C’est mon opinion.

G : Ici au Québec et même partout au Canada, ce qui est en train de se passer, c’est qu’à Toronto, ils veulent interdire l’e-cig dans les endroits publics. C’est ce qu’ils essaient de faire en ce moment mais partout au Canada, particulièrement au Québec (c’est là que je vis), je peux vous dire que le département Santé au Québec, ils ont un beau document qui dit : « C’est une porte d’entrée vers le tabac ».

KF : Oui mais ils ne peuvent par fournir la moindre preuve.

G : Oui, ils disent qu’ils n’ont pas de preuve et bien sûr, c’est ridicule. Quand vous vapotez, vous savez que c’est ridicule de dire que si je sors avec ceci [montre une box] et que j’en prends une grosse bouffée, il y a quelqu’un de l’autre côté de la rue qui va se dire : « Oh il faut que j’aille acheter un paquet de cigarettes et commencer à fumer ». C’est ridicule.

KF : Haha, ce n’est pas de la science !
Je vais vous dire une chose. Il n’y a pas une seule observation qui montre un non-fumeur devenant un vapoteur régulier et qui après passerait de l’e-cigarette au tabac. Pas une seule observation ! Parce que « porte d’entrée », c’est ça que ça veut dire. Ça veut dire qu’un non-fumeur devient un vapoteur régulier – c’est très important car n’importe qui peut essayer une fois une e-cigarette. Si vous essayez une fois une e-cigarette et, un an plus tard, vous devenez un fumeur, ça ne signifie pas que l’e-cigarette a fait de vous un fumeur, si vous l’avez essayé une fois. Non, il faudrait passer de non-fumeur à vapoteur régulier et après, à fumeur. Pas un seul cas de cela n’a été observé. Donc l’hypothèse « porte entrée vers le tabac » n’est rien de plus qu’une hypothèse, et toutes les preuves excluent cette hypothèse.

G : Qu’en est-il des femmes enceintes ? Que pensez-vous de cela ? Nous ne sommes pas médecins, nous ne pouvons pas dire : « Vous devriez faire ceci, vous ne devriez pas faire cela ». Nous ne pouvons pas affirmer grand chose à ce sujet mais personnellement, quand je vois une femme enceinte et elle me dit : « Je fume et j’aimerais vapoter au lieu de fumer parce que je suis enceinte ». Je dis toujours : « Si vous n’arrivez pas à arrêter de fumer, bien sûr, passez à l’e-cigarette mais le mieux serait de, j’imagine, de ne faire aucun des deux mais bien sûr nous ne vivons pas dans un monde idéal ».
Que pensez-vous des femmes enceintes qui vapotent ?

KF : Je pense que, bien que nous n’ayons aucune preuve dans un sens comme dans l’autre, on sait que fumer fait des dégâts, on sait qu’il est dit que la nicotine est un risque pour le fœtus. Ceci dit, en se basant sur le sens commun et sans donner des conseil spécifique, je peux dire que vapoter est nettement préférable que fumer, bien que je pense que c’est encore plus important pour les femmes enceintes de renoncer aux deux, au moins pendant la grossesse. Mais vous savez, c’est la situation idéale, comme vous l’avez dit, c’est même l’idéal pour tout le monde mais je suggérerais, euh, j’ai tendance à croire, même s’il n’y a pas de preuve stricte, que la vape est nettement préférable au tabac durant la grossesse.

G : Particulièrement si c’est sans nicotine.

KF : Encore mieux, oui mais je pense qu’elles devraient essayer, autant qu’elles le peuvent, de renoncer aux deux, au moins pendant la grossesse.

G : Je pensais à une chose pendant que vous parliez. Beaucoup de gens disent (bien sûr, c’est de la désinformation) : « Vous allez avoir de l’eau dans vos poumons parce que c’est de la vapeur d’eau », ce que ce n’est pas d’ailleurs.

KF : Quel serait le problème avec la vapeur d’eau ? Pourquoi auriez-vous de l’eau dans vos poumons si c’était de la vapeur d’eau ?
Donc quand vous respirez tout près d’une bouilloire qui bout, vous allez quoi ? Vous noyer ?

G : C’est ça la question, merci.

KF : Jean-Philippe, je crois que ceci ne mérite pas d’être discuté. C’est une grosse blague et ça devrait être traité comme tel. D’abord, aucun scientifique ne prétend cela. Même les plus opposés à l’e-cigarette n’ont jamais prétendu que l’e-cigarette provoquerait une accumulation d’eau dans les poumons, parce qu’ils savent comment les poumons fonctionnent. En réalité, si vous allez dans un hôpital, vous verrez des personnes traitées avec de l’oxygène. L’oxygène passe dans de l’eau. La raison, c’est que l’air sec est dangereux pour les poumons. L’air doit être humide quand il entre dans les poumons. De ce fait, la vapeur d’eau est bénéfique pour les poumons. En réalité, elle ne s’accumule pas ; elle ne vous noiera pas et ne vous tuera pas. C’est une grosse blague et vous n’entendrez jamais un scientifique dire ça même si il est totalement opposé à l’e-cigarette. C’est totalement ridicule et ça doit être traité comme blague, rien de plus.

G : Avez-vous eu des retours à propos de la lettre envoyée à l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé ? Avez-vous des retours de leur part ?

KF : Le retour, c’est : « Nous avons reçu votre lettre ». C’est la réponse qu’on a reçue. En fait, laissez-moi vous dire que nous avons envoyé 2 lettres. Après notre lettre répondant au rapport de Glantz, qui a récolté cent vingt et quelques signatures, ils [l’équipe Glantz] ont envoyé une lettre à l’OMS, disant : non, l’e-cigarette est dangereuse, etc. Et ils ont fourni des « preuves » scientifiques qui, de nouveau, ne sont pas scientifiquement recevables. C’est pourquoi nous avons préparé la lettre suivante, dans laquelle nous avons repris toutes les références mentionnées par Glantz, et nous avons expliqué à l’OMS pourquoi les conclusions étaient complètement différentes de celles présentées par Glantz. Donc nous avons envoyé cette seconde lettre et nous avons reçu une réponse de l’OMS, du bureau de la Directrice, Margaret Chan, disant : « Nous avons reçu vos 2 lettres ». Et c’est tout.
Cependant, après la 1ère lettre, l’OMS a quelque peu changé sa position sur l’e-cigarette. Ils ont dit : « Nous sommes en train d’étudier plus avant l’e-cigarette, toutes les preuves, nous rassemblons les preuves, nous essayons de voir ce qu’il en est vraiment », etc etc. Alors qu’avant cela, ils étaient très négatifs quant à l’e-cigarette. Maintenant, bien sûr, je ne crois pas que, d’un coup, ils aient complètement modifié leur attitude mais… euh… ils commencent à penser : « On ne devrait pas se presser autant ». Espérons-le ! On va voir…

G : Pouvez-vous nous dire, pour ceux qui veulent suivre ce que vous faites, votre travail, en plus de Facebook, quel est votre site ? Où peut-on vous trouver, suivre ce que vous faites ?

KF : Oui, c’est le blog sur lequel j’écris des commentaires. Pas à propos de mes recherches mais bien à propos de toutes recherches publiées sur l’e-cigarette. C’est http://www.ecigarette-research.com/ . Et vous y trouverez des commentaires, des analyses à propos de toute étude publiée sur l’e-cigarette. Pas seulement mes études mais aussi des études d’autres groupes de chercheurs. Je critique, je présente des résultats dans un langage facile à comprendre, en limitant le jargon, en essayant de rendre tout ça plus simple pour le lecteur moyen, non expert. J’espère qu’en cela, je réussis.

La raison, c’est que nous voulons propager toute information, qu’elle soit positive ou négative vis à vis de l’e-cigarette. Parce que je pense qu’on devrait savoir et comprendre tout, y compris les aspects négatifs. Et vous savez, ma dernière étude était en réalité négative pour l’e-cigarette. Bien que, de nouveau, elle confirme que l’e-cigarette est de loin moins toxique que le tabac, nous avons détecté un risque évitable. Nous pensons qu’un risque évitable devrait être évité au bout du compte. Et ça rendra l’e-cigarette beaucoup plus sûre qu’elle ne l’est maintenant. Donc, je pense que, même si cette étude est en réalité positive, elle présente une découverte négative pour l’e-cigarette. Et je suis convaincu qu’on ne doit cacher aucun fait que nous découvrons. Notre job, ce n’est pas présenter uniquement les aspects positifs mais aussi les aspects négatifs. Particulièrement quand quelque chose peut être amélioré, il est de toute première importance, non seulement de présenter la découverte, mais aussi de suggérer des solutions.
Et c’est la façon dont nous travaillons. Je pense que tout usager a le droit de savoir. Ou tout usager potentiel, le fumeur, a le droit de savoir le niveau de risques encouru, comparé au tabagisme. Comparé au tabagisme (je veux insister là-dessus). C’est cela que nous présentons.

Je ne prétends jamais que l’e-cigarette est absolument sans risque. Si je prétendais cela, je prétendrais alors que tout le monde pourrait se mettre à l’e-cigarette sans problème.
Je m’attends à ce que des risques résiduels, très petits à mon sens, puissent subsister et nous travaillons à la quantification des risques et à trouver des moyens d’améliorer encore davantage la sécurité de l’e-cigarette.

G : Juste avant de vous laisser, j’ai encore 2 questions pour vous. L’une a été posée par un de mes bons amis et je me demandais la même chose : quand on expire la vapeur et que nos enfants sont tout près (j’ai une fille de 5 ans), quand on expire la vapeur à côté d’eux, pensez-vous qu’il y a quelque chose de toxique pour eux ?

KF : Vous savez, il pourrait y avoir des substances toxiques parce que nous savons que certaines substances toxiques sont présentes dans la vapeur. Cependant ça dépend avec quoi vous comparez ça. Je vous donne un exemple. Asseoir l’enfant près de la mère quand elle cuisine, c’est probablement exposer l’enfant à plus de substances dangereuses que si vous asseyez l’enfant à côté d’un vapoteur.

G : OK

KF : Je ne dis pas cependant que c’est absolument sans risque ou pas toxique du tout, que c’est de la vapeur d’eau, etc. Ceci dit, il y a une étude de Goniewicz qui a découvert que ça émet de la nicotine et aucune autre substance que la nicotine. Et aussi notre propre étude a…

G : Et des petites quantités, des traces…

KF : Oui, des traces. Je dois dire que la nicotine, que l’exposition indirecte à la nicotine, n’a jamais été un problème avec la cigarette traditionnelle. Il n’a jamais été prouvé que ça causait, soit de la dépendance, soit des problèmes de santé. Et les problèmes causés par le tabagisme passif n’ont jamais été des problèmes d’exposition à la nicotine, parce que les quantités sont négligeables, même avec la cigarette traditionnelle. Donc pas seulement avec la cigarette électronique ou le taux est beaucoup plus bas. Même avec la cigarette traditionnelle. l’exposition indirecte à la nicotine n’a jamais été un problème.

OK, vous pouvez détecter de la cotinine dans l’urine mais en réalité, personne n’aura un problème de santé en respirant de la nicotine qui est dans l’air, venant de cigarettes traditionnelles ou d’e-cigarettes.
Ce sont les substances de combustion qui causent les problèmes du tabagisme passif. Et nous savons qu’avec l’e-cigarette, les substances dégagées sont presque à zéro dans l’environnement.
Peut-être l’usager est exposé à certaines d’entre elles mais elles ne sont pas détectables dans l’environnement.
Donc je ne dis pas que c’est totalement sans risque mais je vous donne le niveau de risque et vous décidez ce qu’il faut faire. Il n’y a pas de preuve que quelqu’un puisse endommager sa santé en étant à côté d’un vapoteur en train de vapoter. Il n’y a pas de preuve de cela. Le plus probable et qu’il n’y ait aucun préjudice ou alors un préjudice tellement mineur qu’il est non mesurable ou extrêmement faible.

G : C’est peut-être plus mauvais de manger chez Mc Donald ?

KF : Je vous le dis. C’est plus mauvais d’être dans la cuisine quand quelqu’un cuisine, particulièrement quand c’est une friture. Vous êtes alors exposé à beaucoup plus de substances de combustion que quand quelqu’un vapote à vos côtés. C’est la vérité. C’est la réalité.
Mais vous ne vous empêchez pas de cuisiner à la maison. Vous cuisinez. Il faut. C’est plus une question de choix personnels mais je vous le dis : les niveaux d’exposition ne peuvent pas être comparés à ceux de la cigarette traditionnelle.

G : Quel est votre avis sur la limitation du taux de nicotine dans les e-liquides ? Pensez-vous que des personnes ont besoin de 50mg pour arrêter de fumer ? Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

KF : Je suppose que vous connaissez ma réponse parce que je me suis battu intensément contre la limite annoncée par l’Union Européenne dans la dernière directive des produits du tabac. Plus spécifiquement, j’ai envoyé une lettre qui a été suivie par une autre, signée par de nombreux experts et dans laquelle nous avons essayé de leur expliquer pourquoi ils ont mal interprété mon étude sur les taux de nicotine. Je leur ai expliqué que j’y analysais la présence de nicotine dans la vapeur et non pas la nicotine absorbée par le vapoteur. Et mon étude ultérieure montrait que, bien que le taux de nicotine peut-être le même que dans la fumée de cigarette, 1/3 en moins est absorbé. Non, on absorbe 3 fois moins de nicotine dans l’organisme. Parce que c’est ce qui est absorbé qui compte, pas toute la nicotine contenue dans la vapeur.
Donc vous savez que je ne suis pas favorable à l’imposition de limites. Ils peuvent imposer des limites par sécurité, pour éviter des mauvais usages. Par exemple quelqu’un pourrait accidentellement boire l’e-liquide ou en avoir sur la peau. Mais je peux vous dire : pour une énorme variété d’autres produits, pourtant très à risques, des limites de quantité ne sont pas imposées. Par exemple l’eau de javel, par exemple les lessives, par exemple beaucoup beaucoup de produits d’entretien, produits cosmétiques, médicaments. Vous savez, si vous prenez 30 comprimés de paracétamol, vous allez mourir. Pas seulement vous : 3 personnes pourraient mourir de 30 comprimés de paracétamol si chacun en prend 10. Pourtant la quantité n’est pas limitée dans les paquets de paracétamol. Ce n’est pas limité à 10 comprimés par boîte ou moins, juste parce que 30 comprimés pourraient tuer quelques personnes. Vous savez, ça n’a aucun sens. On ne limite pas la vitesse des voitures à 60 km/h parce que au-delà de 60 on a plus de chances de tuer quelqu’un dans un accident. Non, on reçoit le conseil de comment utiliser la voiture, on sait, on est éduqué à ce sujet, mais on a la possibilité de conduire à 150 km/h.
Donc je ne comprends pas pourquoi de telles restrictions devraient être imposées aux e-liquides et encore moins quand je suis sûr que ça va empêcher beaucoup de fumeurs de passer à l’e-cig. Car étant donné les taux de nicotine que nous avons trouvé dans la plasma – et vous savez que pour la 1ère fois, nous avons utilisé un dispositif de nouvelle génération, nous avons vu que la vitesse d’absorption est très basse. De ce fait, il a des personnes qui ont besoin de taux bien plus hauts que les 18 ou 24 mg par ml qui sont habituellement disponibles. Et certainement plus haut que les 20 mg qui vont être la limite dans l’Union Européenne à partir de 2016. Il y a beaucoup de fumeurs qui ont besoin de beaucoup plus de nicotine. En fait, ils ne peuvent pas l’absorber. Ils ne peuvent pas l’absorber assez rapidement sauf s’ils utilisent un très haut taux de nicotine dans leur e-liquide.
Bien sûr le problème avec les e-liquides, c’est que le hit dans la gorge sera très fort quand vous vapez à un très haut taux de nicotine.

G : C’est ce que j’allais demander car ici, les médecins disent, par exemple : « Après 10mg, si ce n’est pas assez, vous devriez prendre 20mg, pas plus parce que votre gorge va être, va être… »

KF : Certaines personnes peuvent supporter ça. D’autres non. Malheureusement, avec la cigarette traditionnelle…

G : Oui mais ils disent : « Utilisez-la avec un patch »

KF : Oui, c’est une idée.

G : C’est ce que nous entendons beaucoup de la part des médecins, du moins ici au Québec.

KF : Je pense que c’est une très bonne idée bien qu’il faille être un peu prudent avec ça parce que vous prenez de la nicotine à partir de 2 sources différentes. Il faut être prudent pour ne pas surdoser. Mais je pense que ça ne va pas régler le problème parce que je pense que c’est surtout un problème de vitesse d’absorption. Parce que au bout du compte vous atteindrez la quantité de nicotine que vous obtenez en fumant mais avec la vape, ça prend beaucoup plus de temps. Ainsi les quantités dans le plasma après avoir fumé une cigarette pendant 5 minutes sont égales aux quantités après avoir vapoté à 9 watts pendant 35 minutes. Donc ça prend 35 minutes pour attendre les quantités qu’on atteint en 5 minutes avec la cigarette traditionnelle.

G : 18 mg ?

KF : Oui, un liquide à 18 mg. Nous avons aussi testé ça et en réalité il contenait 17,7mg. Donc c’était assez juste. 18, c’était l’étiquette.

Donc, en réalité, vous avez besoin… En fait, si vous voulez la rapidité vous avez besoin d’un taux plus haut de nicotine. Le problème est que dans les cigarettes traditionnelles, il y a des substances qui agissent comme des anesthésiants locaux sur la gorge et réduisent l’irritation. Malheureusement, nous n’avons pas ça dans les e-liquides mais si quelqu’un peut supporter le hit dans la gorge, venant de la nicotine ou, par exemple peut éviter l’usage de PG et utiliser seulement de la VG dans l’e-liquide, avec un taux élevé de nicotine, alors pourquoi ne pas permettre ça si ça permet de ne plus fumer ? Je ne comprends pas ça. Les gens devraient pouvoir avoir le choix.

G : Et bien Docteur, un grand merci pour votre temps. Je sais que vous êtes toujours occupé. Il est tard maintenant pour vous. Je vous souhaite une très bonne nuit, de doux rêves et j’espère que nous nous rencontrerons de nouveau pour discuter et j’espère que je vous rencontrerai un jour en personne.
Donc merci beaucoup beaucoup et j’espère qu’on vous reverra bientôt.

KF : C’était un plaisir. Mes meilleures pensées à la communauté des vapoteurs canadiens et à mon ami David Sweanor qui est professeur de droit à l’Université d’Ottawa et un grand défenseur de l’e-cigarette, sous l’angle du droit.
Je vous souhaite bonne chance parce que j’entends que vous avez de gros problèmes avec vos vacances et, au cas où vous avez besoin d’aide, dans une perspective scientifique de défense de l’e-cigarette, vous connaissez les personnes qui les personnes qui se basent sur des preuves strictement scientifiques.

G : Très bien. Merci beaucoup. Au revoir.

KF : Au revoir.

Un grand merci aux rédacteurs et traducteurs.